<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119</id><updated>2012-01-22T11:00:30.074-08:00</updated><category term='nouvelles'/><category term='rêves'/><category term='US of A'/><category term='montagne'/><category term='english'/><category term='actualité'/><category term='Japon'/><category term='castellano'/><category term='micro-relatos'/><category term='voyages'/><category term='autres/otros'/><category term='letra/poesia'/><category term='comic'/><category term='véto'/><category term='français'/><category term='sud-est asiatique'/><category term='Delphine'/><title type='text'>l'écrire avant de l'oublier...</title><subtitle type='html'>&lt;i&gt;quelques idées, quelques images, beaucoup de mots, un peu de moi...&lt;/i&gt;</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>37</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-6996717232714112654</id><published>2012-01-22T11:00:00.000-08:00</published><updated>2012-01-22T11:00:30.085-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actualité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autres/otros'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>L’écrire avant de l’oublier...</title><content type='html'>&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: 'Bookman Old Style', serif;"&gt;&lt;span style="line-height: 18px;"&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Depuis le début de cette année 2012, je prends le métro plusieurs fois par semaine alors que je ne le faisais plus depuis longtemps. Du coup, ça fait maintenant trois semaines que je retombe systématiquement sur le même spot qui passe en boucle sur les écrans du canal de télévision interne du métro de Barcelone. Dans toutes les rames, sur toutes les lignes que j’ai empruntées et dans tous les couloirs de toutes les stations par lesquelles j’ai transité. Je me suis d’abord demandé si c’était lié au temps relativement faible que j’y passais&amp;nbsp;: jamais plus de quatre ou cinq stations. Pas le temps de voir plus que quelques minutes d’affilée. Et puis je me suis rendu compte que c’était exactement le contraire. Si je ne suis exposé aux programmes que peu de temps et que je vois toujours la même chose, c’est qu’il n’y a vraiment pas un gros volume de programmes émis. C’est statistique. Autrement dit, ce que je vois tourne en boucle toute la journée. Jusqu’à plus soif. Jusqu’à la nausée. Le premier réflexe c’est de me dire «&amp;nbsp;ceux qui passent beaucoup de temps dans le métro – disons chaque jour, matin et soir, à l’aller et au retour – ingurgitent quatre minutes de contenu environ vingt fois par jour en moyenne…&amp;nbsp;». C’est pas mal. Comme disait feu Bobby Lapointe «&amp;nbsp;c’est peu, ce n’est pas trop&amp;nbsp;». Qu’il repose en paix. Si on le compare au volume de publicités et à la dose qu’on reçoit&amp;nbsp; par l’exposition télévisée hors métro, ça n’est pas énorme, bien sûr. Mais en fait, si, avec ou sans comparaisons, c’est beaucoup.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Si on pense pratiquement à l’investissement que ça représente, c’est même considérable. Il faut d’abord équiper de moniteurs toutes les rames, tous les couloirs et tous les quais. De moniteurs qui sont des appareils électroniques, avec des fils, des composants, plein de trucs qui ont un coût. Coût auquel s’ajoute celui de toute l’installation de tous ces moniteurs, avec tous ces fils. Tous ces câbles électriques et ces câbles de connectique qui courent dans toutes ces gaines le long de tous ces couloirs. De moniteurs qui consomment de l’énergie, toute la journée. De moniteurs qui fonctionnent. Donc qu’il faut entretenir, réparer et remplacer. Ce qui signifie encore des agents qualifiés qui travaillent en dehors des heures d’affluence du métro, afin de ne pas perturber le service. De moniteurs exposés au vandalisme – cet argument va plaire, je le sens – et donc susceptibles de se détériorer d’autant plus vite que la pauvreté des programmes aura tendance à exaspérer les usagers. Je ne parle même pas de la régie et de l’équipement ultra-lourd qui permet de faire tourner tout ça. Mais ça n’est encore que la partie émergée de l’iceberg&amp;nbsp;! Parce qu’il faut évidemment y ajouter les quantités d’argent exorbitantes que représentent les contenus, pour aussi pauvres et maigres et tristes qu’ils soient, qui tournent en boucle toute la journée. En boucle si courte que je tombe sur la même séquence chaque fois que j’entre dans le métro.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Ces contenus, ce sont d’abord des créatifs qui pensent du contenu, puis des commerciaux qui en analysent précisément la nature. Ce sont ensuite des créatifs qui modifient et adaptent ce contenu jusqu’à ce que les commerciaux soient satisfaits. Et à chaque fois, ce sont des musiciens, des ingénieurs du son, des cameramen, des scénaristes, des photographes et toutes ces dizaines de personnes sur les plateaux dont je ne connais ni la fonction ni le titre. Et des responsables de plateau et de casting&amp;nbsp;; bien sûr des comédien(ne)s et des équipes de maquillage et de coiffure&amp;nbsp;; des designers graphiques et costumiers, des perchistes et des éclairagistes&amp;nbsp;; et tous ceux que je ne cite pas, qu’ils me pardonnent&amp;nbsp;: ce n’est pas un défaut de reconnaissance de l’importance de leur contribution, ce n’est pas non plus l’expression sournoise et arbitraire de quelque hiérarchie imaginaire. Ce n’est que mon ignorance absolue de comment on fait un spot et qui y participe… J’ai bien une vague idée du &lt;i&gt;what it takes&lt;/i&gt; pour faire un jingle de vingt secondes, je l’extrapole à une séquence pensée, produite, filmée, éditée, montée et toutes ces choses qu’il faut y faire encore, que font tout autant de gens dont c’est le métier. Et il faut encore payer tous les assistants qui assistent tous ces gens. À la fin, on obtient des minutes de programme qui se répètent en boucle dans les rames et les couloirs du métro ou dans des chaînes de prêt-à-porter… et je me pose une question&amp;nbsp;: c’est rentable, vraiment&amp;nbsp;? Ça fait gagner de l’argent à ceux qui paient pour l’avoir&amp;nbsp;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Bien sûr il y a ces articles et reportages effarants qui disent que la promotion d’un produit coûte aujourd’hui dix fois plus d’argent que sa fabrication. Autrement dit plus de 90% du prix de revient d’une bouteille de Coca-Cola ou d’une chaussure de sport Nike sert à payer la promotion qui la fera vendre, contre un peu moins de 10% pour les fabriquer. En d’autres termes, ce qu’on met dedans, ce dans quoi on le met et celui qu’on paye pour mettre le contenu dans le contenant&amp;nbsp;: tout ça représente moins d’un dixième de ce que coûte tout ce qu’on raconte à son sujet. Je me dis alors que pour ceux qui vendent et achètent de la publicité, le serpent se mort méchamment la queue. Si vendre mon produit me coûte dix fois plus cher que le produire, et si celui qui me vend la publicité qui fera vendre mon produit dépense dix fois plus à me la vendre qu’à la faire, alors mon produit vaut le dixième du dixième du spot publicitaire qui le fait vendre. Autrement dit, le spot publicitaire qui fait vendre mon produit est cent fois plus cher que mon produit. Jusqu’ici le calcul se tient, non&amp;nbsp;? Du coup, l’image que je paye pour acquérir - c'est-à-dire que j’achète pour ainsi la voir associée à mon produit – est beaucoup plus précieuse que celui-ci, évidemment. C’est tout sauf une découverte… Et pousser ça juste un peu plus loin, c’est assumer en fin de compte que l’intérêt et l’attention consacrés à ce qui se vend n’ont plus de raison d’être. Bienvenus dans le monde de l’emballage. Jetez le riz, mangez le bol. Et bon appétit…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Arrivé à ce stade, je me demande qui regarde, dans le métro, ce programme qui tourne en boucle sur les télévisions embarquées dans les rames et suspendues dans les couloirs ou sur les quais&amp;nbsp;? Quand tout le monde est de toutes façons irrémédiablement rivé à son iPhone, son iPod, son ipad ou pour les plus attardés – dont je fais partie, naturellement – à son téléphone portable à clapet et à son livre de poche. On est endormi ou fatigué, ou au contraire nerveux ou préoccupé. On est pressé et en retard, pas disponible ni concentré. On aimerait être déjà arrivé. Très peu de gens sont dans le métro par plaisir. À tous les sens du terme. Et très peu de gens sont disposés à prendre le risque de croiser le regard de quelqu’un. Regarder ses pieds ou son petit écran privatif est beaucoup plus sûr. On n’est rarement très réceptifs dans le métro, il me semble. Et peu enclins à se concentrer sur un message venant du dehors&amp;nbsp;; de quelque nature qu’il soit. Le temps d’attention et l’acuité de l’écoute doivent être émoussés. Du coup, je me dis&amp;nbsp;: au prix que ça coûte, personne ne le regarde&amp;nbsp;! En plus, ce n’est pas seulement que c’est très cher. C’est aussi et surtout très court. Et en fait, tout le secret est là&amp;nbsp;; le vrai coup de génie&amp;nbsp;: c’est très court. C’est précisément la raison pour laquelle c’est si cher, parce que c’est hyper concentré. Tout le message passe en très peu de temps. Et ça représente une somme de travail, un savoir-faire colossal, de faire rentrer tout le boniment nécessaire pour vendre un mauvais produit dans un spot ultra-court diffusé en boucle dans un espace public. Cent fois plus cher que de faire le produit, on l’a déjà calculé. Ce facteur cent, c’est le prix pour compenser un mauvais processus de fabrication. Du coup, si l’on consacrait seulement un dixième du prix de la publicité à améliorer le produit, on obtiendrait déjà un produit dix fois meilleur et on n’aurait probablement plus besoin de publicité pour le vendre. On réduirait donc en théorie le coût final du produit de 90%. À ce stade, mon calcul est devenu fumeux et j’en ai conscience. Si je voulais vendre cette théorie, je devrais y mettre le prix. Heureusement, je la donne gracieusement à qui veut la lire…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Puis je me dis que les gens dans le métro sont en fait dans un état de profonde vulnérabilité. Ils ne se méfient pas. Ils ont la garde basse et le pore, béant. Ils sont, plus que vulnérables, perméables. Même sans y prêter attention, même sans en être conscients, le son et l’image doivent les pénétrer et les imprégner jusqu’à la moelle. On a dû étudier ça minutieusement, le modéliser, le chiffrer et le quantifier. Le décrire avec précision. Un psychologue, un jour, aura déposé fièrement sur un bureau haut placé un rapport complet sur la «&amp;nbsp;réceptivité accrue et le potentiel sensible de perception subconsciente chez le sujet sain fatigué et affaibli dans les transports en commun». Si ce n’est pas une thèse de doctorat ou un brillant mémoire de recherche devenu ouvrage de référence. Au fond, c’est aussi simple que triste&amp;nbsp;: la clef est toujours à chercher au même endroit, suspendue au même clou. Toujours. DE quoi qu’il s’agisse. De quoi que l’on parle&amp;nbsp;: si l’on s’est donné la peine de le faire, c’est que c’est rentable. Ne pas aller chercher plus loin. Si l’on s’est donnée la peine de mettre des écrans qui diffusent en boucle un programme de télévision propre dans des lieux comme le métro, les chaînes de magasins de fringue ou tous les autres endroits où ça se fait également sans que j’en aie simplement conscience – parce que je les évite ou qu’ils ne font absolument pas partie de ma vie quotidienne – et pourtant il vit à Barcelone, dira-t-on, ou pas – combien y en a-t-il&amp;nbsp;? y en a-t-il seulement qui continuent à prospérer sans un canal de télévision interne&amp;nbsp;? en 2012&amp;nbsp;? Si on s’est donné la peine de le faire, donc, c’est que ça fonctionne. Comprenez&amp;nbsp;: que ça rapporte de l’argent à ceux qui voulaient en gagner. Je ne sais pas si ça a un nom officiel. «&amp;nbsp;Marketing&amp;nbsp;» me parait assez adéquat. Pour ma part, en biologiste studieux et obéissant, je l’appellerai du Darwinisme de marché. La sélection naturelle passée au moule de la société de consommation&amp;nbsp;: si ça existe c’est que ça fait vendre&amp;nbsp;! Dans tous les secteurs, on fait pareil. On étudie tout ça, on sonde, on audite, on observe et on analyse. On décrypte, modélise, décrit, prédit et on extrapole.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;On traduit la réalité en faits.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;On traduit les faits en données.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;On traduits les données en chiffres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;On traduits les chiffres en statistiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;On traduits les statistiques en courbes et graphiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;On traduits les courbes et graphiques en vérités et en lois.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Avec toutes ces vérités et ces lois répétées en boucle, on fait la réalité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais ce n’est pas du tout ce dont je voulais parler… Au bout du compte, je me suis pas mal éloigné de mon intention initiale. Ça m’arrive très fréquemment et pour ça j’ai pris l’habitude de noter quelque part ce dont j’avais l’intention de parler avant de commencer à écrire. L’écrire avant de l’oublier. Ça vient de là. Ce n’est pas ma mémoire qui me trahit. Ce sont les digressions qui ne me laissent pas suivre le cap que je m’étais fixé. Comme les courants en mer, qui font dériver les bateaux. L’écriture à la dérive: j’aime bien cette image. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Enfin, je l’ai noté dans un bout de carnet, avant de l’oublier. La prochaine fois je parlerai de ce spot diffusé en boucle dans le métro à Barcelone, qui m’exaspère et me donne envie de hurler. «&amp;nbsp;Hurler&amp;nbsp;? Encore&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» diront certains…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 6.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 4.0pt; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Barcelona, 20 janvier 2012&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 4.0pt; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 4.0pt; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-6996717232714112654?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/6996717232714112654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=6996717232714112654&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6996717232714112654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6996717232714112654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2012/01/lecrire-avant-de-loublier.html' title='L’écrire avant de l’oublier...'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-2668295150474686105</id><published>2011-12-31T12:55:00.000-08:00</published><updated>2011-12-31T12:56:39.257-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='véto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><title type='text'>version original con voz en off (4)</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="ES"&gt;- a la mañana (4/4) -&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;(este relato es una ficción; toda semejanza &amp;nbsp;con lugares,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;seres o hechos reales sería pura casualidad)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Vuelven a llamar de la compañía de seguro. Nos confirman tu repatriación. La avioneta sanitaria despegara de Las Palmas con rumbo al aeropuerto de Nuadibú en cuanto tengan listo piloto, copiloto y bombero acompañante. Nos llamaran enseguida para confirmar tu destino y tu identidad, con fin de avisar el aeropuerto y preparar tus documentos. Dentro de un par de horas como mucho el avión despegara, teniendo unas dos horas y medio de trayecto. Tu evacuación podría hacerse sobre las siete u ocho de la mañana. Cuelgo. Te lo cuento todo. Entonces suspiras y dices que ahora toca esperar. Nos pides que te ayudemos a mover las almohadas para que puedas descansar un poco entre todo el estrés de la noche y todo el que queda por delante. El doctor se despide. Te dice que se llama Dr. Mohammed Ali. Te abraza, deseándote suerte y pronta recuperación. Pienso que conozco algún homónimo suyo que no te hubiese tratado con tanta delicadeza y la idea me hace sonreír. Me despido del doctor Ali y le acompaño hasta su coche, delante del hotel. Justo antes de que salgamos de la habitación, me pides que vuelva antes de irme a dormir para hacerte la maleta. La noche está tibia y vibra del zumbido&amp;nbsp; de los insectos que vuelan, ciegos, en los focos del enorme cartel turquesa y lila. En las tres horas siguientes, me quedo en mi habitación y consigo dormir un poco. A las siete, me llaman de la Embajada y luego del Ministerio para explicarme que me tengo que quedar para terminar el curso. Cuando contesto que eres tú el experto y que solo soy el intérprete, me opinan que escuché el curso entero una vez, además de haberlo traducido todo, así que lo debo poder impartir. Que igualmente, no está previsto que me suba contigo en la avioneta sanitaria y que los alumnos del curso no tardarán mucho en llegar. Que al fin y al cabo, es importante para la cooperación entre ambos países y para las relaciones diplomáticas en general. Que es preferible cumplir con los objetivos y con la palabra. Escucho con un oído cansado, hasta que acaben. Te vienen a buscar los de la Guardia Civil y te llevan al aeropuerto. Apenas nos despedimos. Pareces un poco incomodo cuando te enteras que me quedo para acabar el curso. Me deseas suerte. No contesto. Y te llevan.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Ahora estoy tomando mi desayuno sentado en la barra. Estoy solo. Me siento cansado. Mi espalda esta tiesa y mi cuerpo arrugado en la ropa de ayer. Entonces, pienso en todo lo que uno tiene que escuchar, a veces. Ahora, ya no escucho nada. Solo silencio. El hotel está vacío. No escucho nada alrededor. Cierro los ojos, escucho más y más. Intento captar algún sonido. Exploro el silencio, buscando voces. Nada. Ni el televisor de la recepción. Me están regalando silencio. Una pausa. Me quedo un ratito con los ojos cerrados para adentrarme en este silencio, y recuerdo entonces un dicho de los indios norteamericanos: “no es casualidad, dicen, si tenemos dos oídos y solo una boca”.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Van entrando los alumnos del curso. Solo se les tengo que explicar a los dos primeros. Ahora, reciben a sus colegas y les comentan todo directamente. Me quedo en un rincón mientras hablan y comentan mucho. Se preocupan mucho por ti. Me vienen uno por uno a decir cuánto lo sienten y me piden que te mande saludos y deseos de su parte a todos. Están conmovidos. &lt;i&gt;Insh Allah&lt;/i&gt;, no tardarán en atender bien. En cambio, yo no siento nada. Solo cansancio y el alivio de saberte lejos. ¿Tendrá algo que ver con el zumbido constante de tu voz en off que ya se apagó?&amp;nbsp; Se están instalando para empezar con el curso. Me preparo también para empezar a hablar. Llevo mucho sin hablar. Escuchando a otros que hablan. Procuro centrarme en el tema. Repasar mentalmente conceptos sobre las técnicas de auditoría en seguridad alimentaria de los productos de exportación de la pesca y la piscicultura. Me está costando. No paran de volver a mis oídos las frases que escuché en tu boca en estas diez o doce horas. En estos días en general. Pienso en muchas cosas que dijiste, en muchas cosas que escuché. Que tuve que escuchar. Me doy cuenta con asombro que nunca te escuché dándole las gracias a nadie. En ningún momento. No te escuché diciendo gracias una sola vez.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="text-align: right; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Y me pregunto ¿cómo sonara esta palabra en tu boca, con tu voz?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-2668295150474686105?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/2668295150474686105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=2668295150474686105&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2668295150474686105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2668295150474686105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2011/12/version-original-con-voz-en-off_579.html' title='version original con voz en off (4)'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-1572764577118321217</id><published>2011-12-31T12:53:00.000-08:00</published><updated>2011-12-31T12:57:38.111-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='véto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><title type='text'>version original con voz en off (3)</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="ES"&gt;- esta noche (3/4) -&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;&amp;nbsp;(este relato es una ficción; toda semejanza &amp;nbsp;con lugares,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;seres o hechos reales sería pura casualidad)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Veinte minutos después de la llamada del doctor, aparece en la puerta de la habitación del hotel el cirujano ruso. Es increíble cómo, nada más verlo, queda claro que es ruso y cirujano. No podría ser otra cosa que ruso y cirujano. Le pega el papel. &lt;i&gt;Mucho&lt;/i&gt;. Debe medir sus dos metros. De hombros y brazos, es enorme. Tanto, que pasar la puerta le va a costar. De perfil, a lo mejor sí, entraría. Los botones de su camisa parecen aguantar una presión fenomenal a la altura del torso. Si dobla los brazos, las mangas de su camisa reventarán. Su muñeca tiene el diámetro de mi muslo. Cuando coge mi mano en la suya para saludarme, noto con claridad todos mis carpos, metacarpos y demás huesitos de nombres y formas inverosímiles, crujir como si alguien hubiese pisado una bolsa de patatas fritas. Es enorme. Es un oso. Un grizzli. Pero muy sonriente, eso sí. Un grizzli bondadoso. Debe rozar los cuarenta años. Puede que menos incluso. Tiene el pelo muy corto, un rubio casi blanco. Y unos ojos azules minúsculos que desaparecen cuando sonríe. Ocupa la mitad de la habitación y agita los brazos mientras habla. Parece que se va a cargar el techo o una pared en cualquier momento. Se expresa en un francés aproximativo con fuerte acento. Pero comunica con todo su cuerpo y transmite mucha bondad. Después de habernos dicho cuatro cosas y haberse reído mucho de la situación, se acerca de ti. Te sonríe mientras te observa. Te acaricia la cabeza hablándote en ruso con una voz muy tierna. Te tranquiliza. Mira tus radios y toca tu hombro medio segundo con su enorme mano de oso. Te sonríe más aun. No tienes nada: una simple dislocación anterior de la cabeza del húmero. Te lo va a arreglar aquí y ahora. Y como coge tu brazo en una mano y coloca la otra detrás de tu hombro, empiezas a chillar y a saltar en la cama como un poseído. Él se pone a reír. Nuevamente, te sonríe, te habla tiernamente en ruso – como le habla un padre a su hijo después de su primera caída de bici. Vuelve a acariciarte la cabeza. Al cabo de un rato, lentamente, sus manos se desplazan hacia tu brazo y tu hombro, sin que deje de hablarte ni de sonreírte. Vuelves a gritar y te echas hacia el otro lado. Nos gritas que no te toque, que no quieres que te toque. Que te tienen que evacuar. Que aquí no se puede hacer nada. Que le digamos que te suelte. Te escucho pero se no lo traduzco. Miro como él vuelve a repetir dos o tres veces la misma maniobra contigo, sin perder nada de su sonrisa ni de su ternura. Mientras observo, me pregunto qué vida debe haber tenido un cirujano ruso de cuarenta años para estar oficiando en un hospital militar en Nuadibú, Mauritania. Pienso en las cirugías que debe haber practicado aquí, con sangre y bisturí, quizás con un trago de vodka como sólo anestésico. Me pregunto qué vida debe haber tenido para tener tanta ternura, tanta paciencia para ti. Después del tercer intento, capitula. Sin dejar de sonreír, te desea suerte, nos desea suerte y se despide.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Te quejas mucho de lo que él pretendía hacer contigo; de la desgracia en la que te encuentras; de la vergüenza que son las compañías de seguros que te cobran sus servicios durante años sin que te pase nada y que, el único día que las necesites, no mueven ni un dedo para ti; del hambre, de la sed, del calor, del dolor. Escucho todo eso y al mismo tiempo, con el otro oído, escucho músicas de espera de las &lt;i&gt;hotlines&lt;/i&gt; de asistencia en el extranjero de las dos compañías competentes, en los dos móviles. El doctor se sienta a tu lado en el borde de la cama. Te sonríe, te acaricia la cara, te habla. Lo miro detenidamente mientras hablo por teléfono. Es muy mayor, lleva mucha vida encima. Las arrugas de su cara, las manchas en su piel, su pelo blanco: es un ser bello. Sus ojos se fruncen cuando te sonríe, se humedecen cuando acaricia tu pelo. Él también está siendo padre contigo. Te dice que te relajes, que es una cuestión de tiempo ahora pero que irán a buscarte, que te llevarán a Canarias y cuidaron de ti. Te dice que no pasa nada. Lloras mucho y le hablas del dolor insoportable. Te dice de pensar en la gente que vive en guerra, en los refugiados, los heridos por bala, por bombas de racimo. Te dice que otros pierden una mano, una pierna. Que mujeres pierden a su bebé, que bebés pierden a su madre. Que todo es muy relativo. Le dices que seguramente sea cierto, pero que a ti te duele aquí y ahora. Que te duele mucho y que no puede ser que te dejen aquí y no te hagan caso. Te escucho decir que es indigno tratar así a un ser humano. Cuando cuelgo la segunda llamada, escucho al doctor que te explica todo estas cosas con paciencia. Le admiro. No entiendo de dónde saca la compasión, la empatía y el amor para sonreírte y acariciarte. Me conmueven su belleza, su humanidad.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Hay noticias: al final, conseguí algo de una de las compañías. Tuve que amenazar un poco a una de las médicas de la central de atención telefónica, dejándole entender que si seguía rechazando una evacuación, se haría responsable personalmente de cualquier cosa que pudiera ocurrir contigo aquí. Tuve que aludir a su número de colegiada, a su responsabilidad profesional y a su juramento hipocrático para conseguir asustarle un poco. Pobrecita, no tenía ganas de amenazarle. Tampoco lo hice por ti, que lo sepas. Estoy tan harto de escucharte. Quiero deshacerme de ti, a cualquier precio. Que te vayas ya. Quiero silencio. Cuando te digo que van a organizar tu evacuación hacia Las Palmas con una avioneta sanitaria y que me volverán a llamar en cuanto esté todo confirmado, no dices nada. No expresas nada. Tienes mala cara y te sigues quejando de la almohada, del aire acondicionado que gotea y de los analgésicos que te dan nausea. Durante los veinte minutos que tardan en volver a llamar, te tranquilizas poco a poco. Te quedas callado un rato, con los ojos cerrados, y tus gemidos indolentes se pierden en el zumbido del ventilador. Sentado en el sillón a mi lado, el doctor me habla en voz bajita, me cuenta un poco de su vida. Escucho.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Escucho que es Saharaui, que nació en Sahara Occidental cuando ese era español. Que se fue a Cuba en los años sesenta para estudiar la carrera de medicina. Que al volver, entró directamente en el campo de refugiados allí, en la frontera con Argelia. Escucho que estuvo viviendo y trabajando allí catorce años. Sus ojos me buscan por encima de sus pequeñas gafas. Me dice que en catorce años, vio morir a mucha gente. Que hizo todo lo posible para que no murieran, pero que todo lo posible era muy poco allí. Que muchos murieron y que los que sobrevivieron, fue para seguir sufriendo un poco más. Me dice que la regla del juego es otra allí. Le digo que sí, me lo imagino. Entonces busca mis ojos otra vez y me dice: no, hijo, no lo puedes imaginar. Aunque lo dice con mucho amor, me siento muy niño en este momento. Tan criminalmente niño. Este hombre es el mismo que, toda la noche, ha demostrado contigo una paciencia y una compasión incondicionales. Es el mismo que te ha escuchado quejarte y te ha acariciado la cara, mientras no veías nada que no pasara por delante de la minúscula ventana de tu perspectiva, de tu preocupación, de ti mismo…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-1572764577118321217?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/1572764577118321217/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=1572764577118321217&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1572764577118321217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1572764577118321217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2011/12/version-original-con-voz-en-off_31.html' title='version original con voz en off (3)'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-6143732656006423593</id><published>2011-12-31T12:51:00.000-08:00</published><updated>2012-01-09T12:31:17.048-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='véto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><title type='text'>version original con voz en off (2)</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="ES"&gt;- hoy (2/4) -&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;(este relato es una ficción; toda semejanza &amp;nbsp;con lugares,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;seres o hechos reales sería pura casualidad)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Pero eso fue anoche. Ahora, acabas de salir para volver a cenar en el gallego. A tan solo cien metros del hotel, en la oscuridad, te espera un charco de arena húmeda. Pisas sin fijarte y te resbalas. Te caes al suelo, primero de rodillas. Te pones de pie insultando a todo el Reino de los Cielos y en seguida, en un movimiento cómico (no sabría decirte porque, pero me resultó poco natural, como forzado), te vuelves a caer al mismo sitio, estirado esta vez. Insultas otra vez más a todo aquello de Arriba, apoyándote en tu brazo para quedar sentado. Es entonces cuando te vuelves a caer por tercera vez y empiezas a gritar mucho más. Ya no insultas al Creador. Sencillamente, gritas. Yo te escucho. El tiempo de abandonar mi papel para entrar en la realidad y acercarme, ya estás en tus pies. Gimes e insultas a toda la Santa Trinidad otra vez, el hombro derecho cogido con tu mano izquierda. Tienes una cara terrible. Entre gritos, gemidos y blasfemias, me comunicas que te duele muchísimo el hombro, que el dolor es intolerable, que seguramente esté roto o dislocado, que ya tuviste una lesión en el mismo sitio hace veinte años, que la situación es, básicamente, catastrófica. Tomas aire un instante y sigues explicándome que se acabó el curso, que tienes que volver urgentemente a Barcelona para que te hagan una cirugía muy complicada del hombro y que tengo que sacarte de aquí ya. Escucho todo eso, además de los gritos, gemidos y blasfemias, cuyo volumen no pareces capaz de adaptar al del resto de tu discurso. Sin duda, me estas causando lesiones irreversibles en los tímpanos. Entonces, te apoyas en mí y sin dejar de repetir todo eso una y otra vez, tratas de regresar hasta la puerta del hotel, distante de unos cien metros como mucho. Tardas un buen rato en conseguirlo pero ellos también te escucharon desde hace tiempo y ya se están preparando.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Después de instalarte encima de tu cama en tu habitación, llamo al señor Cónsul, que se pone en marcha inmediatamente, no sin antes llamar a su médico personal y al jefe de la brigada de Guardia Civil de Nuadibú, para que vengan a darte apoyo. La espera es larga y terrible, ya que sufres tanto. No sabes cómo lo aguantas. No hay palabras para eso que estas atravesando. Cuando por fin llegan, vuelves a repetir una vez más todo lo anterior, gimiendo y gritando. Ya no blasfemas. Por lo menos el viejo y emblemático tríptico de los tres poderes – en una forma un poco reactualizada – ha conseguido eso nada más entrar aquí. El doctor personal del señor Cónsul parece muy mayor: sabio y tranquilo, un hombre de mucha paz. Te tranquiliza. Te escucha. Te sonríe y te toca. Le explicas cuanto te duele sin dejar que te toque. Chillas y te apartas cuando pone la mano en tu hombro. Le dices que no se puede hacer nada aquí, que necesitas volver a Barcelona urgentemente para una cirugía. Él te tranquiliza, te escucha, te sonríe y te toca. Le parece que tienes una simple dislocación. Le parece que te van a dar algo para el dolor y que te llevaran al hospital para asegurarse de que no hay fractura, y luego tomaran una decisión. Seguramente se pueda reducir directamente. Te quejas mucho del dolor y no paras de gritar mientras el jefe de la Guardia Civil, el señor Cónsul y el doctor preparan un plan. Prefieren llevarte en el coche del Consulado escoltado por la Guardia Civil, que no esperar a que manden una ambulancia que puede tardar horas. Si es que hay alguna en servicio. Entonces te apoyas en el señor Cónsul y en mí, y te arrastras hasta su 4x4 negro enorme. Te sientas detrás chillando, mientras el señor Cónsul y el doctor se sientan delante. Te abrocho el cinturón y subo a tu lado en el asiento trasero. El coche de la Guardia Civil nos escolta hacia el hospital y escucho cómo te quejas y lloriqueas todo el trayecto. No ves los fantasmas que cruzamos. Nos ves por la ventana teñida los suburbios que dejamos atrás. Te escucho preguntarle a Dios qué habrás hecho para merecer semejante desgracia.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Entras en el hospital, sabiendo donde estás. Buscas a cualquiera que lleve bata blanca o pijama verde, evitas o adelantas a cualquiera que lleve &lt;i&gt;djelaba&lt;/i&gt; negra o &lt;i&gt;darraa&lt;/i&gt; azul. Con unos, reclamas, exiges, gritas y chillas. Con otros, pisas, adelantas, te cuelas y te quejas. Con dos palabras del doctor, la fila de espera delante de la sala de radiografía se desvanece. Entras y te hacen dos radios. No hay fractura, se ve claramente una dislocación anterior de la cabeza del húmero. Parece que se puede reducir sin siquiera darte anestesia. O como mucho con una leve sedación. Tú opinas que no puede ser, que con el dolor y lo de tu antigua lesión, no se puede. En absoluto. Explicas que tienes que regresar a Barcelona para una cirugía. Los del hospital y el doctor, también el señor Cónsul, dicen que seguramente no sea necesario. Que desde aquí se puede reducir. Pero no quieres. Insistes, chillas y gimes. Aguantas tu posición hasta que todos abandonen. Apoyado en el doctor y el señor Cónsul, te llevas tus radios, te arrastras hasta el coche y vuelves al hotel. Yo entré en el hospital a tu lado, sin entender donde estaba. Arena y barro en los pasillos, dos camellos, unas cuantas carpas y algo que se parecía a un mercado. Vi a tanta gente tirada por el suelo que ni noté los azulejos blancos donde los había. Pensé un segundo que estaban en guerra o que acababa de ocurrir alguna tragedia. ¿Hace cuantos años que ocurre la tragedia en África? me pregunté entonces. Escuché lo que te decían y lo que les decías. Subí en el coche a tu lado y regresé al hotel contigo. Mismos fantasmas y más fantasmas por las ventanas. Mismos suburbios y más suburbios. Te dolía tanto el hombro que no pudiste mirar…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Estás en el hotel otra vez, encima de la cama de tu habitación. Ahora el señor Cónsul se despide: tiene una mujer y un hijo de tres años esperando en casa. Te da un abrazo con cuidado y compasión, te desea suerte con el trámite de repatriación y se va. El jefe de la Guardia Civil se despide: ya que no te vas a mover del hotel, no te hace falta la escolta. Te desea suerte con la vuelta a España y se va. Los del hotel también se despiden: ya que no te han podido ayudar hasta ahora ¿para qué se van a quedar más? Te desean suerte y alivio. &lt;i&gt;Insh Allah&lt;/i&gt;, todo se arreglará. Sólo nos quedamos contigo el doctor y yo, para organizar tu evacuación. Tu empresa ha contratado un seguro especial a prueba de fuego para este viaje tan sensible, así que será fácil sacarte del país. Me pides que llame para que te vengan a buscar. Llamo a los de tu empresa, que también me contratan a mí como intérprete. Te escuchan chillar desde Barcelona y se asustan. Me piden que llame a la compañía de seguros sin tardar para arreglarlo todo con ellos. Les explico que ya lo he hecho pero que no tengo ni el número de la póliza del contrato que me piden para poder abrir el expediente de asistencia en el extranjero. Me contestan que todo está en la oficina y que la oficina está cerrada. Añaden que no se puede hacer nada hasta mañana porque nadie vive tan cerca como para poder ir hasta allí a buscar un número de póliza del seguro. Le digo que seguramente están más cerca que nosotros. Me dicen que tienen familia y que son las 11:00 de la noche. Que es una tragedia pensar que tendrás que esperar toda la noche así. Añaden que les parece horrible y que pensaran mucho en ti, que no podrán dormir. Se despiden y empiezas a chillar y chillar y chillar. Entonces, te acuerdas que tienes un seguro personal, de una compañía competente de la que contrató tu empresa. Me pides que les llame para organizar tu repatriación y me quedo escuchando su música de espera un rato.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Mientras le cuentas al doctor tu terrible desgracia, yo le cuento al técnico que me contesta cual es tu situación. El tiempo que tarda en deletrear Nuadibú y entender en qué región del mundo estás me da una idea de lo que puede tardar tu evacuación. A partir de este momento, alterno las llamadas a las dos compañías, para ver cual responderá favorablemente antes de la otra. Te tomas otra pastilla para el dolor y te quejas del estomago. Pides algo para beber y comer. El doctor recomienda leche y pan, para protegerte un poco del efecto del antiinflamatorio. No paras de chillar, ni un solo segundo. Voy a buscarte leche y pan en este hotel que no tiene restaurante. Cuando vuelvo con ellos, me señalas los dos móviles y me dices que hay llamadas perdidas y a ver si puedo llamar de vuelta. Te pasas diez minutos deshaciendo el pan en pedazos que mojas en la leche e intentas llevar a tu boca. Terminan todos pegados en la manta que cubre tu cama. Me pides que llame a tu hermano para que él pueda ayudar desde Barcelona. Escucho cómo se lo cuentas todo a tu hermano. El doctor sigue a tu lado, sonriéndote, aunque sabe que no puede hacer nada más por ti. Y de repente, se acuerda del cirujano del hospital militar. Ofrece llamarle, a ver si a él se le ocurre algo más. A ti te parece bien que el doctor llame al cirujano, siempre que no cambie tu plan de evacuación para Barcelona. Llamamos al cirujano del hospital militar. Por su acento, parece ruso. Se lo pregunto al doctor que me lo confirma. A mí me parece ya que estamos en una peli: ahora un cirujano militar ruso…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-6143732656006423593?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/6143732656006423593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=6143732656006423593&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6143732656006423593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6143732656006423593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2011/12/version-original-con-voz-en-off-2.html' title='version original con voz en off (2)'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-5118305117935204284</id><published>2011-12-31T12:49:00.000-08:00</published><updated>2012-01-09T11:54:47.435-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='véto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><title type='text'>version original con voz en off (1)</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="ES"&gt;- ayer (1/4) -&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;(este relato es una ficción; toda semejanza &amp;nbsp;con lugares,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="right" class="MsoNormal" style="margin-bottom: .0001pt; margin-bottom: 0cm; text-align: right;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES" style="font-size: 10pt; line-height: 115%;"&gt;seres o hechos reales sería pura casualidad)&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="ES"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Estas en Nuadibú. Por lo que tienes entendido, es la segunda ciudad de Mauritania, al Nordeste del país, cerca de la frontera con el Sahara Occidental. Es el puerto principal para la explotación y la exportación de pescado y productos de la pesca. De aquí, salen cada día toneladas de pescado fresco o recién congelado, hacia los mercados de España, Francia, Rusia, Polonia y Japón, entre otros. Es una ciudad de gran importancia económica y estratégica; o mejor dicho: es &lt;i&gt;la otra&lt;/i&gt; ciudad del país. También tiene &lt;i&gt;el otro&lt;/i&gt; aeropuerto del país y fue así como llegaste, en avión. Todo esto es Nuadibú. Pero en realidad, tú más que nadie lo sabes: Nuadibú es ante todo un lugar abandonado de la mano de Dios. Miras, y lo que ves es una calle mal asfaltada, cubierta de arena, de basura y de mierda de vaca. Esta ceñida entre una línea grasienta y apestosa de barcos de pesca oxidados y otra, no menos grasienta y apestosa, de edificios que se derrumben, comidos por la sal y la arena. Alternan bares, restaurantes y salones de masaje chinos, por lo que pudiste ver. A tan solo unos metros detrás de ambas líneas, &lt;i&gt;en segundo plano&lt;/i&gt; digamos – y no tienes siquiera la oportunidad de entreverlos – están el azul del Atlántico y el rojo del Sahara, infinitos. Como para dejarte claro que de aquí no te irás si no quieren que te vayas. Eso ya, de por sí, te saca de quicio.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Llegaste aquí ayer para impartir un curso práctico sobre las “técnicas de auditoría en seguridad alimentaria de los productos de exportación de la pesca y la piscicultura”. Este curso, parte de los programas de cooperación entre España y Mauritania, ya lo diste una vez la semana pasada en Nuakchot, la capital del país. Parece importante para la diplomacia entre los dos países y todos te reciben con entusiasmo. Hubo una inauguración formal con Ministro y Embajadores, tras leerse un comunicado de prensa en árabe de diez minutos, que nadie consideró conveniente traducirte. Hubo una sesión de fotos pero nunca conseguiste el periódico donde se publicaron… Eres un experto en higiene e industria alimentaria, especializado en técnicas de inspección en el ámbito de la industria pesquera. Le diste la vuelta al mundo prácticamente cada año durante los quince últimos, estudiando, observando, analizando, explicando y auditando en ello. Como dicen de los pilotos: tienes horas de vuelo, vaya… Yo soy el traductor-intérprete. Les pareció mejor que el intérprete no sea un &lt;i&gt;local&lt;/i&gt;, me llamaron y aquí estoy. Además de preparar el curso contigo y traducirte el material antes del viaje, llevo un poco más de una semana ahora en Mauritania, acompañándote todas las horas del día que no me paso durmiendo o en el baño. Mira que con lo que te dejan salir del hotel y divertirte fuera de tu jornada de curso, y con el panorama en la televisión nacional, prefieres estar hablándole a alguien. Tampoco te resulta fácil socializar aquí en un business-hotel internacional desierto. Total, como parece que eres más locuaz que yo, o que tienes más cosas interesantes para contar, pues… digamos que tú hablas y que yo te escucho. Cuando no te escucho para traducirte, te escucho, simplemente. Me lo quedo para mí.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Ahora acabas de salir del hotel para ir a cenar. Se ha hecho de noche ya. El hotel esta fuera de la ciudad – aunque no estás bien seguro si existe tal cosa como “la ciudad”. Estas en el borde de la carretera que lleva a la zona industrial portuaria hacia el norte, y por lo que sabes, al aeropuerto hacia el sur. Más allá hacia el norte está la frontera con Sahara occidental y su campo de minas. Más allá hacia el sur está la única pista que, tras quinientos kilómetros en línea recta, llega a Nuakchot. No puedes dejar de preguntarte nunca porque, si la situación esta tan “tensa” en el país como decían en Madrid y si el Ministerio quería asegurarse a cualquier precio de que nunca estarías expuesto a ningún peligro, llegaron a reservarte este hotel periférico, aislado y sin servicio de restaurante. No ves nada alrededor que cuadre con tu definición de un taxi y los vehículos del Consulado “no están disponibles para este proyecto”. Así que caminas para ir a cenar. Yo te sigo, escuchándote.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Anoche, ya tuviste que caminar esta pista cubierta de arena, donde pasan coches y camiones sin luces, sin apenas verte. En el fondo, casi prefieres que no te vean y por un poco te esconderías cada vez que escuchas uno acercándose. Anoche ya tuviste que pasar caminando delante de los salones de masaje y los bares de neones fucsia. Anoche ya tuviste que cruzarte con vacas famélicas y esqueletos de coches quemados en proceso acelerado de reciclaje. Anoche ya tuviste que escoger entre un restaurante marroquí y una taberna gallega para cenar algo. Y anoche ya escogiste la taberna gallega para comerte un arroz caldoso cinco estrellas. Así que a mí anoche me tocó escuchar todo eso. Escuchar cómo te quejabas de las condiciones horribles en cuales estabas, en este país terrible sin un hotel digno, teniendo que patear el asfalto caliente de este agujero perdido entre el desierto y el océano. Escuchar cómo te dejaban aquí, abandonado en la carretera como un cebo para terroristas, carne fresca para raptar. Escuchar cómo te veías ya asesinado en mártir de la cooperación, chivo sacrificado en el altar de la hegemonía de tu empresa en el sector de la higiene de los productos de la pesca. Escuchar cómo te olvidabas de tus problemas cuando tus ojos captaban finalmente por las ventanas sucias de algún bar, entre dos tubos de neón y una columna, la imagen fugaz de una masajista, azafata, camarera o lo que quisieran llamarla. Escuchar cómo te las conocías &lt;i&gt;a todas estás &lt;/i&gt;y cuanto sabías de lo que les hacía falta, de lo que les harías tú. Escuchar como también conocías &lt;i&gt;a las otras&lt;/i&gt;: asiáticas, caribeñas, de Europa del Este… porque habías viajado mucho y sabías de estas cosas. Escuchar cuánto te molestaban la suciedad, los escombros, la basura, y qué desastre eso de dejar divagar, comer y dormir el ganado en la carretera. Escuchar que no era gran sorpresa que estos países no saliesen de la miseria, con lo poco cuidadosos que se les veía con cosas tan básicas. Escuchar cómo no eran &lt;i&gt;malas personas&lt;/i&gt;, sino que más bien formaba parte &lt;i&gt;de su cultura&lt;/i&gt;. Escuchar las estadísticas de por qué y cómo todos los Mercedes robados de España terminaban aquí después de haber sido vendidos y comprados diez veces en Marruecos. Y finalmente, después de todo eso, en frente del restaurante marroquí, escuchar que por suerte había un gallego justo aquí al lado, con lo que tal vez, por lo menos podrías &lt;i&gt;cenar bien&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span lang="ES"&gt;Eso fue anoche. Y debo reconocer que acertaste con una cosa: el arroz caldoso fue una verdadera delicia. Lo seguí soñando mucho tiempo después. Lo busqué en varios gallegos de Barcelona. Nunca había visto yo (ni he vuelto a ver desde entonces) tanto marisco por litro de caldo. Me entretuve tanto cenándolo que apenas te escuché – fue mi momento de ausencia del día – cuando dijiste de la camarera que &lt;i&gt;en estos países&lt;/i&gt; ¡con diez años ya eran mujeres! Eso fue anoche. Volviste caminando. Esta cerveza que conseguiste sin demasiado problema, aunque el régimen islámico prohíba el alcohol en todo el país, te dio ganas de hablar más. Te hizo recordar más verdades más verdes aun acerca de &lt;i&gt;aquellas mujeres&lt;/i&gt; de los bares de fluorescentes. Escuché todas tus verdades bien bien verdes, todo el camino hasta el hotel. Y cuando te despediste y te fuiste a tomar un descanso merecido, yo me fui a la cama con nausea.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-top: 12.0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-5118305117935204284?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/5118305117935204284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=5118305117935204284&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/5118305117935204284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/5118305117935204284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2011/12/version-original-con-voz-en-off.html' title='version original con voz en off (1)'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-8835399810580646328</id><published>2011-12-18T09:52:00.000-08:00</published><updated>2011-12-18T09:52:35.916-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rêves'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>combien je vous dois, Dr. Freud?</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;C’est un rêve qui date de deux ou trois ans déjà, je dirais. Mais c’est un des rares dont je me souvienne avec autant de précision. Il commence dans une voiture décapotable, dans un pays exotique qui me fait penser à la Thaïlande. Je suis assis à l’arrière, tandis qu’un couple d’amis est installé à l’avant&amp;nbsp;; c’est la fille qui conduit. On file à toute vitesse sur une route sinueuse, accrochée au flanc d’une vallée qui s’ouvre progressivement devant et autour de nous. La région est montagneuse. Un lac argenté, ou peut-être une rivière, serpente tout en bas, au fond de la vallée. Il fait un grand soleil et la réverbération à la surface de l’eau ne laisse apparaître que les carrés vert vif des rizières et quelques maisons aux toits pentus. À dire vrai, le paysage ne correspond à rien de ce que je connais de la Thaïlande et cette route suspendue au-dessus de l’eau qui miroite tout en bas, je la reconnais. C’est une belle portion, très aérienne, de l’autoroute Lyon-Genève. Je me rappelle maintenant les mots d’une amie&amp;nbsp;il y a quelques temps,&amp;nbsp;à propos de l’un de ses propres rêves: rêver que l’on descend n’est jamais bon présage… Comme on arrive au fond de la vallée, la route change brusquement&amp;nbsp;; elle devient droite et s’élargit. Elle suit maintenant une ligne de chemin de fer qui borde le lac. Je suis gêné par le scintillement du soleil à la surface de l’eau, que la succession rapide de pylônes et portiques du train fait vibrer d'une façon désagréable, presqu’hypnotique. La voiture file toujours aussi vite et nous entrons bientôt dans une vaste zone industrielle. Aucun de nous trois ne parle. Je ne sais dire pourquoi, mais la tension est palpable. Un sentiment d’urgence m’envahit, proche de la panique.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Une file de véhicules se forme devant nous. Nous ralentissons jusqu’à finalement nous arrêter. À quelques dizaines de mètres devant nous, deux voitures de police font barrage, &amp;nbsp;filtrant le trafic. Lorsqu’ils nous font signe de nous garer sur le parking d’un gros centre commercial à notre droite, je ne ressens plus ni surprise&amp;nbsp;ni inquiétude. Plutôt une résignation blasée. Plusieurs policiers s’approchent de nous, l’air sévère. Ils prennent nos passeports et les clefs de la voiture, qu’ils emportent vers leur camionnette. Je suis subitement fatigué, incapable de participer à la discussion qui s’engage bientôt. Je me laisse bercer par les voix, deviens spectateur. J’ai vaguement conscience qu’on a des problèmes, mais n’arrive pas à m’y intéresser. Incapable de me concentrer, je m’absente.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Soudain, apparaît un type sorti de nulle part : le parking, la route et les environs sont déserts. Toutes les autres voitures ont disparu. Il n’y a plus que nous et les policiers. L’inconnu s’avance d’un pas décidé et les policiers se taisent. Ils se détournent de nous et le regardent s’approcher. Pas très grand mais solide, en costume, une gueule de dur. Son expression et la mouche sur sa joue me disent vaguement quelque chose, mais c’est seulement quand il retire ses lunettes de soleil que je reconnais Robert de Niro. Aucune réaction de ma part, tout est absolument normal… Il commence à parler aux policiers dans une langue qui doit être du thaï. Il semble fluide et confiant. En quelques minutes, tout est réglé. Les policiers nous rendent clefs et documents, retournent à leurs voitures et s'en vont. Le parking est bientôt silencieux et désert. Robert de Niro nous sourit sans rien dire et repart lentement d’où il est venu. Nous prenons nos sacs dans le coffre et nous dirigeons derrière lui vers le centre commercial. A l’intérieur, personne. Nous glissons sans bruit vers les ascenseurs sur le marbre brillant du hall. Il appuie sur un bouton doré et les portes métalliques s’ouvrent doucement. L’intérieur de la cabine est sombre et luxueux. La montée dure un instant et les portes se rouvrent sur un grand séjour. Ce n’est plus le centre commercial. Visiblement, nous sommes chez lui, dans son appartement.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Robert de Niro nous laisse là et s’absente un moment. Je regarde, autour de moi, tout le salon qu’éclaire une vaste baie vitrée panoramique. Elle couvre deux des côtés de la pièce et plonge sur la campagne environnante&amp;nbsp;: rizières et maisons sur pilotis, puis la forêt d’un vert profond à perte de vue. Quand il revient, il fait déjà nuit. Mes deux amis sont avachis l’un sur l’autre dans le grand canapé et je suis assis près d’eux sur un tapis épais, au coin d’une table basse au lourd plateau en verre. Sur celle-ci, des bouteilles d’alcool, des cigarettes et un cendrier plein de mégots. J’aperçois un sac en plastique avec de l’herbe, des feuilles et du carton. J’ai la sensation que nous avons tous bu et fumé mais je ne m’en souviens pas. Il y a aussi un jeu d’échecs avec une partie terminée. Impossible de me rappeler qui a joué. Encore moins qui a gagné. Les deux sur le canapé s’embrassent et se caressent, sans s’intéresser à nous. Robert de Niro, lui, me regarde en se marrant. Il porte un peignoir et ses cheveux mouillés sont peignés en arrière. Il me montre du doigt, sur les murs tout autour de nous, sa collection de guitares. Je ne les avais pas remarquées. Il y en a plein&amp;nbsp;: électriques, standard, custom, bizarres… de toutes les formes et toutes les époques. Il veut que j’en choisisse une pour l’essayer. Je lui dis que je n’ai pas joué depuis longtemps et que le choix est difficile tant sa collection est impressionnante. Il insiste. Finalement, je vais vers une superbe Telecaster thinline&amp;nbsp;&lt;span style="text-indent: 35.4pt;"&gt;au bois flammé.&amp;nbsp;Il rit encore de mon choix trop prudent. Apparemment, je devrais essayer plus original.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Il quitte la pièce et revient bientôt avec une guitare extraordinaire&amp;nbsp;: huit ou neuf cordes, pleine de boutons et de sélecteurs. Mais surtout, son manche est concave comme un arc et les cordes tendues en épousent parfaitement la courbure. Je sens bien que c’est impossible, physiquement invraisemblable. Mais l’instrument est bientôt entre mes mains et je m’efforce d’en jouer. L’aspect rappelle un peu celui d'un sitar. L’accordage est inhabituel et les frettes très serrées. Je n’arrive pas à en tirer le moindre son probant. Ça le fait beaucoup rire et il me laisse essayer longtemps. Très longtemps. Assis dans un fauteuil en cuir sombre en face de moi, il fume en riant mais ne dit toujours rien. Je suis de plus en plus gêné. Je ne veux pas continuer cette épreuve grotesque, je me sens idiot. Pourtant, je n’arrive pas à la poser. Finalement, on va la remettre en place dans la pièce à côté, toujours sans un mot. Il y a comme un accord tacite&amp;nbsp;: j’ai échoué, donc on en reste là pour l’intermède musical.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Un peu plus tard, on visite son appartement. C’est de nouveau la fin d’après-midi. On traverse une bibliothèque austère et obscure, puis on sort par une porte fenêtre sur une grande terrasse: le toit du centre commercial. Il y a plein de tuyauteries, d’antennes, de paraboles. Quelques arbustes dans de grands pots en céramique entourent une petite piscine rectangulaire. J’aperçois de loin en loin, entre d’immenses pancartes publicitaires, des franges du paysage. La lumière descend,&amp;nbsp;on s’attarde un peu accoudés là, perdus dans nos pensées, puis on rentre à nouveau. Le couple d’amis a complètement disparu.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Une fois à l’intérieur, on se retrouve dans une salle de musique. Ses murs aussi sont couverts de guitares. Il m’en tend une assez grosse, une arch-top de jazz luxueuse et très lourde. Elle se joue à l’archet et je n’ai pas la moindre idée de ce que je dois faire avec. Il ne me dit rien mais la tension est palpable dans l’atmosphère. Je me sens très, très mal à l’aise. Silencieux, il attend et me regarde. Je ne sais pas bien s’il est vraiment déçu ou s’il fait tout ça juste pour se moquer de moi. Sait-il seulement jouer de la guitare&amp;nbsp;? Je pense soudain qu’il est naturel d’être intimidé, mal à l’aise&amp;nbsp;: c’est Robert de Niro, une superstar. Il m’a tiré d’affaire, m’accueille chez lui, me prête ses guitares. Il est patient. Et moi, je suis incapable de lui jouer quoi que ce soit…&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;On dirait qu’il a lu dans mes pensées&amp;nbsp;: il éclate de rire. Je suis de plus en plus mal à l’aise. Je transpire. J’ai honte. Je veux partir en courant, tout de suite. Mais il fait nuit et je ne sais pas où sont passés les deux autres avec la vtoiure. Je ne sais même pas où je suis et j'ai perdu mon sac. Il rit de plus en plus fort et me montre du doigt, comme s’il y avait des gens autour de nous. Comme si tous me regardaient maintenant. L'humiliation me brûle joues et oreilles.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="text-indent: 35.4pt;"&gt;Je me réveille&amp;nbsp;&lt;/span&gt;brusquement,&lt;span style="text-indent: 35.4pt;"&gt;&amp;nbsp;en nage et à bout de souffle.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-8835399810580646328?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/8835399810580646328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=8835399810580646328&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8835399810580646328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8835399810580646328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2011/12/combien-je-vous-dois-dr-freud.html' title='combien je vous dois, Dr. Freud?'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-8975622506998737938</id><published>2011-12-13T10:10:00.000-08:00</published><updated>2011-12-17T05:09:43.496-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>détour aux sources</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Elle les avait surpris sur la petite route qui, passée la frontière, conduit aux villages de S., M. et finalement F. Le soleil venait de disparaître derrière eux, dans la grande ligne droite qui remonte toute la vallée bordée de cimes enneigées. Juste en face, plein est, ils avaient d’abord aperçu l’éclat vif de son halo orangé par-dessus la crête. Ils avaient cru aux lumières d’un village, mais comme la tache s’agrandissait, elle avait viré au jaune doré puis à un blanc laiteux.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Ils avaient arrêté la vieille Opel sur le bas-côté de la nationale, éteint le moteur, mis le signal de détresse et s’étaient préparés à la recevoir. Il n’avait fallu que quelques minutes au disque phosphorescent – énorme montgolfière – pour se hisser tout entière devant eux. Ironiquement, la traîne des phares de voitures qui passaient dans les deux sens, dessinait un drapeau catalan tout de sang et or au bas des portraits qu’ils essayaient en vain de lui tirer. Elle était là, tranquille et fascinante,&amp;nbsp;omniprésente et insaisissable, qui régnait sur la vallée, sur les flancs sombres des massifs alentour, sur les rares lumières des villages. Elle faisait résonner d’un éclat magique&amp;nbsp;la fumée des cheminées et la neige des sommets. Il était un peu plus de dix-huit heures dans le froid déjà vif de décembre quand ils avaient ouvert la bouteille de vin rouge, coupé le pain et le fromage pour trinquer à sa santé, à sa présence bienveillante&amp;nbsp;: la dernière pleine lune de l’année. Calés dans les sièges défoncés, le chauffage à fond sur leurs pieds, ils étaient restés là un bon moment à la regarder, saluant sa pâle et souveraine fragilité.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle ne les avait plus quittés, alors, observant de là-haut leur manège tandis qu’ils roulaient en silence, presque seuls, à travers le pays. Arrivés à l’entrée de F., ils avaient pris à droite une petite route en direction de S. Ils avaient descendu au fond d’une gorge étroite et remonté le cours d’un ruisseau avant de bifurquer, à gauche, vers P. Comme leurs amis le leur avaient dit, le virage en épingle à droite avait été facile à reconnaître. Une dizaine de camping-cars, vans et fourgonnettes Volkswagen étaient déjà garés là, au milieu d’un ballet de gars barbus et de filles aux rastas assemblées en lourds chignons. Débauche de gros pulls informes en laine grise et mauve, de longues jupes vertes à empiècements jaunes, de camping-gaz à la flamme bleutée, de tentures indiennes et de chaises pliantes. Avec en prime, au loin, la percussion, inévitable et monotone, d’un djembé… Pas de doute, comme sept heures sonnaient à l’église de P., tout proche dans l’air du soir, ils étaient arrivés.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Ils avaient garé la voiture entre deux vans et avaient salué leurs voisins immédiats qui préparaient à dîner. Ils avaient fait les sacs&amp;nbsp;: tente, duvets et couvertures, habits chauds, réchaud et provisions, sans oublier leurs maillots de bain et serviettes. Depuis le bord de la route, ils avaient vu au loin en contrebas, les lumières ténues de lampes frontales tracer un chemin en pointillés entre les arbres. Ils avaient pris les sacs à dos et avaient commencé à descendre le sentier escarpé, baigné par la clarté de la lune qui courait derrière la brume fine. Le froid humide qui entrait sous les habits et remontait les jambes des pantalons mordait et brûlait un peu plus à chaque pas, rendant plus improbable le motif de leur présence dans ce recoin perdu des Pyrénées catalanes (tout comme la quantité de hippies arrivés avant eux&amp;nbsp;et sûrement pour la même raison, si elle confirmait &lt;i&gt;ipso facto&lt;/i&gt; la réalité de leur objectif, compromettait l’idée un peu naïve d’une expérience intime). Enfin, ils étaient arrivés et n’allaient pas faire demi-tour maintenant…&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Après quelques minutes d’une descente abrupte à flanc de vallon, le sentier s’était redressé et arrondi en une courbe plus clémente courant entre la ligne des arbres et de petits escarpements rocheux. Ils avaient traversé sans difficulté le ruisseau, notant au passage l’humidité glacée s’élevant de l’eau, puis avaient suivi rive droite un net sentier qui longeait les terrasses du flanc herbeux s’ouvrant devant eux. Ils avaient croisé et salué deux couples qui remontaient vers la route, et comme la percussion reprenait sa rengaine, ils étaient arrivés devant deux tentes à côté desquelles cuisinait un petit groupe. Ils avaient posé leurs sacs un peu plus loin, sur une aire plane et dégagée derrière un massif d’arbustes à épines qui les protégerait, tout près d’un foyer de pierres plein de cendres et de plusieurs gros cailloux disposés autour en guise de sièges. Ils avaient monté la tente rapidement et installé à l’intérieur duvets et couvertures puis, serviettes à la main, avaient repris le sentier qui descendait entre les arbres. Cent mètres plus loin environ, un mince voile brumeux leur barrait la route, qui dansait au-dessus d’un filet d’eau courant vers le fond de la gorge. Ils avaient suivi des yeux le filet d’eau et découvert en contrebas un couloir de vapeur s’élevant entre les arbres. C’est alors seulement qu’ils avaient senti l’odeur du soufre. L’image irréelle des quatre bassins grossiers fait de pierres empilées, étagés l’un au-dessus de l’autre sur une trentaine de mètres dans la pente de la ravine, leur était apparue après celle, tout aussi irréelle quoique moins improbable, des vêtements, sacs,&amp;nbsp;serviettes et peignoirs pendus aux branches des arbres en un patchwork multicolore. Ils s’étaient approchés du premier bassin, curieux et incrédules, fascinés et timides.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Deux couples, nus, étaient assis sur les grosses pierres du rebord, de l’eau jusqu’aux genoux, tandis que deux filles étaient étendues en travers sur le dos, nues également, la tête et les pieds, seuls, au-dessus de la surface. Un jet d’eau fumante jaillissant à un mètre cinquante du sol environ, alimentait le bassin et saturait l’air de vapeur soufrée. Comme leurs yeux s’habituaient à l’obscurité et perçaient à travers l’atmosphère humide, ils avaient reconnu les corps pâles – sept ou huit, peut-être plus – alignés dans le bassin inférieur et qu’ils avaient d’abord pris pour des pierres. Ils avaient salué à la ronde d’une voix hésitante, avaient retiré leurs vêtements et, comme dans ces rêves où les choses les plus étranges sont celles qui paraissent, paradoxalement, les plus naturelles, ils les avaient suspendus à la branche la plus proche. Ils s’étaient regardés en souriant et s’étaient embrassés un instant en tremblant de froid, avant de s’approcher de l’eau. Dans la clarté pâle qui filtrait entre les arbres et nimbait la vapeur en suspension d’un halo irréel, la nudité redevenait simple, évidente&amp;nbsp;; et presque nécessaire. Quand ils avaient plongé un pied puis l’autre dans l’eau, la brûlure – au lieu de les réveiller – les avait encore confortés dans l’idée que tout n’était qu’un rêve… La température du bassin ne devait pas dépasser les quarante degrés, mais dans l’air glacé de cette nuit de décembre, la sensation de chaleur relative était beaucoup plus intense.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Ils s’étaient accroupis en silence, de l’eau jusqu’à la poitrine&amp;nbsp;; ils avaient ri et s’étaient regardés sans trop y croire&amp;nbsp;; ils avaient avancé avec précaution jusqu’au jet fumant et senti sa morsure, comme autant de piqûres d’insectes dans le dos et sur le torse, sur leurs cuisses, leurs bras, leur sexe&amp;nbsp;; ils avaient osé s’asseoir sous le jet, les épaules et le crâne pétris et envahis par le vacarme brûlant et furieux&amp;nbsp;; ils étaient retournés s’installer près du rebord, souriant aux couples déjà assis et là, ils avaient cherché la position idéale&amp;nbsp;: les jambes immergées et le haut du corps enveloppé par l’obscurité glacée. Ils se parlaient à peine, se regardant dans les yeux et souriant en silence. Comme les uns s’en allaient, blottis dans leurs serviettes et peignoirs, fumant ou buvant du vin à la bouteille, d’autres arrivaient qui parlaient à peine, suspendaient leurs habits aux branches laissées vacantes et tendaient vers l’eau leur nudité opalescente. Va-et-vient muet de corps anonymes se relayant dans la vapeur. Chorégraphie sans musique, pudique et fragile. Expérience absolue de communion généreuse et sincère.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-UIIj50M_vR4/TuyRR_X7pdI/AAAAAAAAAQk/7tv1Sym4cgU/s1600/DSC04963small.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="425" src="http://2.bp.blogspot.com/-UIIj50M_vR4/TuyRR_X7pdI/AAAAAAAAAQk/7tv1Sym4cgU/s640/DSC04963small.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Au bout d’un moment, après que le corps s’était habitué à l’atmosphère saturée et que la respiration était redevenue confortable, ils avaient commencé à se parler à voix basse, à se raconter la lune entre les branches, les pierres luisantes et les feuilles mortes à la surface de l’eau, l’odeur du soufre mêlée à celle du cannabis. Ils s’arrosaient mutuellement, se caressant le dos et les épaules, prenant entre leurs mains fraîches leur nuque brûlante. Puis ils s’étaient levés, avaient enjambé les deux corps étendus à leurs pieds et étaient sortis de l’eau. Le froid ne s’était pas fait sentir tout de suite, comme si toute la chaleur accumulée dans leur chair devait durer un moment encore. Ils s’étaient séchés en s’appuyant aux troncs, s’étaient rhabillés et étaient remontés lentement jusqu’au sentier et de là jusqu’à leur tente. Ils avaient bu du vin et mangé du fromage tout en préparant une soupe instantanée agrémentée de poireau et de vermicelle. Ils avaient mélangé une boîte de thon et un demi-avocat coupé en dés qu’ils avaient étalés sur le pain qui restait pendant que le vermicelle gonflait sur le réchaud. La soupe brûlante laissait dans leur corps une sensation proche de celle de l’eau soufrée, tandis que le froid de la nuit se faisait plus intense.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify;"&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Après le repas, ils étaient entrés dans la tente presque sans parler et avaient fait l’amour lentement, cherchant la chaleur au creux des corps, dans la paume de leurs mains, sur leurs lèvres. Elle s’était étendue sur lui, glissant et s’étirant doucement pour offrir à sa bouche la caresse de ses seins, de son cou, de ses cuisses et de son ventre. Quand il avait pris ses reins à deux mains pour la serrer un peu plus contre lui, ils avaient joui ensemble assez vite, ce qui était inhabituel. Puis ils s’étaient enveloppés dans les duvets et les couvertures, et avaient entamé la plaque de chocolat achetée l’après-midi à la frontière. Plus tard, comme ils s’étaient rhabillés et qu’il s’occupait de ranger la vaisselle et&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 47px;"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-indent: 47px;"&gt;les provisions, elle avait sorti de son sac la petite boîte en fer blanc où elle gardait tabac, papier et cannabis, et avait roulé un joint. Même à cette distance des sources, l’air devait être chargé d’humidité car le papier collait mal et elle dut s’y prendre à deux fois, ses doigts engourdis par le froid. Ils avaient fumé debout, blottis l’un contre l’autre dans leurs vestes polaires, tout en regardant la lune au beau milieu du ciel. Ils avaient disserté longtemps sur l’origine physique de son halo gigantesque&amp;nbsp;: sans doute lié à toute la vapeur d’eau en suspension dans le vallon. Ils avaient vu ou entendu plusieurs groupes remonter vers la route et avaient décidé d’un seul regard de retourner se baigner.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 47px;"&gt;&amp;nbsp;Quand ils étaient arrivés, il restait un couple dans le premier bassin et tout au plus trois ou quatre personnes dans le dernier, tout en bas – plus vaste et plus profond. Ils avaient répété le rituel en silence, avaient pendu leurs habits aux branches et étaient entrés religieusement dans l’eau brûlante. Peut-être parce qu’ils avaient fait l’amour et fumé un joint, ou bien parce qu’ils étaient pratiquement seuls et qu’il était déjà tard, lui s’était assis en tailleur, de l’eau jusqu’au diaphragme. Elle s’était assise sur lui, ses jambes autour de ses reins et ses bras sur ses épaules. La température était idéale, le jet bouillonnant les éclaboussait de temps en temps d’un gargouillis erratique, la lune jouait à cache-cache entre les branches et donnait à la vapeur en suspension autour d’eux des airs de film fantastique. Le temps était aboli, comme si la nuit n’avait jamais commencé. Rien n’indiquait, d’ailleurs, qu’elle dût jamais s’achever… Longtemps après, le groupe du bassin inférieur était sorti de sa torpeur&amp;nbsp;: tous ensemble ils s’étaient séchés et rhabillés assez vite, avaient éteint les bougies et rangé repas et bouteilles dans leurs sac. Ils étaient passés à côté d’eux et avaient salué – qui d’un geste qui d’un murmure – avant de disparaître dans la nuit. Une dizaine de minutes plus tard, le couple qui partageait leur bassin avait aussi tiré sa révérence, les laissant tout deux absolument seuls.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 47px;"&gt;Ils avaient attendu un peu, essayant d’enregistrer le maximum, de fixer au mieux tout ce que l’instant leur offrait&amp;nbsp;: à leurs yeux et à tous leurs sens, à fleur de peau. À fleur d’eau&amp;nbsp;: les sons, les odeurs, les images. Ils avaient ri, enfin. Ri de l’exotisme intolérable et du romantisme un peu comique de la situation&amp;nbsp;; ri du décor, de la chaleur de l’eau et du froid de la nuit&amp;nbsp;; ri de la lumière de cette dernière pleine lune de l’année qui les baignait et les inondait&amp;nbsp;; ri d’eux-mêmes et de leurs corps nus, de leur étreinte dans les bois et de leur propre rire&amp;nbsp;; ri de l’univers bienveillant qui les traitait avec tant d’égards&amp;nbsp;; ri en le remerciant à voix haute de sa générosité. Ils avaient ri, enfin, de leurs baisers et du soufre qui devait leur monter à la tête. Ils avaient ri jusqu’à ce qu’il la pénètre à nouveau au milieu du bassin, mordant dans sa nuque qui brillait sous la lune. Ils avaient ri d’être seuls, ici, à faire l’amour, quand toute la foule des hippies avait déserté les lieux, retournée à ses tentes et à ses vans. Et après qu’elle avait joui à nouveau, enroulée autour de lui, ils étaient restés un temps encore sans bouger, respirant les vapeurs et les rumeurs de la nuit. Puis ils étaient sortis de l’eau, s’étaient séchés et habillés, avaient regagné leur tente et s’étaient blottis, enlacés, sous toutes les couches qu’ils avaient apportées avec eux. La nuit avait été froide, beaucoup plus froide que ce qu’ils avaient imaginé.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 47px;"&gt;Ils avaient peu et mal dormi, changeant de position souvent pour soulager leurs corps engourdis. Au matin seulement, la tente réchauffée par les premiers rayons du soleil, ils avaient pu se reposer un peu. Des groupes de baigneurs passaient déjà sur le sentier à quelques mètres de là. Ils s’étaient alors extirpés de leurs duvets, avaient replié et rangé toutes leurs affaires en silence tandis que le café toussotait sur le réchaud. Ils avaient respiré longuement, leurs tasses fumantes collées à leurs lèvres bleuies, avant de boire le café en mangeant le reste du chocolat. Puis ils avaient pris leurs sacs et regagné le parking lentement, pesant chaque pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 47px;"&gt;Ils avaient décidé de ne pas retourner aux sources&amp;nbsp;; de garder intacts les souvenirs de la nuit&amp;nbsp;: de ne pas affronter la saleté et les ordures laissées par les dizaines de visiteurs, ni les bassins plus petits et boueux dans la lumière du jour. Ils étaient arrivés à la voiture sans s’être retournés une seule fois, avaient mis les sacs dans le coffre et s’étaient assis sans un mot. Elle avait démarré, l’avait regardé dans les yeux en souriant une longue, interminable seconde et avait mis l’Opel sur le chemin du retour.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 47px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 47px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-8975622506998737938?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/8975622506998737938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=8975622506998737938&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8975622506998737938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8975622506998737938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2011/12/detour-aux-sources.html' title='détour aux sources'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-UIIj50M_vR4/TuyRR_X7pdI/AAAAAAAAAQk/7tv1Sym4cgU/s72-c/DSC04963small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-857022259306821951</id><published>2011-02-27T10:56:00.000-08:00</published><updated>2011-12-17T06:14:26.462-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='actualité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autres/otros'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>où que mon regard se pose</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: center;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px; font-family: 'Lucida Grande'; font-size: 13px; white-space: pre;"&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;(un an les yeux ouverts, février 2010 à février 2011)&lt;span class="Apple-style-span" style="-webkit-border-horizontal-spacing: 0px; -webkit-border-vertical-spacing: 0px; font-family: Times; font-size: small; font-style: normal; font-weight: normal; white-space: normal;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoBodyTextIndent" style="text-align: justify;"&gt;Je m’appelle Antoine, j’ai 32 ans. J’ai eu besoin d’écrire aujourd’hui pour partager des instants vécus&amp;nbsp;: mis bout à bout, ces témoignages visitent une année de ma vie. Mais plus encore, ils donnent corps à une voix que je ne veux plus taire. Si je parle d’actualité ou de société, si j’évoque certains des événements qui ont fait et font partie de l’Histoire récente, je ne prétends pas à l’exhaustivité, ni même à la justesse de mes analyses. Je ne peux partager qu’une expérience propre, partiale et partielle, sur douze mois (février 2010 à février 2011): la mienne.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;Février 2010, &lt;i&gt;un &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;requiem&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt; pastoral&lt;/i&gt;&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; je travaille alors au pays basque français, en tant que vétérinaire sanitaire du bétail. Terroir de traditions et de caractère, l’élevage y est principalement ovin laitier pour le fromage (race Manech sur l’AOC Ossau-Iraty), avec la production d’agneau de lait qui en découle, et bovin allaitant (essentiellement en race Blonde d’Aquitaine). Quelques ateliers de brebis laitière hors AOC (Lacaune pour la plupart) et quelques rares ateliers de Bovins laitiers (race Prim’Holstein). Au contact du monde rural, je mesure l’absurdité d’un système agricole où l’on produit à perte, où l’on accumule les dettes et où l’on consacre plus de temps à remplir des formulaires et renvoyer des attestations qu’à s’occuper des bêtes et des terres. Je prends aussi la mesure de l’exaspération et de la lassitude d’une France qu’on abandonne, qu’on dénigre et qu’on sacrifie… Loin des simagrées et des fastes du Salon de l’agriculture, les éleveurs français agonisent. Nourrir et soigner un bovin pendant un an coûte plus cher que ce qu’il rapportera une fois abattu. Le prix au kilo de l’agneau du pays, dicté par les lobbies de la grande distribution, ne cesse de baisser quand le prix des aliments ne cesse de grimper. Les exploitants de la filière bovine laitière n’en finissent pas de mourir dans l’indifférence générale, étouffés par des quotas archaïques et des prix planchers insultants. Les seules ressources qui permettent encore de boucler le budget annuel sont les subventions européennes et leur cortège de primes. On demande à des hommes et des femmes dont les conditions de travail sont rudes, de produire à perte des denrées bradées sur un marché saturé, pour finalement empocher une subvention de l’Union en fin d’année. Le monde rural marche sur la tête jusqu’à en avoir la migraine&amp;nbsp;; il agonise dans un système de production grotesque sans lien avec le métier de paysan. Depuis longtemps déjà la quantité passe avant la qualité,&amp;nbsp;pour finalement détruire la production en bout de chaîne afin de maintenir les prix. Les banques et l’industrie phytosanitaire contrôlent l’outil de production en amont, la grande distribution fait la loi en aval. Pour la troisième année consécutive, l’épidémie de fièvre catarrhale (langue bleue) qui sévit en Europe et sur le territoire, rend obligatoire une campagne de vaccinations très lourde qui est loin de faire l’unanimité. Tous les animaux adultes sont concernés, la vaccination est contraignante, elle exaspère les éleveurs qui doutent et de son utilité et de son inocuité&amp;nbsp;: il y aurait des effets sur la production laitière des brebis, sur la fertilité des vaches, on parle d’avortements… En plus, la fièvre catarrhale, il n’y en a pas eu dans le département depuis 2008. On a beau jeu de leur dire que s’il n’y en a pas, c’est précisément parce qu’ici on a vacciné tôt et fort. Ils grognent que les labos et les vétos s’enrichissent sur leur dos. Le monde rural en a marre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;Avril 2010, &lt;i&gt;l’effet papillon&lt;/i&gt;&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; au milieu du chaos provoqué par l’éruption d’un volcan en Islande, je passe mes journées à espérer un coup de fil de l’aéroport de Barcelone, attendant de pouvoir m’envoler pour New York. Le trafic aérien est paralysé sur, vers et depuis la plupart des villes d’Europe, et tout le monde mesure soudain à quel point voler nous est devenu indispensable. A mon arrivée à Brooklyn, je rencontre un groupe de jeunes écologistes qui luttent contre la prospection gazière dans l’état de New-York. Les réserves en eau douce de l’état, parmi les plus pures de tout le territoire, alimentent directement le réseau d’eau potable de la ville, dont la qualité ferait rougir un Barcelonais ou un Parisien. En compagnie d’une amie, je descends vers les Appalaches et m’enfonce jusqu’au village perdu de Rock Creek, West Virginia. Au creux de profonds vallons boisés s’écoulent sans hâte des rivières cristallines au cours paisible. Un vrai coin de paradis&amp;nbsp;? Hélàs… Dans cet état pauvre et frappé par le chômage, la population survit péniblement de sa principale ressource naturelle&amp;nbsp;: le charbon. Et les grosses compagnies pétrolières utilisent ici une technique d’extraction particulière&amp;nbsp;appelée Moutain Top Removal, littéralement «&amp;nbsp;retrait du sommet des montagnes&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Elle consiste en effet à détruire et araser les collines depuis le haut, à la dynamite et au bulldozer. Il faut ensuite évacuer des millions de tonnes de gravats, roches et arbres qui, poussés dans les vallées, ensevelissent forêts et ruisseaux, afin d’isoler une petite proportion de charbon. On doit enfin le purifier et le rincer, au moyen de dizaines de milliers de mètres cubes d’eau douce que l’on empoisonne au passage avec des substances chimiques, métaux lourds, arsenic, mercure et autres. Le rendement est médiocre, mais le coût de revient reste très inférieur à celui d’une extraction classique avec mines et galeries. Je passe quelques jours à Rock Creek au sein de la communauté d’activistes, pour la plupart des jeunes de la région, qui, rassemblés derrière Larry Gibson, se battent pour faire cesser cette destruction absurde de leur terre. L’eau du robinet n’est plus potable et c’est souvent une boue noirâtre qui remplit les éviers et les baignoires. Les maladies respiratoires, cancers et allergies liés à la pollution chimique se multiplient. La population meurt à petit feu et les compagnies pétrolières s’enorgueillissent de créer de l’emploi localement tout en fournissant du combustible bon marché pour les centrales thermiques qui alimentent tout le pays. Ici, on arase les collines et on laisse des plateaux stériles, pudiquement replantés de gazon. Les compagnies pétrolières ont le cynisme de construire là en haut des aires de pique-nique et de signaler les sites de reboisement à grand renfort de pancartes «&amp;nbsp;Nous replantons pour vous&amp;nbsp;» et autres slogans du même tonneau... En s’appuyant sur mon bras pour monter le talus qui nous sépare des bulldozers, un Larry Gibson fatigué mais résistant me confie, un peu las : ils nous prennent nos montagnes et les gens d’ici ne s’en rendent pas compte. «&amp;nbsp;Difficile de remarquer ce qui n’est plus là&amp;nbsp;» est une phrase que j’emporte avec moi, qui m’accompagne et dont je redécouvre régulièrement toute la portée. Pendant ce temps, à deux cents kilomètres au nord-est, le Parc National de Shenandoah, l’un des plus célèbres et des plus visités des Etats-Unis, est un temple de la nature sauvage des Appalaches. Au creux de profonds vallons boisés s’écoulent sans hâte des rivières cristallines au cours paisible. Un vrai coin de paradis…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-QybYiRrgBeg/TuyaHppXw7I/AAAAAAAAAQw/_rANEQ72jBM/s1600/no%2Btrespassing%2B%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="427" src="http://4.bp.blogspot.com/-QybYiRrgBeg/TuyaHppXw7I/AAAAAAAAAQw/_rANEQ72jBM/s640/no%2Btrespassing%2B%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;Mai 2010, &lt;i&gt;quand l’or noir&amp;nbsp;fait tache&amp;nbsp;&lt;/i&gt;:&lt;/b&gt; je traverse bouche bée, yeux écarquillés, les états du Sud dévastés par la crise bancaire de 2008-2009. Caroline du Nord, Tennessee, Alabama et Mississippi, pour finalement arriver en Lousiane, but de mon périple. Tout au long des highways, des villes fantômes, sinistrées. A l’entrée de l’une d’elles, un château d’eau d’un vieux vert annonce «Greensboro, capitale du poisson-chat&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&amp;nbsp;rue principale déserte, fenêtres murées et persiennes baissées se succèdent. Quelques maisons sont déjà en train de s’effondrer. Même les pancartes «&amp;nbsp;à vendre&amp;nbsp;» semblent défraîchies et les quelques commerces encore ouverts donnent le cafard. Le General Store liquide avant fermeture. Près de la moitié des habitants ont disparu, raconte la bibliothécaire municipale qui est contente de parler un moment. Elle brade une bonne partie de sa collection de livres de prêt et j’achète un vieil album de Peanuts pour 25 cents. Quand j’arrive à la Nouvelle-Orléans le surlendemain, la gigantesque marée noire s’étend dans le Golfe du Mexique depuis douze jours déjà. Les locaux sont plus accablés par la fatalité que véritablement en colère. La ville ne s’est pas encore remise du passage de Katrina en 2005 et de nombreux quartiers, ravagés, ont été évacués. A la périphérie, dans les zones les plus pauvres, ce sont des blocs et des blocs de maisons individuelles, le plus souvent de plain-pied et en bois, qui s’alignent l’une à côté de l’autre, éffondrées, affaissées, tordues ou branlantes, comme autant de visages grimaçants. Portes et porches dessinent un rictus sardonique que deux fenêtres encadrent comme des yeux au beurre noir. Un front plissé, boursouflé, et les restes d’une toiture hirsute complètent le portrait qui se répète invariablement rue après rue. Des enfants jouent sur les pelouses, surveillés par de vieilles femmes noires et fripées comme je découvre avec stupeur que la vie continue&amp;nbsp;; qu’ici non plus, les tragédies ne changent rien, n’ont rien changé&amp;nbsp;; que c’était déjà dur hier, que ça le sera demain. Dans les arbres, les colliers de perles multicolores du Mardi-Gras sont encore là pour rappeler avec une certaine ironie que tant qu’il y a de la vie… En ville, les estimations avancées par les experts de BP viennent d’être revues à la hausse par des plongeurs indépendants&amp;nbsp;: pour la première fois, on entend parler de poches retenues en profondeur. Rien n’est fait pour protéger le littoral ni les fragiles écosystèmes de la lagune, des swamps, des bayous. Le gouvernement Obama est silencieux. On parle de jeter tout et n’importe quoi à la mer pour absorber le pétrole&amp;nbsp;: des éponges géantes canadiennes, des micro-billes, des tresses de cheveux… Les bénévoles s’alignent et se pressent en rangs serrés, sans matériel ni instructions, il en arrive de tous les Etats-Unis, chaque jour. Face à la plus colossale marée noire de l’histoire de l’humanité (4,9 millions de barils de pétrole), BP fait des promesses et la Louisiane a déjà trop mal pour pleurer.&amp;nbsp;Pendant trois longs mois, le gisement sous-marin va répandre dans le Golfe entre 8500 et 10000 mètres-cubes de pétrole par jour… L’opinion publique et la presse auront fini de s’y intéresser bien avant le 15 juillet, date à laquelle le puit sera finalement condamné. Les conséquences écologiques de la catastrophe sont inimaginables. Les leçons que nous en aurons tiré&amp;nbsp;: inexistantes.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-DP6Zzce0Sww/TuyeAhGpc4I/AAAAAAAAAQ4/DACrnzopCfU/s1600/ho+1277+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em; text-align: center; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;img border="0" height="451" src="http://3.bp.blogspot.com/-DP6Zzce0Sww/TuyeAhGpc4I/AAAAAAAAAQ4/DACrnzopCfU/s640/ho+1277+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;Octobre 2010, &lt;i&gt;la pêche miraculeuse&lt;/i&gt;&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; je ne sais plus bien comment, mais voilà que début octobre, on me propose une mission urgente. Dix jours plus tard, et après des heures de discussions au Consulat de France à Barcelone, je me retrouve sur un vol de Royal Air Maroc pour la Mauritanie. J’arrive à Nouakchott avec une minuscule délégation espagnole (nous sommes deux), en qualité d’interprète pour le MARM (Ministère espagnol de l’agriculture et de la pêche). Je dois y assurer la traduction d’un séminaire sur les techniques d’audit et l’hygiène dans l’industrie des produits de la pêche. Dans le cadre d’un programme de coopération, ce cours sera donné deux fois, à Nouakchott puis à Nouadibhou. L’auditoire est constitué à chaque fois d’une dizaine de professionnels du secteur&amp;nbsp;: Ministère de la Pêche, Office National de la Pêche, inspecteurs officiels et responsables de la qualité dans des entreprises locales. L’objectif du séminaire est de présenter les techniques d’audit spécifiques pour le secteur, en mettant l’accent sur les normes et systèmes de certification des chaînes de grande distribution en Europe, ainsi que sur leurs exigences respectives. Autrement dit, nous allons présenter aux professionnels locaux le cadre de travail auquel ils devront, à terme, se conformer, pour pouvoir exporter leurs produits vers le marché européen. D’après un rapport des Nations Unies, plus de 40% de la population mauritanienne vit en dessous du seuil de pauvreté et le PIB par habitant est de l’ordre de 400 dollars… La population se concentre dans sa grande majorité sur la bande littorale, la capitale Nouakchott abritant environ un quart des habitants du pays. Avec la plus grande réserve de poisson de l’Atlantique nord, avec des eaux d’une exceptionnelle propreté (en l’absence de toute pollution industrielle ou biologique) et avec 600km de côtes pratiquement vierges, la pêche est une ressource formidable et un énorme capital… qui profite principalement à des sociétés étrangères. La pêche en Mauritanie est presque exclusivement côtière, artisanale et familiale. Des milliers de pirogues quittent chaque matin les ports de Nouakchott et Nouadibhou et rentrent dès qu’elles sont pleines, après avoir passé quelques heures à quelques jours en mer. Le poisson, à de très rares exceptions près, n’est pas transformé sur place&amp;nbsp;: congelé entier ou en filets, parfois expédié fais, il est destiné au marché espagnol (îles Canaries, notamment) et français. Le prix de vente est prohibitif pour les consommateurs locaux, mais très avantageux pour les industriels européens de la filière agro-alimentaire, qui achètent, transforment et distribuent. Il s’agit d’espèces de poissons et crustacés à forte valeur&amp;nbsp;(thiof, saint-pierre, daurade, sole, langouste et cigale de mer). Les céphalopodes (poulpe) sont quant à eux orientés vers le nord de l’Espagne (Galice) et le marché japonais. Dans ce dernier cas, la marge entre le prix d’achat en Mauritanie et le prix de revente au Japon est énorme. Autrement dit, la Mauritanie offre une pêche du jour ultra-fraîche, une matière première de très bonne qualité, avec peu ou pas de problèmes sanitaires (pas d’Anisakis, pas de métaux lourds, pas de pollution par les hydrocarbures, pas de problèmes de Listeria). En conclusion, un négoce juteux dont le pays ne voit pas les fruits... Me voilà donc en train d’expliquer à des Mauritaniens (qui ne peuvent pas boire l’eau du robinet, ni manger le poisson qu’ils produisent) qu’ils doivent satisfaire les normes prescrites par les recommandations européennes. Et que pour cela ils doivent&amp;nbsp;rincer le poisson pêché avec une eau potable de qualité, soigneusement chlorée et filtrée, et contrôler le niveau de chloration régulièrement. Qu’il leur faut fournir aux manipulateurs des gants jetables de couleur (pour détecter d’éventuels morceaux&amp;nbsp; de gants qui pourraient se déposer sur le poisson), de préférence en nitrile et non en latex, car celui-ci est allergène et donc dangereux pour le consommateur européen, et qu’il est indispensable de changer ces gants régulièrement au cours de la journée. Alors que les gants d’examen jetables, même en latex, manquent jusque dans les hôpitaux du pays. Qu’il est urgent d’améliorer les systèmes d’assurance qualité, c’est-à-dire d’enregistrer par écrit et de conserver pendant 6 mois au moins tout ce qui a trait à la traçabilité, aux opérations quotidiennes de nettoyage et désinfection des locaux et du matériel, au contrôle des fournisseurs, à la formation du personnel, à la maîtrise de la chaîne du froid, au procédures de contrôle des nuisibles et aux plans de maintenance préventive des installations. &amp;nbsp;Qu’il convient d’améliorer la technique de préparation des filets afin d’enlever toutes les arêtes, parce que le consommateur européen déteste les arêtes… Et je me demande tout en leur traduisant toutes ces recommandations, en écoutant ce flot de consignes qui sort de ma bouche pendant des heures et des heures, comment le consommateur européen a l’estomac assez solide pour digérer son filet de Saint-Pierre mauritanien à 25 euros le kilo. Sans doute parce qu’il ne sait rien de tout ça, qu’il ne soupçonne pas qu’à Nouadibhou, on traite sa Daurade avec plus d’égards et de précautions que les nouveaux-nés et leurs mères à l’hôpital régional.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-s5Yw9iclz1o/TuygtK6jqeI/AAAAAAAAARA/YtsMJ4bJZfc/s1600/apr%25C3%25A8s+la+p%25C3%25AAche+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="462" src="http://1.bp.blogspot.com/-s5Yw9iclz1o/TuygtK6jqeI/AAAAAAAAARA/YtsMJ4bJZfc/s640/apr%25C3%25A8s+la+p%25C3%25AAche+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;Novembre 2010,&amp;nbsp;&lt;i&gt;quarante ans dans le désert&lt;/i&gt;&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; de Nouadibhou, mon vol de retour passe par les Canaries et j’ai la chance de pouvoir y prendre deux semaines de vacances. A quelques centaines de kilomètres de là, le Maroc occupe depuis 35 ans le Sahara occidental (depuis le retrait de l’Espagne en 1976). Le 8 novembre, toute la population de Las Palmas – encore grossie par des Canariens des autres îles et des milliers de touristes venus spécialement pour l’occasion – se prépare à célébrer son festival annuel de musiques du monde, le WOMAD, qui fait souvent la part belle aux cultures méditerranéennes, du Maghreb et d’Afrique Occidentale. C’est au petit matin de ce 8 novembre que l’armée marocaine attaque et ravage le camp de réfugiés de Gdeim Izik, où vivent 25000&amp;nbsp;réfugiés Saharaouis. Selon les autorités espagnoles, 12 personnes ont été tuées au cours de l’opération, 700 ont été blessées et près de 150 sont portées disparues. Au moins 2000 personnes ont été arrêtées. Tournés vers la mer, nous cherchons des yeux le nuage ocre de sable brûlant qui s’élève de la côte africaine, comme si le vent qui le balaye vers nous pouvait aussi nous apporter le bruit des armes et les cris des réfugiés… Ma dernière nuit à Las Palmas sera celle du concert survolté de Terakaft, quartet de rock Touareg à l’énergie et au charisme hors du commun, et de la manifestation pacifique improvisée pour le Sahara occidental libre. C’est une nuit que je n’oublierai pas. Le lendemain midi à l’aéroport, je reconnais, juste à côté de moi, trois des musiciens de Terakaft qui facturent leurs bagages sur le même vol. L’un d’eux, qui porte encore les stigmates d’une nuit longue et sans sommeil, s’emporte et hausse le ton parce qu’on ne lui laisse pas prendre l'étui contenant sa guitare en cabine… L’embarquement est retardé, et deux des Terakaft cherchent leur acolyte, le même qu'auparavant, qui manque à l’appel. Une heure après, je les retrouve au complet dans l’avion. Tout semble en ordre, mais nous ne décollons pourtant pas. Les hôtesses vont et viennent, nerveuses, et le commandant de bord finit par faire une annonce.&amp;nbsp;La police va monter à bord pour évacuer un passager "conflictuel". Les murmures vont bon train. Il s’agit toujours du même musicien, décidément mal luné, qui aurait insulté et menacé verbalement une hôtesse. Deux agents de police se présentent, les musiciens touaregs discutent, essayent de clore l'incident à l'amiable. L’avion est plein de citoyens espagnols ou européens respectables et à mon grand effroi, en quelques secondes la moitié de la cabine siffle et pousse des cris de haine, exhortant la police à "sortir les barbus" ou à les "renvoyer chez eux" (sic). J’entends même un "foutez-les dehors" qui répond à un "tous les mêmes, tous des terroristes". Ma voisine, répugnante, vulgaire et trop maquillée, glousse que, s’ils ne sont pas terroristes, ils sont sûrement trafiquants de drogue et qu’elle ne veut pas imaginer ce qu’ils auront passé en soute. J’aimerais disparaître, ou arracher mon accoudoir et lui taper dessus avec pour qu’elle se taise. Les touaregs quittent l’appareil sous les huées et les applaudissements. On est enfin prêts à décoller quand un monsieur italien, de très bonne présentation, se lève et demande à parler au pilote&amp;nbsp;: sa fille, assise à côté de lui, est enceinte et il est hors de question de lui faire courir le moindre risque. Ils souhaitent quitter l’appareil à moins que les soutes ne soient vidées et entièrement contrôlées pour y chercher d’éventuels engins explosifs. Je crois rêver. En moins d’une minute, toute la cabine réclame à corps et à cris qu’on nous change d’appareil. Le commandant de bord intervient pour calmer les passagers, mais rien n’y fait. Vingt minutes plus tard, la navette nous emporte vers le terminal, où nous devrons identifier nos bagages un par un et attendre une heure de plus avant de pouvoir embarquer à nouveau. Le délit de faciès a encore de beaux jours devant lui, le culte de la peur aussi. Nous sommes le 14 novembre et dans un mélange de rage, de tristesse et de lassitude, je pense aux touaregs, à leur combat pour leur terre et j’ai honte d’être occidental dans cet avion qui pue la haine, la bêtise et le racisme.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;Janvier 2011, &lt;i&gt;plat du jour, émincé de service public&lt;/i&gt;&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; la boucle est presque bouclée, me revoici au pays basque français. Je travaille dans un abattoir, cette fois-ci. Les Services Vétérinaires d’Inspection sont un organe du ministère de l’agriculture dont la mission est de garantir la protection du consommateur en effectuant des contrôles sanitaires et en assurant l’inspection des animaux destinés à être abattus, des carcasses et des produits prêts à être consommés. Il s’agit dans la pratique d’une présence permanente et indépendante qui contrôle le respect des normes d’hygiène ainsi que la qualité du travail et des produits dans les abattoirs. Les vétérinaires et agents techniques en charge de l’inspection ne sont liés ni aux éleveurs, ni aux négociants, ni aux vétérinaires libéraux, ni à la direction de l’abattoir. Leur indépendance totale et l’absence de tout conflit d’intérêt dans leur position garantissent l’innocuité des produits, donc la sécurité du consommateur. Seulement voilà, en ce mois de Janvier, dans l’indifférence générale, le gouvernement propose un plan expérimental de «&amp;nbsp;transfert de compétences&amp;nbsp;» des Services d’Inspection vers les agents des abattoirs. Ceux-ci seront progressivement formés (en une à deux semaines, contre les 2 à 6 années d'études des techniciens et vétérinaires des Services d'Inspection) au «&amp;nbsp;tri des produits&amp;nbsp;». Autrement dit, on signe l’arrêt de mort du Service Public de protection du consommateur et on remet à l’abattoir la totale responsabilité d’inspecter et sanctionner son propre travail. A la fois juge et partie, on attend de l’abattoir qu’il agisse objectivement et impartialement. Qu’il coupe la branche sur laquelle il est assis en sanctionnant ses pratiques et en retirant des produits non conformes, au détriment de sa productivité&amp;nbsp;et de son résultat. Bien sûr, c’est dans l’air du temps de saborder le service public sous prétexte de réaliser des économies, mais on joue ici avec la santé publique. Et quand on sait ce qu’ont coûté la campagne Grippe A et les stocks de Tamiflu pour une épidémie qu’on attend toujours… On parle donc, à terme, d’une disparition des Services d’Inspection indépendants, et de l’hégémonie de l’industrie agro-alimentaire, toute puissante pour nous empoisonner. Avec toutes les toxi-infections alimentaires comme conséquence, ça permettra à l’industrie pharmaceutique de nous vendre encore plus de médicaments, que la sécurité sociale arrivera encore moins à rembourser.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;Février 2011, &lt;i&gt;où que mon regard se pose&amp;nbsp;&lt;/i&gt;: &lt;/b&gt;les magistrats français sont dans la rue et un vent de liberté souffle sur la Méditerranée. Je regarde sur Internet les images lauréates du World Press Photo 2010 et fais un bilan de l’année écoulée. A la radio, on parle de printemps arabe, de scandales au sein de notre gouvernement, et quelques voix s’élèvent timidement pour dénoncer les projets d’exploitation de gisements de gaz de schiste dans le sud de la France. Il y a un an, c’était dans l’état de New-York, mais je connais maintenant assez bien les techniques employées et leurs conséquences pour savoir qu'en penser… Bien sûr, je n’ai pas évoqué dans mes lignes la Chine, ni la Corée&amp;nbsp;; ni les conflits en cours, ni les dizaines de milliers de réfugiés entassés dans des camps ; ni les massacres de manifestants et d’insurgés en Thaïlande et en Birmanie. D’autres le font tous les jours, dont c’est le métier. Ils le font bien, au péril de leur vie parfois, avec passion et courage toujours. Mon intention n’est pas d’énumérer les tragédies humaines ou écologiques qui secouent la planète. C’est plutôt d’illustrer, à travers une expérience individuelle – qui est mienne et aurait pu être celle de n’importe qui d’autre – la&amp;nbsp; réalité suivante&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Où que mon regard se pose, j’y vois le mensonge, la cupidité et la bêtise triompher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Où que mon regard se pose, jour après jour, j’y vois le capital, l’argent des banques et des multinationales régner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Où que mon regard se pose, au gré de mon travail ou de mes voyages, j’y suis témoin de la destruction de la planète, de l’exploitation des hommes et de l’oppression des peuples.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;Où que mon regard se pose, j’y trouve un motif d’indignation, de colère, de révolte et de honte envers ce que, collectivement, nous construisons jour après jour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt;"&gt;C’est notre devoir d’ouvrir les yeux, de les poser sur notre quotidien et de ne pas les détourner. C’est notre devoir de nous indigner et de nous lever face à l’injustice, face au profit, face à la bêtise et face à l’oppression. Où que nos regards se posent, ils trouveront un motif d’indignation, de révolte: autour de nous, dans nos maisons, dans nos vies. Le voir et le dire n’est certes pas suffisant, mais c’est nécessaire!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;h1 style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: x-small;"&gt;&lt;i&gt;Antoine, 27 février 2011&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-857022259306821951?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/857022259306821951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=857022259306821951&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/857022259306821951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/857022259306821951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2011/02/ou-que-mon-regard-se-pose.html' title='où que mon regard se pose'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QybYiRrgBeg/TuyaHppXw7I/AAAAAAAAAQw/_rANEQ72jBM/s72-c/no%2Btrespassing%2B%2528small%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-356881497129364647</id><published>2010-11-22T10:04:00.000-08:00</published><updated>2010-11-22T10:10:29.454-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='letra/poesia'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Nouadibhou, chambre 214</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" align="center" style="text-align:center"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Bookman Old Style'; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" align="center" style="text-align:center"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Bookman Old Style'; "&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Tu ressembles à l’air qui me colle à la peau:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Lourd et moite il me cloue et me coud à ces draps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Le jour entre tes cuisses meurt et renaît ; tes bras&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Ont sur mes reins, déjà, resserré leur étau.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Seul tombe du plafond où se perdent mes yeux&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;La rumeur de métal – ô ce souffle glacé&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Qui s’abat sur mon front – de l’air conditionné ;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Seul monte de mon ventre l’éclat de tes yeux bleus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Je ne t’ai pas parlé : y a-t-il rien à dire ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Ni tu n’as dit un mot en te penchant sur moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Et l’écho de ta voix, seul, guide mon émoi,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Comme fouillant la brume la plainte d’un navire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;J’ai dû te convoquer dans l’heure la plus chaude&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Et les ombres s’allongent sur mon corps étendu&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Et le soir est au port un voile d’or tendu&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Dessus tes reins cambrés que la sueur érode.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;L’appel à la prière, qui plane sur la nuit&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Effleure de son aile en un frémissement&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;La tiédeur de l’absence et me dit tristement&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: &amp;quot;Bookman Old Style&amp;quot;"&gt;Que ton souvenir seul caresse mon ennui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" align="right" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-356881497129364647?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/356881497129364647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=356881497129364647&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/356881497129364647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/356881497129364647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2010/11/nouadibhou-chambre-214.html' title='Nouadibhou, chambre 214'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-3655656844365851258</id><published>2010-07-02T14:33:00.000-07:00</published><updated>2011-12-17T10:12:55.932-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='english'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='US of A'/><title type='text'>the US chronicles - episodes 4 &amp; 5</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Allo à tous !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;This was supposed to be a short post after one short, yet crazy week in and around Montreal. But things went their own (sweet) way... and one can do nothing but try to follow the flow. Today is June, 8th. And this is gonna be both episodes 4 and 5 together. I promise it's not gonna be twice as long as usual... Hem.&lt;br /&gt;Okay. My time up there began with that hot wild lonely and summerish sunny bicycle exploration of Montreal's fashionable and peaceful districts Le Plateau and le Mile End. Nice neighborhoods, little brick houses with exterior metal stairs to the first and second floors, lovely tiny gardens with flowers and sculptures / ceramic deers and dwarfs / chain locked bikes. Everybody here seems to at least have a bicycle, if not to use it. Plus a little garden with a ceramic baby deer (again!) and a couple of old pieces of furniture to abandon on the walkway straight in front of the houses. Desperately refraining myself not to pick everything single crappy round coffee table, old rocking chair or plastic deer (oops!) to fill my hosts’ houses. I rode along several parks -hippy atmosphere and people so glad to see the sun after a long freezing winter that they hardly can contain themselves and not start dancing naked in the fountains. Then, I rode on streets with fancy eco-friendly fashion nice laid-back artisanal delicatessen arty cafés and eclectic Quebec-French speaking nice people. Then, I rode to THE Mont Royal big hill park, after almost buying this broken mandoline from that music store offering such an amazing discount (Come on, I can discount down to 120$. -but, it's broken. -come on, 90$. -but, it's really broken. -okay, you're the tough client, uh, gimme 65$ and it's yours. -sorry but I don't want it, it's broken. -hey buddy, I cannot go under 55$, come on, 50 and you take it back to France with you... Endless. Fun. Ridiculous. Hilarious). The view over the city from le Mont Royal is nice and once the bike is launched down in the steep streets and you discover the brakes DON'T WORK AT ALL, the long way downtown is nothing but a short and -on the whole- delicious, enjoyable thrill! Saw the downtown district, the vieux port (t'habites p'u l'vieux port? merci les Nuls) and many random unexpected stores and things: mainly churches, parks, fountains, people and cafés. Got lost in Chinatown after taking a short nap in the sun on the Champ de Mars... Really tired by all these kilometers and lovely cafés, I slept du sommeil du juste and got ready the next morning for a 5 day hitch-hiking trip with Kim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-1TFQz-tJvG0/TuzWBfscgoI/AAAAAAAAARg/ciFSNj-6_AM/s1600/caribou-2010_097+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="426" src="http://3.bp.blogspot.com/-1TFQz-tJvG0/TuzWBfscgoI/AAAAAAAAARg/ciFSNj-6_AM/s640/caribou-2010_097+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;So, first and main part of this week's adventures: the hitch-hiking trip!&lt;br /&gt;In Quebec, they call hitch-hiking "faire du pouce" or even "poucer". The literal English translation would be "thumbing", and everybody will tell you it works pretty well. Especially Kim. Hem. After 3 hours on the highway at about 20 km from Montreal, right by the village -better say the ugly residential area- where Céline Dion was born and grew up (I now understand why she became who she is, poor little traumatized innocent child), nobody had stopped to pick us, except a policeman to politely, yet firmly, get us out the highway and back to a traffic light where the eventuality to get a lift to Quebec city was even lower. A guy finally stopped by our backpacks. He was going down to Montreal and we jumped in the bright blue and carbon all-tuned Mitsubishi Lancer to go back home. The guy had a manual gearbox and didn't consider it useful to use the third or any higher gear, although driving at about 90mph. Fast car, slow brain. He seemed to have nothing else under the reverse baseball cap than a real fascination for the noise of his huge and powerful engine. Shared a pretty interesting although way too short conversation. Hey, i'm kidding. At about 6pm on thursday, we were back in Montreal. A total failure? Nope, Ma'am. For then, we were lucky enough to move to the B plan, and I was lucky enough to see THE GAME. First adventure paused, to be continued soon, right after... the second one.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Second adventure: THE GAME!&lt;br /&gt;Everybody knows how keen I am on team sports... I saw my first hockey game on TV in a supporter-crowded bar with not one not two not three but four giant screens! Unforgettable. We (a small bunch of apparently normal friends) sat at a table by one of the giant screens and hugged our (unknown) new friends slash neighbours slash fellow supporters. We asked for some beer: whatever was on tap, fresh and served in a big container. And some peanuts: a lot, roasted, salted and served in a big paper bag easy to tear off so as to spread the peanuts on the table and share them with our new friends slash buddies slash etc...&lt;br /&gt;The game never began. It was endless. We had to ask for some more beers and peanuts. Then suddenly it started. It was endless. The rondelle (is it a puck?) was moving so fast from one side to the other, between fights and riots and prison and extreme violence and I couldn't understand anything and everybody was shouting and throwing peanuts at the bastards in white on the screens and it was hilarious and a bit stressful and scary at the same time and where the fuck is la rondelle? and GOOOOOOOOOOOOOOAL ! Oh my god. Oh my god. Oh my god. Oh my god. Such an explosion of extatic collective happiness! My unknow friends slash neighbours suddenly hug me and give me five and hit their chests against mine several times and Joder! They're all 2 meter high loggers and their hugging huuuuurts.&lt;br /&gt;It's probably worth saying that the Canadian (Montreal’s team) was in the final games of the East league, against Philadelphia’s Flyers. Flyers were leading the finals by 2 games to 0 (the winner is the team that first wins 4 games, it then becomse the East champion and goes playing the big final against the West champion). So tonight was either 0:3 for Philadelphia if they win, and it would be difficult to come back and it would be a tragedy. Or 1:2 if we (!!) win, and then everything would be possible again. They/we/the Canadian run and lead the whole game. It's beautiful. Oh my god. Those guys rock. I shout and scream and cry and laugh. I spend long intense seconds hugging my new friends the 2 meter-high loggers. It's so crazy. They/we/the guys win this game by five goals to one, and it's so beautiful the way they taught hockey and gave inspiration to the world for the next generations tonight. The score is back at 1:2 in the finals, and I hadn`t seen so many happy people since that summer when Jacques Chirac and Zinedine Zidane won the soccer world cup main dans la main (and after singing Le bruit et l'odeur, Mr. Chirac was singing “I will survive” hugging a second generation Maghrebi immigrant...). Aaah, the power of sport!&lt;br /&gt;Our guys are playing one game every other day until one of the teams scores the four games. Everything is now possible. The beer and peanuts have been flowing in my body with surprising fluidity. Smoothly. I shure enough weigh about 5 pounds more than when I stepped in Le Normand bar. Everybody's hugging and kissing and crying. It's wonderful. I wonder what it would be like if they had just said on TV that all wars are over and the definitive treatment for cancer has been found and global warming is on its way to be solved. Probably not even half the effusion of joy that is growing and spreading from the bar to the street and flowing from all the bars of the street and from all the streets of Montreal. We go to Sainte-Catherine to both witness and be part of the riots and celebration. Amazing. For a little while nothing else exists but beauty and magic and love and hockey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-vfVq_Lt79-I/TuzRuf8emII/AAAAAAAAARQ/8Fq5vEBTkTg/s1600/caribou-2010_071+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="426" src="http://2.bp.blogspot.com/-vfVq_Lt79-I/TuzRuf8emII/AAAAAAAAARQ/8Fq5vEBTkTg/s640/caribou-2010_071+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Hey, wait a second. Fuck! I almost forgot I hated team games exactly for all these things... This fake and dangerous identity "we're all bros" feeling. This stupid power you give this stupid game to decide whether you're happy or depressed. This hability team games have to move hundreds of thousands of people together when not a single cause nor fight on earth can move them anymore: not free Tibet, nor global warming, nor the crisis. And not peace on earth, neither. The idea of democracy and the price of freedom, art and the witness of beauty, either in a museum or in everyday's little pieces of magic, building communities of peace, neighbourhoods of trust, lands of mutual respect, making the world a better place. Huh! Try to move people with those causes... Ah ah ah. Now look at professional team games and think of the millions of euros and dollars they move and bring not only to those idiot retarded players but to the smart investors. Think of the impact they fucking have on the trading centers and the health and the wealth of our markets. Think of the impact they fucking have on our moods and the health and the wealth of our minds. Consider the easy and subtle way they have so many people dressing the same, painting their face the same, raising their arm the same, singing the same idiot national pride and identity slogans and songs, in a manner that has so little to envy to the biggest fascist manifestations of hating the neighbours in the History.&lt;br /&gt;I hate team games because it's so easy to get overwhelmed by such an intense collective feeling, when our century – together with its postmodern plague – is characterized by individuality and selfishness. Everybody thinks about nothing but oneself and one's immediate particular interests and everybody's losing the sense of the common effort, of a common goal. And solidarity sounds like a rusty, fossil word. And no random person will help you when you stumble on the street, or when you're hitch-hikling, or when you really need him/her at the booth to listen to your problem and try to solve it instead of just saying "cannut dou dat " and calling the next in line.&lt;br /&gt;And suddenly comes that army of retarded idiots with their colored, sponsored shirts and they run after a ball or a puck, and everybody feels such a warm and intense collective movement towards them. And everybody believes it is so cool and nice to experience that, when it's not that. When it's just the opposite. When team games are lame and disgusting and ugly. If you think watching tonight's game and celebrating with a two hundred thousand crowd of unknown friends is a genuine true collective moment of communion and sharing, then, let me tell you something. Then, you probably believe what happens at a Mc Donald's is about food. Then, you probably believe what happens in a porn movie is about sharing and pleasure. Then, you probably believe working for the man five days a week, earning good money and spending it at the shopping mall on Saturdays has something to do with life. Then, we probably disagree on many things, but hey! That's okay. No problem. Let's live on the same planet anyway... And, wait a second, I had a GREAT night, I must recognize. Honestly! I swear. That's where the danger is. I luved dat. Like heroin when it's the very first time, maybe? Go tell that to a junky...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;and the painted guys on the street they say&lt;br /&gt;hey babe, som mes que un club, ye know&lt;br /&gt;tu tulu tulu tulutulu tu tulu tulu tulutulu tuuuuu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Okay, enough about that. Right after the game and the street riot, we went for more beers and some poutine. La poutine is the Quebec national meal. It's basically a load of French fries with melted cheddar cheese and a thick, sweet, greasy beef gravy poured on top of them. Delicious. The heaviest fattest thing on earth. Nice. Fantastic. I so loved that. And so did my cholesterolemia. And i went to bed and had a long, diserved sleep.&lt;br /&gt;It’s Friday morning (technically, it’s around noon) and we’re back to the hitch-hiking trip. Backpacks ready, stamina loaded, casual not-too-dirty not-too-trendy sexy not-too-hot but yet attractive clothes on, we try that again. Take a first ride with allo-stop, a local covoiturage (car-sharing) website, and get to Quebec city without any problem. The guy lets us before the bridges, at a service area, where we spend a long while standing in the sun, then decide to walk along the highway with nobody stopping to pick us. On the next entry, a young (probably just 18, if not under) pale-sad-blue-eyed teenager takes us. He's driving a nice mustang and says he and his friend are running a car buy-and-sale business. The whole thing smells bad. He knows a lot about how to get good deals to "buy" expensive cars in the US and resell them here in Canada. Interesting. Our plan was to go to the South side of the Saint-Laurent river, Eastbound, as far as possible. But the young little import-export genious is going on the Northern bank to his parents village because his grandma's dying. So we just decide to follow the flow, go where he can take us and go on hitch-hiking from there. There are several ferry boats to cross the Saint-Laurent and the North side is beautiful too...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Where he lets us, we wait for a little while and look around: it's already the end of the afternoon and the light's getting softer, the colours brighters and warmer. The hills and trees and the reflections of the sun and clouds on the Saint-Laurent are beautiful. Two green VW hippies' vans with bearded and long-haired hippies in them pass by and honk us doing peas' signs, but don't even stop to pick us. Fucking stinky idiot hippies. If they don't stop, then who the hell will? Yeah, hitch-hiking can easily get on your nerves, and smiling with compassion and unconditional love trying to seduce the people in those hundreds of cars with free seats that keep passing and don't stop is kinda difficult. I keep smiling and make nice little looks and shows for the drivers while looking for their eyes and I do my best. And Kim is sexy and waving to the cars with both thumbs up in the air. I am lucky she's blonde and blue-eyed and good-looking: the next three lifts are three young guys, a kayak instructor, a logger and a paragliding professional. Handsome and brown and hot and sexily unshaved, they stop and take us and I let Kim on the front seat and go and sleep behind with the backpacks on my lap. The evening is getting progressively dark, the route 138 goes East and we finally get very close to the Parc des Grands Jardins, a gorgeous natural forest with bears and hikes and lakes. In Saint-Urbain after a frugal dinner, when the night is already black and deep and cold like a deep black cold hole, we get the last lift of the day. "Hi guys, I'm Rodrigue but everybody calls me Rod", says Rod. Rod is a hot brown haired fisherman in his late twenties on his way to fish for the weekend at about 100 miles from here. Doesn't want to fall asleep and is happy to have some company. While Kim makes the conversation, I study his fishing gear on the rear seat... He misses the main entrance of the park and when we realize, he doesn't really want to go back and lets us right where he stopped the car, about 10 miles after the park... We walk a little bit along a desert mountain road, in a black freezing night with no visibility at all and finally decide to set the tent and camp right there, in the dark pines and spruces, between two patches of snow!! Hide the backpacks because of the bears, put all my clothes on, and my rain jacket around my thin sleeping bag, and realize it's so cold I'm never gonna sleep. Fuck! Sure enough the coldest night of my life, even more than that in a shepherd's cabin with David in the Pyrénees years ago...&lt;br /&gt;I cannot sleep, not even a minute. It's so fucking cold! And Kim is breathing in her dreams, not exactly snoring but almost and there’s nothing I can do but wait and fight the cold all night long. And in the next morning, around seven, as we walk along the desert road between beautiful woods and lakes, Kim has to pay for my bad mood (sorry, chérie, it’s nothing personal) until the sun becomes warmer and brighter and I can have a coffee with milk at a lunch wagon at a crossroad. This photographer going to a wildlife photo contest lifts us to a crappy motel. The reason is he's turning left right there, and we just stay and have to wait in front of the crappy motel, called maybe Bagdad or Fantasia or something like that... We’re in the fucking middle of nowhere, and it's so ridiculous. And I think if I were a driver, I’d never give a lift to this bizarre couple standing right in front of this dubious motel where they probably spent a sinful night. I’m lucky not to be the driver I, as a hitch-hiker, am waiting for, else I would never get lifts. I should think about that seriously in terms of giving others what I expect to receive and being the change I want to see in the World and… hey, get ouf of my body, Mahatma Gandhi!&lt;br /&gt;Then this other guy stops and picks us. As I sit on the rear sit, I notice two rock climbing magazines and as he turns the engine on, the radio starts playing J.S. BACH's second suite for solo cello. Aaaaaaaaaaaaaaagh! And i say to myself what a wonderful world. No conversation at all, the three of us sleep in the car, in the sun, in the music. He's driving, anyway, and takes us to this village whose name I cannot remember. We there have lunch and wait for the ferry boat to take us to the other side. The traversée is about an hour and a half long. And it’s also quite enjoyable, with views and the sunlight and a coffee with milk and I took some cool pictures of the rusty pieces of that ol'boat. Then, on the other side, where we land, it's just as complicated (or as simple, because, hey, after all, there's nothing to complain about...) as on the other one. The “other one” referring here to the side we’re not on anymore...&lt;br /&gt;After a while we get a lift from those two girls who buy us some ice cream sandwiches and listen to the game on the radio. We have a super nice ride, although the Canadian loses the game. It’s now three games to one for the Flyers, and the temperature in the car falls down quite a bit. The girls let us at the Parc du Bic and we hike around for the rest of the day. We go to the sealions' beach at sunset, and it's so beautiful and so forbidden to be there. There's a sealion dancing in the waves and inviting us to the water but it's really too cold. And that's it. After dinner it's too late to get off the park and to look for a place to camp outside, so we just settle down in the park, where it's so forbidden, and before sunrise the next morning we crawl out trying not to get caught. Since we didn't pay to get in, and should not have spent the night inside, meeting someone on the way out would be uncomfortable... Hop! Oui hop!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-U-YpKDHbcjc/TuzS9kcSNOI/AAAAAAAAARY/V54Z9EaIp0I/s1600/caribou-2010_200+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="426" src="http://4.bp.blogspot.com/-U-YpKDHbcjc/TuzS9kcSNOI/AAAAAAAAARY/V54Z9EaIp0I/s640/caribou-2010_200+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;We are now along the road, and it's soooo early and we'll never get a ride and Kim is talking about the reasons why driving people don’t take hitch-hiking people on. We talk about the fact they trust or not, and fear or not, and such. She’s wondering whether a woman with a little child should or shouldn't take hitch-hikers. If she would, as a mother. And then, just on time to answer all our questions, Monique appears and stops her car. I'm sorry Monique, I don't remember your real name. She’s young, fresh, good-looking, smiling, friendly. She's an anthropologist and goes to run a semi-marathon, that's why she's up so early... Oh my god, this whole thing, together with the semi-marathon, makes her so hot! Kim goes on the front seat with her and I go behind... with her 6year old lovely tiny monster. Lucas, or something like that. And he wants us to be friends. True story. Oh my god, does he want to. Really. And we're gonna play. And we're gonna talk. I haven't had my coffee yet, and it's early, and he is a tiny kid with a strange accent and has three teeth where everybody usually has four, and he's probably really cute, but, you know… Kim and Monique are talking about great things and Monique is a Couchsurfer and she's traveled so many months in Latin America with her backpack and that makes her so hotter even! And I'm stuck with Lucas playing his favourite game, which sounds pretty much like that: “Now try to guess which color I'm thinking of right now. (colour) No! It was green. Try again. (other colour) No! It was blue. Try again. And so on, for miles. They let us at a gas station where we wash our faces and brush our teeth and get some coffee and then got a short lift from I don't remember exactly who. And then another one that is really worth telling: the guy is around 35, black, wearing glasses. Very neat and polite. With a slow, low voice, pronouncing every sin gle word with appli ca tion and li ke it's re al ly im por tant. His name is Jazmin. He's catholic and soooooooo religious. Oh my god. With the Quebec accent I hadn't recognized the voice. That’s it. That's the typical I-love-Jesus-guitar-and-campfire-catholic-extremist voice. No offense, this voice exists, I swear. You know that kind of dude, a bit too neat. So neat he's nothing but creepy. And he comes by on the street with the sweet voice and the suit and the typical "Bon jouuuuuur! Vous con nai ssez Jé sus? Non? Non? C'est sûuuuuuuuuur? Par ce que lais sez moi vous di re une bon ne nou vel le: Jé sus, lui, il vous co nnaîiiiiit. Oui. Et il vous aiiiiiiiiiiii me". He's a total freak. Harmless but a freak. Talks about his life and Jesus and then starts explaining us he loves to download religious music and it's such a pity because on the net, there's a lot of English religious music for free but almost nothing in French. Kim politely asks why there is so little catholic songs in French on the net and I politely ask whether God's copyrights are different in the US and in France. Jazmin is serious, and answers no no no! Nothing to do with that. He knows why, you know... And he explains it to us: it's because in France, they don't know Internet and cannot use it to spread catholic songs. Because in France, instead of Internet, they use a pretty lame thing called the Minitel. And the Minitel is slow and expensive and the band is narrow and you cannot download things from a Minitel. So it's because of that, of this ridiculous crappy machine, that God's word cannot spread properly from France to the rest of the world. Kim doesn't say anything and I have to bite the flesh inside my lips so strong not to laugh it almost makes me bleed... Thank you Jazmin for this lovely picture of France in 2010! After the choir of the petits chanteurs à la croix de bois has sung "Il est né le divin enfant" for the third time, he leaves us at a bus stop in the suburb of Quebec and we make it downtown easily to meet Kim's friends. We all have brunch at a fashionable place. Fusion cuisine, contemp’ art on the walls and the two of us with backpacks and hiking boots, stinking like skunks, uniformely covered with disgusting draining scratches and reddish mosquitoe bites, in the middle of the fancy sunday brunchers. Funny enough! Delicious food and a big bol de café au lait fumant. I'm so easy to please...&lt;br /&gt;We’re on our way back to Montreal now. And only two lifts are worth mentioning: Yves, a 45yo would-be good-looking seductor. He's the T guy: Tall and Tan and Tattooed in Tank-Top and Tear-off Trousers. And blue-eyed. And in a blue Mustang cabriolet with leather seats and a sport pack. Kim is sitting in front with him. I'm behind. Logic enough. Fair enough. Cannot blame him, I would have done the same. There, on the back seat, the wind is unreal, impossible. I take my glasses off and close my eyes and my head is banging like the plastic dog’s one on the trunk's board of a VW Golf. And the noise is incredible. I take it like some kind of meditation exercise and the sun and wind and movements of my head are like a massage and it all caresses my hair and eyelids and I'm suddenly so happy and it's such a nice moment of my life. Plus, everytime I open my eyes for a second, Yves is talking to Kim, playing her le grand jeu and waving the hand that's not on the wheel closer and closer to her leg, and eventually touching it. He's just a perfect cliché, some kind of a professional girls' picker and I wish I could film that. I record it in my mind, for sure. When we get down the car and my mind is still buzzing from the wind and the sun, she tells me Yves is a tree and garden pruner. And he offered to come prune her little garden anytime she wanted. And she shows me the business card he gave to her, saying "call me whenever you want". And the card says: “Yves, put a Tarzan in your garden!” and she tells me this guy's special trick is to make a Tarzan's scream on top of the trees in the gardens where he gets hired. And people call him back for that reason. And because he's the best pruner in town, of course. And I imagine the armies of desperate housewives shivering in warm waves and tenderly sighing, pulling the curtain while listening through the window to Yves, the Tall and Tan and Tattooed and Tanktop-wearing Tarzan screaming on the evening sky. And he also confessed her he was a romantic and women often took advantage of him for his money and he was looking for true love, you know. Oh my god! Yves-Tarzan, thanks for being yourself, please don't ever change…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The next one, and last lift of our trip, is a huge white-bearded troll in a rusty chevy pickup. He's coming back from the canadian boxing championship where he took his 14yo son : "We went to the finals in the less than 39 kg category", he says. "and we're back with gold!", he adds, touching the medal hanging from the rear vision mirror. We both smile and congratulate the young champion, tired and ridiculously good-looking. So young and he already has these Magnum and Bluesteel looks stuck on his face. The conversation is really fun and nice, the old troll being an old executive, ex-rich and ex-total winner, who discovered very late both true love with a hippy and the absence of meaning of his former life. He then sold everything and changed all his lifestyle because, you know, what do you do with the money once you’re dead? And enjoying everyday's small pleasures, it's not for later, it's for now. And you guys are doing the right thing, because when I was young I went to Mejico on the thumb, and by that time it was different but now people are scared and they're scared because they own things and materia makes them slaves of the money and then they fear to lose it. But the real wealth is love and happiness and trusting each other in a world of compassion and communism... And so on, for about two hours. T'was really cool, and he dropped us just on East Sherbrooke Ave. All we had to do was to take a bus back home and that was the most awesome wild, chaotic, random, unplanned Kerouac-style trip ever. And hitch-hiking definitely rocks, and humanity is not totally fucked up...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;After that, I began the big visit of "the rest of the people I knew in Montreal". And began with Stephanie, a Couchsurfer I had hosted for one night four years ago, in Toulouse. We met to supposedly just go for a drink and it became a long, beautiful, crazy night wandering in the Mile End, stumbling on street coincidences and random wonders... We had a beer at her place with her flatmates and then went for a walk in the neighbourhood. Then tried the best bagels in Montreal : warm and chewy, just out of the oven. Yummy! And we met a friend of hers, whose name I already forgot (was he Carlos? Anyway, let’s call him Carlos and forgive my poor memory). He was having a cigarette break in front of his little bar slash art studio. He was a painter-sculptor and a bar-tender. He was from Chile, probably close to 50 and lookeds pretty much like Gerard Lanvin. a vieux beau ténébreux, with dark tired eyes and a nostalgic fog of sadness floating between his face and the rest of the world, as if coming from both his throat full of heavy tobacco smoke and his mind full of the remembrance of a life that must have been tough. Hey! His name was Marco! He explained me his bar was on its way to be closed. He wanted it closed because he wanted it to become his full-time art studio. Basically, it looked like he loved the bar stuff, but the clients were a problem because they wouldn't let him paint and sculpt in peace. So we asked with a smile if we could get in and get a drink and he kind of smiled back, warmly, and showed us in. The place was tiny, dark and a total mess. It was called La gruta (the cave) and the walls paintings together with a few paper unfinished stalactites confirmed, if necessary, the very nature of this little hollow of the world. Marco gave us some red wine in a couple of coffee mugs and showed us his ongoing sculptures. Nice, actually. Then we crashed on an old couch and started talking, while he kept staring at his tiny universe, old posters of Quebec art and folk festivals, French existentialist books and some Marguerite Duras best-sellers, a chessboard, a bunch of Art-Deco antique pieces of furniture, postcards from Paris, Nebraska or Valparaiso, and some paper bags of yerba mate from Uruguay abandoned on top of an old piano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A surprisingly unassorted couple entered and saluted us. She was young, tall and slim, hippy-looking with long blonde hair and a thin dress. He was older, round-shaped and hairless, rigid and sweating in a grey suit. They were friends – maybe but not likely lovers – and friends of Marco. While they got to the bar to get a drink, a goofy skinny old dude with mad professor's hair and toothless laughing mouth sat at the piano and explained to me in an ol'buddy style that it was his own piano, and yeah! he did know how to play it... a demonstration, umprobable and unsquare schizophrenic pentatonic bluesy stumbly improvisation, followed. His right hand was trying to escape from the irregular 3 chord frames the left hand was clumsily building down in the bass notes. And the blues melted in a honky-tonky not-so-funky raggy waltz, and god heard it was good, and he was happy. The tempo slowed down a bit, right before a little souvenir from Chopin popped between his bony fingers. And suddenly, it was over. Nice enough, actually, and we clapped and he was touched and his eyes were suddenly glittering of emotion like it had been a while since people last claped at his piano skills. The unassorted couple happened to be here with him, on purpose, for their weekly singing session. She knew how to sing. He was shy and didn't seem totally confident with the two of us being here as an impromptue audience. We smiled and offered to leave and they said “No no no, you’re gonna sing with us”, and they started singing their mosaic repertoire of standards and old folk songs. As we quietly looked at each other with Stéph and Marco, and Marco's eyes said so much more than his mouth, the trio seemed to warm up and something finally raised from our collective music making and silent, attentive support... A lot of emotion, a Jacques Brel’s tune and another wine later, they paused and we escaped after many hugs and loving farewells...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-TiuC94v7Qlw/TuzORiBlnwI/AAAAAAAAARI/Vs-zguFTo5I/s1600/at+Marco%2527s+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="424" src="http://4.bp.blogspot.com/-TiuC94v7Qlw/TuzORiBlnwI/AAAAAAAAARI/Vs-zguFTo5I/s640/at+Marco%2527s+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Wandering in the streets again, we ran into a milonga where a young couple of tango teachers had just given a masterclass. He was from Istambul. She was from Buenos Aires. They looked so young. They looked so beautiful. They had been dancing Nu-Tango together for 10 years now, and teaching it for about 5. And they were amazing. The students were totally amazing too, and I couldn't remember seeing so many great dancers in such a small place. Ever. The music for their new tango workshop was difficult. Not the obvious Gotan Project stuff. I recognized non-conventional covers of Bregovic and Iggy Pop's Arizona dream's main tune and Tom Waits' Jockey full of bourbon. Plus a lot of beautiful things I had never heard. And the couple of teachers and the couples of students were so elegant, so sensual, so beautiful. Each one in its very own style and fashion. Each one with their tricks and mood and little routine secrets of dancing and breathing and feeling the tango together... Oh my god. It's no big surprise why team games gather more people than tango. For there is no place here for shouting crowds and their all-you-can-eat philosophy. How can you possibly reach those levels of sensibility and expressivity? Get connected so intimately to somebody and knit with him or her such a beautiful, ephimerous piece of moving art? How can music be transcended by four feet, four shoulders, four hears and two souls in one single motion? I'm afraid I'm madly in love with tango...&lt;br /&gt;We next had some tapas and red wine, walked on for a while talking and finally had another warm chewy bagel from the oven at the other best-in-town bagel bakery. It was already very late at night and we'd had about enough beauty and magic for one single day and it was time to go to bed...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spent a few extra days in Montreal, all with nice people and old friends and beers and bike riding and such... But one extra thing is worth mentioning, if only one : a night at the Cirque du Soleil brand new show, Totem, in their home, in their beautiful fairy tales' resident yellow and blue chapiteau house! Robert Lepage's new show is amazing. The stage is a huge turtle's shell and skeleton, the scenography is complex and so delicate, the lights and the live music are perfect, the whole design and artwork are beautiful and the performances elegantly linked together on an oniric, highly symbolic promenade along the evolution of the human kind. Where ecology and mythology, pure circus and contemporary esthetics, high flying acrobats and feet-on-earth hightech wizards meet… expect nothing but pure enjoyment, dream and wonders! Totem won't be in Europe except in Amsterdam for about a month in October. So I really recommend all my French and Spanish and Austrian readers to book already a low cost flight and a ticket for the show!!! Those people take the circus experience so much further than any other. Hey, momy and daddy, if you have nothing to do in October and don't know Amsterdam, go spend five days there, visit around, and go see the show. Honest, it's great!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;After that, with the idea that Montreal had already treated me with more than one could possibly expect, I got on a greyhound bus and crossed the border again down to Burlington, Vermont, to breathe its laid-back, arty, hippy feel along the Champlain Lake's bank. Met Laura back there and we went hiking for a few days in the beautiful Green and White Mountains. Hot, sunny weather, nice landscapes, great talks and Go playing at a great little mountain lodge. We then went camping, sunbathing and doing japanese-style landart with stones along a nice although mosquitoe-y river. We got scared to death at night by a psychokiller freak walking around the tent, moving branches and doing strange, creepy throat sounds. As there was nobody around at some kilometers and all the gear, baseball sticks, guns, peppersprays and such were in the trunk of the car, and nothing at hand – not even a swiss knife – we stayed sitting in the tent without moving, exploring the silence of the night with our eyes shut, all ears, looking for any clue about where exactly he was and what he was waiting for to kill us. We got ready for an attack, or a gunshot accross the tent's thin walls, feeling totally helpless... Then the silence fell, again. No feet stepping around us, no throat sounds anymore. Just the silence. Probably worse, then. Only when the sun rose and the morning was there again, back on the river, did we dare to crawl out of the tent to check around and eventually discover, at some distance from there, a dreadful psychokiller grouse making in the bushes the kind of foot and throat sounds we almost died for the night before. Ah ah ah ah ah. You're not funny, the grouse!&lt;br /&gt;We then headed to Woodstock, NY. THE Woodstock, I mean. THE one Woodstock where the guys went and played about fourty years ago. THE ONE AND ONLY FUCKING WOODSTOCK!! It is a regular little town stuffed with old hippies who never left and went on living a hippy life, listening to John and Yoko and opening a few hours a day, when they remember to do so, some crappy second hand and tye-dye tee-shirts stores. You can buy Bob Marley's swimming pool towels, Jimi Hendrix' chewed guitar picks and all the usual hippy goodies and pseudo indian-jamaican-dharma-rastavibes stuff... Life is slow and easy – and if you except it is totally ridiculous – it seems to be a nice place to be on earth. Woodstock. God! Looked for a place to set the tent, thinking it would be easy in Hippylandia and every single ol' hippy would invite us to stay at his place and offer couch and food and pot ad libitum. But it seems they grew a bit, say, capitalist. Or prudent, at least. And on each and every little piece of ground or yard or garden, there's a little plastic sign saying "POSTED - PRIVATE - NO TRESPASSING - BEWARE OF ATTACK DOG" and such. Surprising, uh? Wasn't private property supposed to be a robbery, fellas? It's like a malentendu, right, this “peace, brother” thing? Yeah, you can peas’ wherever you want, but on my lawn"... I'm definitely too naive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-OXbnuvNsPUE/TuzamXduigI/AAAAAAAAARo/m23a25TBNKw/s1600/What%2527s+left+of+Woodstock.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="464" src="http://4.bp.blogspot.com/-OXbnuvNsPUE/TuzamXduigI/AAAAAAAAARo/m23a25TBNKw/s640/What%2527s+left+of+Woodstock.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Then spent another day in and around the Catskills national park, by a beautiful lake whose long indian name had so many K, H, A, L and Ms I wasn't even able to read half of it. Swam in the lake, dived from the cliffs, slept in the sun. Saw birds and salamanders and many golden retrievers and finally headed back to NYC. Had beers and BBQ dinner in nice New Palz, a deliciously laid-back equivalent of Woodstock, where the hippies were 20 to 35yo instead of 55 to 70 and the beer slightly cheaper. During the happy hour (from 5 to 10!!), a beer you buy gives you another one for free, and each drink gives you a free BBQ burger. In other words, buy a four bucks beer and get two beers and two burgers. In other words, go to New Palz!&lt;br /&gt;Although very late at night, heavy traffic and a terrible humid pressure cooker heat were waiting for us in Brooklyn. This (the heat, i mean) is supposed to be the same for the next few days – say until the end of my adventures in the US. Went to an Invented Games Festival in Brooklyn, where people presented and introduced you to the games they invented, with names like Freesball, Golfketball, Froccer, Soccolf or even Basketsbee. From the ethymology of the names, I’ll let you guess what their conception of inventing new games is… Originality and dizziness to the fullest! Wow! If not nice, it was a least sort of funny. Hem. Today is June, 8th. It's fucking summer hot and sunny on this side of the Atlantic ocean. I'm now chasing souvenirs and postcards to take back with me. I guess my next email will be from Barcelona. With some inspired conclusions and considerations, hopefully.&lt;br /&gt;So, once again, take care of you and yours. It's been a pleasure having you all with me during the trip. Peace and love! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-3655656844365851258?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/3655656844365851258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=3655656844365851258&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/3655656844365851258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/3655656844365851258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2010/07/us-chronicles-episodes-4-5.html' title='the US chronicles - episodes 4 &amp; 5'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-1TFQz-tJvG0/TuzWBfscgoI/AAAAAAAAARg/ciFSNj-6_AM/s72-c/caribou-2010_097+%2528small%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-4102019279431091508</id><published>2010-07-02T14:31:00.000-07:00</published><updated>2011-12-17T12:31:25.371-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='english'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='US of A'/><title type='text'>the US chronicles - episode 3</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Let the good times roll (or whatever may be rolling instead).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Last week's post had two striking characteristics, both begining with an L : it came Late and it was Long. So today, I'm gonna try to write an S one: Short and on Schedule. Hey, I just said I was gonna TRY, okay?&lt;br /&gt;After a pretty long day of roadkills along highway 59 South, a late lunch at Tracy's trucks' kitchen ("we serve real food!") and a very very huge bridge over brown troubled waters, a pinkish beautiful sunset welcomed us in New Orleans, Louisiana. But you already know about that. We made our way through a light traffic on I-10 West, then I-90 West, then South Claiborne Ave, until this lovely neighborhood they call Uptown. It’s interesting how their concepts of Up- and Down- town, of south and north and east and west are a bit different from the conventional ones in the rest of the world... doesn't matter, one has to get used to it and it's no big deal. We drive slowly along some dozens of similar blocks of lovely little bright colour painted wooden houses with a thin stripe of lawn, and a bunch of stairs climbing to the porch with rocking chairs and plants. The lazy cats and the rusty cars peacefully share the street in front of every house. A couple of odd oil lamps (sometimes modernly replaced by some electric ones) bizarrely hang on each side of the front door, unvariably lit all day and night. Probably a friendly welcome to some possible visitors. My guess... So, in a comfortable space the cats left free for us, we parked the car right in front of Rachel's house. She was our first Couchsurfer in town, and was supposed to be waiting for us for dinner. She has this lovely little home, painted in surprisingly nice and unexpected wall colors, different in each room: chocolate and beige in the living-room, bright lime green in her room, salmonish in the guestroom, cannot remember which colour was the kitchen... as you have to cross both rooms to go from the living to the kitchen, if you run a little it's like a rainbow on your retina and on the whole, it's pretty cosy. After a warm CS style welcome and the classic questions "where you from, first time in the US, oh really, how do you like it so far, exactly, what do you do for a living, how long have you been on Couchsurfing", we cooked together (delicious tulapia in home-made marinade with quinoa and raisins) and spent half the night chatting with her and her boyfriend Jeme, a charming, hilarious and goofily brilliant mathematician and computer geek who happened to be our next Couchsurfing host's flatmate! Not only is the world not so big, but it is also really small... Anyway, they both gave us a lot of ideas and tips to discover the city, some what to do, some where to go, many where and what to eat, plus thousands of anecdotes about computers, maths, softwares, Microsoft, Facebook and the internet in general...&lt;br /&gt;The next morning, left Rachel's and took a street car, those old-fashioned rusty tramways whose slow motion and ringing bell seem to give the pace to the wandering tourists as well as the crowd of street musicians. For New Orleans seems to be a city of tourists and street musicians. Got down in the French Quarter, had a coffee and some french beignets at famous Café du monde, a local equivalent of Parisian brasserie Lip or Globe, or Café Zurich in Barcelona, while listening to a small fanfare playing the very standards with snare and tom, trumpet, trombone and this bass brass thing I call a tuba and they call something else. Anyway. Along the streets, everything are artists’ paintings of jazz musicians and caricatures in the plus pure tradition de Montmartre and la Rambla. Everybody’s selling pseudo crafts and souvenirs, tee-shirts, caps and hats, crap jewelry and all the key holders and magnets you can imagine (Yep Edu! I got one for your fridge ;p). Plus all the cajun, creole, spicy, acid, bitter, sweet, super strong, tahiti, cuban, alligator, chili and french bottled sauces. For gastronomy is a market too, you’ll find no store without cooking books, cooking chefs, cooking stuff and cooking lessons. Somebody said ChiangMai? Well, it’s same same but... different!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-juQkWkHRqb8/TuzzxFN4RXI/AAAAAAAAASA/aMXKmVUb28A/s1600/ho+1344+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="426" src="http://3.bp.blogspot.com/-juQkWkHRqb8/TuzzxFN4RXI/AAAAAAAAASA/aMXKmVUb28A/s640/ho+1344+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;The architecture in the French Quarter, and in the rest of town, had this je-ne-sais-quoi-de-désuet (already said so, right) and somehow decadent, vieillot but with le charme d'antan. The wooden and colorful tiny shop houses reminded me of old colonial Melacca and Georgetown and had me back in Malaysia for a moment... Many art galleries, many antiquités and thrift stores, many many restaurants and bars and cafes with the local spécialités: alligator meat balls, po' boys fried oyster sandwiches, fried shrimps with onion rings and the king of all Nola’s food : the gumbo. The gumbo is a kind of fish and seafood soup with rice, made of a roux brun with alcohol, butter and shrimps. The result is surprisingly dark, brown and hot, with a petit air de déja vu for anyone who ever experienced a good paella. People are nice, smilling, speaking a delicious and exotic americano del sur, with grammar and lexical adaptations from the french cajun and creole. Spent the evening around the French Quarter, trying to get lost in Bourbon St., Toulouse St., Chartres St. or Bordeaux St., talking with a nice blind old hippy who looked quite like Janis Joplin. She wore round glasses and long grey hair, was in her early seventies and happened not to be totally blind... She told us about how Nola was being abandoned and forgotten by the rest of the country. How successive governments and Obama, despite of his promises, were doing nothing at all for them. How NGO and volunteers and a bunch of true New Orleans lovers were the only reason why the city still stood on her feet. Or better said on her knees. She told us about how life was difficult and how expensive the bills had been in the last few years: people not recovering yet after Kathrina, many of them leaving the city to go anywhere else. Then the gigantic, tragic oil spill (wonder whether you heard about that in Europe: it began about 10 days ago and is getting worse everyday) in the gulf of mexico, threatening the fragile ecosystems of the marshes and swamps. And the hurricane season on its way again, already... She left us a bit confused and depressed, but you don't travel to just have fun and drink cheap booze, right? Or do you? Or do you pay to go to Disneyworld and believe the world is doing alright? Checked for the expensive fruits and decided not to "do the groceries" - to speak local - at the french market. Then waited for the sunset along the Mississipi bank, hoping to see like Ike and Tina used to sing, if big wheels kept on turning, and Proud Mary kept on burnin'...&lt;br /&gt;We began the night in Frenchmen St., where we had some delicious appetizers at Adolfo's, a tiny italian restaurant on the first floor of an old little street house. Then a swing concert at the Spotted Cat, a music bar just as tiny as the restaurant. It was crowded and a few euphoric couples even managed to dance. Went back walking until a miraculous streetcar picked us, et là pour le coup, ce fut plutôt du Swing low sweet charriot, coming for to carry me home... At home, we find Jeme and Rachel talking in the livingroom, in those little hours, with a tea and a fan, and we joined them for a while, and helped them finish the tea.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-t_7IM0X0UGw/Tuzw5uR3tDI/AAAAAAAAARw/j2b5lR2fqXI/s1600/swingin%2527+at+the+spotted+cat+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="426" src="http://2.bp.blogspot.com/-t_7IM0X0UGw/Tuzw5uR3tDI/AAAAAAAAARw/j2b5lR2fqXI/s640/swingin%2527+at+the+spotted+cat+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;The next day, took the car to a peripheral neighborhood, far East. One of the most devastated by the hurricane, where less than a 25% of the people were still living in their houses. Were supposed to meet there a dude called Floppy, friend of this guy named Grumbles (or Grumppers or was that Frumbers?) we met at Climate Ground Zero in West Virginia. For the last 20 years, Floppy has been running an ancient school bus transformed in a nomadic kitchen where he prepares and serves food for anybody who needs to eat. In the post-Kathrina disaster, he settled his "Everybody's Kitchen" in the heart of falling apart New Orleans and has been running it there so far. A small group of vounteers take their morning or afternoon 6 hour shifts to cook and serve free warm meals 5 days a week in a few missions in Nola. Due to an approximative list of instructions to get there and a bridge closed for works, we arrived late for cooking but just on time to wash the huge pans and faitouts, load the pickup and go serve lunch downtown. After running out of chili and rice, we headed back to the bus to do the dishes, have a coffee with the whole team and go with them to a farmers' community organic garden to leave the compost of the week... The school bus is totally green, with solar panels on the roof, two 90 gallons tanks for white and grey waters, fully equipped to store and recycle waste and garbage. Plus it's painted in a fancy bright orange. A beautiful volunteer project, run by an incredibly peaceful and humble, commited cook and driver. We then drove back to Jeme's place where we met his flatmates before taking bicycles to go with him to a small park. There, we flew kites between a railroad track and the bank of the Mississippi until sunset. Red, golden and blue skies and the bell of the old rail crossing road, and the trees and fat squirrels and the acute, nervous buzzing vibration of the kites in the night breeze coming up from the greasy fresh water... Had a late dinner at Jacques Imo's, one of the best restaurants in town (and for a reason!), with an impressive menu of fusion Cajun and creative food. Tried the quiche of alligator sausage and shrimps, the young spinach salad with fried oysters, the catfish in Cajun sauce with sweet potatoes fries and the vegetarian delight, sort of a Thai green veggies curry served with smoked cabbage and greens. Oh my god! Oh my god! Oh my god! Oh my god!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-5_sFJlY6I0o/Tuz4HIgPdGI/AAAAAAAAASI/t-v2KjvjAGk/s1600/everybody%2527s+kitchen+%2528small%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="426" src="http://4.bp.blogspot.com/-5_sFJlY6I0o/Tuz4HIgPdGI/AAAAAAAAASI/t-v2KjvjAGk/s640/everybody%2527s+kitchen+%2528small%2529.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Next morning, under a light rain which turned into a flood as the day went on, we took the car to go and visit the Cajun country and the bayous, on the way to Lafayette. Nothing but marshes and swamps on both sides of the road, under this grey humid pressure cooker. We had lunch in front of the gulf of Mexico, staring at the shrimp fisher boats smoking their way in and out the pier. Huge heavy famelic dinosaur bridges and gigantic rusty cargos and tankers, ninetinth century factories and plants and some small lovely little towns with franco-hispano ancient names... Finally didn't make it to Lafayette nor to Baton Rouge because the rain got really wild and crazy. We u-turned and headed back home, passing through the old abandonned houses and cabins of some cotton plantations, remembering those pages of our not-so-far history and heritage. The south is a wonderful and peaceful place, but bears sleeping memories that need not to be forgotten. After warm shower and with dry clothes on, we had another nice night home with Jeme and Rachel, plus Casey, Rob and Nina, the other flatmates who happen to be all three brothers and sister. Had dinner all together then played games, two of which I'll take back home to renew the fever and passion of the jungle speed nights!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On Sunday morning, Laura received a call from her parents and due to a familial unexpected issue, had to come back to New York immediately. Too long a ride to do alone in a car: we packed everything, said goodbye to our New Orleans new friends and got on the road. 32 hours and 1300 miles later, we were in New-York, where she'd have to be for the following week or so. I took a night silverish greyhound bus to Montreal yesterday and here I am, Wednesday at noon, in charming french speaking (free) Quebec! That's all folks. Take care. Lots of love from Montreal!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-4102019279431091508?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/4102019279431091508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=4102019279431091508&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/4102019279431091508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/4102019279431091508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2010/07/us-chronicles-episode-3.html' title='the US chronicles - episode 3'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-juQkWkHRqb8/TuzzxFN4RXI/AAAAAAAAASA/aMXKmVUb28A/s72-c/ho+1344+%2528small%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-8037097075319205716</id><published>2010-07-02T14:29:00.000-07:00</published><updated>2010-07-02T14:35:17.907-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='english'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='US of A'/><title type='text'>the US chronicles - episode 2</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Second chapter of my travel diary in the U.S. of A. And the delay to write and post is already huge... Quite. It looks like finding a quiet pleasant and cosy little hollow of the world with computers and an internet access - plus, say, a fan - is way more difficult in this western developed and modern country than in Laos or India. Yeah, I know, it makes sense: backpackers traveling through India or Laos with nothing but sweat, motorcycle burns and mosquito bites need those internet cafes much more than any of the average local Americans on a daily shuttle between work, shopping mall and home. And each and every single store, museum, park, pharmacy or gas station has its free wi-fi access for customers. Then, what I don't have -it’s my fault- is the neat brand new smooth and trendy ivory whitish Macbook with long-lasting ion-battery to just keep in touch with the world... If there's a crisis in this country, and almost everything around indicates there is one, then Apple (after receiving all the money Bill Gates didn't manage to waste in ridiculously expensive malaria-vaccine programs) is probably the wealthy little brother of the big We-rule-the-world companies' family. I had never seen so many Macbooks in my life!&lt;br /&gt;Anyway… I arrived in New Orleans 3 days ago, and I’ve been looking for this moment since last Sunday, and I'm running soooooo late. If I belonged to the half-full bottle seeing kind of people, I would say I'm early for the third week report. I also realized I gave no title to the first episode (something like "New York, New York", although easy, would definitely work). The second's will be : “An Appalaches paradox” (any suggestion for titles is welcome. i won't pay for them, though)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Well, we left Brooklyn on a sunny sunday morning. The trunk was filled with stuff, and so was the gas tank. Not with stuff, obviously. With gas. And so our stomachs got filled too, I bought these delicious chocolate and pumpkin, bran and mango, squash and blueberry muffins. A good series of highways and bridges and junctions, all being Memorial of something or somebody, took us very easily through New Jersey and Delaware, then Maryland, to Washington DC. Laura was supposed to meet some friends and family there, so I took the car on my own (woooooooooo!) and wandered around Columbia and the northern suburbs of DC, cruise control on, speed regulator on 25mph, automatic gearbox on D4, coffee with milk in its recycled plastic mug (CAUTION, LIQUID INSIDE MAY BE HOT) just by the side of the hand brake and Mr. Dylan on the stereo. Sweet. No use of your feet, no need of your hands. Driving becomes an experience of total irresponsability and peaceful passivity. Later in the evening, went downtown to meet my friend Zia. She was one of my very first CS guests from Toulouse, about 5 years ago now. She’s from the Phillipines, has been living in DC for 2 years now, after almost 2 years travelling and couchsurfing around Europe, then through Turkey and the middle-east to Pakistan, on her own, and back to South-East Asia. She’s now studying and working there. And enjoying, as strange at it may seem, this bizarre heterogenous and un-natural city. To me, DC looked like a huge residential area built around a fake, artificial core of pretentious administrative palaces. They all look like those birthday cakes we drew as kids, massive pre-colombian pyramids of cream and fruits and candles, with columns and greco-baptist-latino-colonial-empire-rococo stuff. Everything is set up with gardens and fountains and memorials and large avenues whose pattern you can easily imagine to be, from the sky, that of a proud fishing eagle or something like that... DC probably gives that sensation because this is exactly what it is, though.&lt;br /&gt;While walking around looking for Zia and not understanding exactly where she was supposed to be waiting for me, "with white trousers and a big brown hat", I remembered with a tender smile the megalomaniac cities I used to built on Caesar III or Ages of empire. With all the impresive big temples and universities and hospitals and oracles and coliseums in the middle, with a star-shaped main square, then geometric, rigid, square streets with monotonous, homogeneous housing lots... Well, I guess either they programmed those video games after DC's architectonic concepts, or they've been playing Caesar III for years without leeting us know and it influenced the way they then drew this towns' map !&lt;br /&gt;We wandered around the Capitole, Obelisc, Ministeries and Memorials. Saw this awkward Monument to the Wars, whose stone rhetorics and golden lettering seems to glorify war, death, conflicts and VICTORY all around the world. When it maybe should, instead, quietly and humbly call for memory and future peace. Especially, this thing about victory confused me a little bit. I thought that in the end, nobody was victorious in a war. And if we talk about Korea, Vietnam and WWII, I'm not sure victory means a lot. I remembered them some of my feelings and emotions in Hiroshima's peace park and Paris Memorial de la déportation, and, honestly, had that bitter taste in my mooth. Imagine the gravity point of the core of the very center of Washington DC. Try to see it from the sky and see how it's the heart of the administrative and political machine of this country which pretends to be ruling the world. And see how this very center of everything is a memorial glorifying horror, glorifying hundreds of thousands, millions of death, as the price for victory and freedom... Scary shit, isn't it ?&lt;br /&gt;Okay. Enough about that. The Potomac river and all the heavy official stuff were really nice in the evening light and I recognized in just a second this big statue of president Jefferson (is it Jefferson?) Lisa Simpson visits and shares her existential doubts with... Who said TV sitcoms couldn't teach you anything about Culture ? I took some hopefully nice pictures and experienced a subway problem with improbable delays. Talking about the subway, I loved the James Bond stylish design, like a 50's secret cave labyrinth of deep, dark, impressive concrete corridors and tunnels, then spent the night at one of Laura's friend.&lt;br /&gt;Enough of DC, at least for me. Monday morning, we took the car again and left. A sunny day, a light traffic, a fresh breeze. After a dozen of housing blocks with neat lawn and trees, I'm suddenly driving this average automatic gearbox big car on the mythical Road 66, surrounded by huge long trucks, heading west to Front Royal and the Shenandoah National Park, just on the northern part of the Appalaches. A few days before, checking a route on Google maps, we had discovered a secondary road called Blue Ridge Parkway, going all the way down from Shenandoah National Park to the Great Smokey Mountains National Park, and decided we might want to drive it instead of a highway... Shenandoah is a beautiful mountainous park and we camped there for the first night after a couple of hours hiking under a bright green canopy with mosquitoes, mosquitoes and mosquitoes. A bunch of lovely adorable park rangers in their early forties, a bit fat in their tight sexy brown uniforms, proudly wearing their beards and hats as if they were to be shot for a show of the Village People, introduced us to the rules of the park and made sure we had enough specific knowledge and strong ropes to hang the food and toothpaste properly... because of the inquisitive clumsy dreadful dangerous black bears that would sure enough come visit our camp during the night. Oh my god, the bears, the bears! We actually met no bear at all. And on the whole, let me think… nobody at all. Hey, wait! Not true. There was this young stupid tender and probably motherless deer which pretended to have dinner with us and share my air mattress. No way. Get out of the tent you half-civilized piece of wildlife. If you ever happened to have a conscience, you would be ashamed of your lack of self-esttem and consideration for your wildlife condition. Hem, always trying to give lessons… We named it Jean-Claude (because its sweet eyes and cute look were those of a famous kungfu master from Belgium), thought about slaughtering it so as to smoke one of its skinny gigots into a piece of coppa, and finally had to throw stones at it until it gave up following us. Believe me or not, the wildlife is not what it used to be.&lt;br /&gt;Next day, had a 7 hour long hike along and around the mythical Appalachian Trail. For those who ignore about hiking, who don’t shiver and sigh at the sound of the letters HRP or think GR10 is a post-traduction variant of an obscure Glycosaminoside Receptor, the Appalachian Trail (AT) is a hiking trail that goes 2000 miles along the Appalachian range from North Carolina to Maine. It is hiked by old hippies and bums with white beards and dogs, young hippish freshly graduated students, middle-aged hippies on their way to somewhere else and other kinds of walking hippies. Quite in the spirit of Kerouac's dharma bums. Nice. Indeed.&lt;br /&gt;Saw some waterfalls and some disgusting reddish pale legged worms and glittering insects Olivier Esnault would have been glad to meet. Took the car and drove down the Blue Ridge Pkway again. So beautiful. Oh my god, oh my god, oh my god. These views and landscape and the Harley Davidson low riders we kept crossing! Oh, the places you’ll go, said the other, once… Stopped by a lovely lake (Sherando lake, if I remember it well) to swim a little bit (Beark. Oh, the disgusting soft material I have to step on before actually swimming) to the small desertic island in the middle. Surprisingly got attacked by some ticks there. What the hell do they do on a desert island where there are no animals at all? Is that why they yawned and screamed and jumped on me the second I stepped on the shore? Were they zombie mutant ticks waiting for a prey to haunt on this cursed island? All I know is I now have to check for some erythema migrans and other Lyme's disease symptoms. Played Go on the bank of the lake’s small creek until the park rangers abandoned the place, then crawled into the campsite restrooms to meticulously shower and check for extra ticks, do the washing-up and fill all the water bottles we had. Then took the car to Jefferson National Forest where we set the camp in a bizarre creepy round field in the middle of high dark pines (or maybe spruces). I spent the night awake listening to strange forest sounds, fearing a nightmare mutant zombie psycho-killer would come and murder us. Or even worse, take my soul and eat it with garlic and wild chives until the end of eternity. Brrrr!&lt;br /&gt;The next morning, we left Virginia for West Virginia, to Beckley then Rock Creek, kind of an end-of-the-world remote area where cell phone service doesn't even exist. We wanted to meet there, and spend some time with, a bunch of eco-activists living on a squatting-in-the-woods community called Climate Ground Zero. Check for them on the net! These guys have been fighting and volunteering and non-violently acting against Mountain Top Removal (MTR, check for this too) for years, now. MTR is a really cheap technique to extract coal. You basically burst mountains off with tons of dynamite, from the top, and then shake the hundreds of tons of rocks you get to separate the coal. Once it's done, you fuck up hundreds of thousands of gallons of pure river water to rinse the coal and throw all the stones and trees and natural garbage you produced down in the valleys, burying square miles of villages, fields, forests, streams and such. As you can imagine, the whole process needs huge amounts of heavy metals, chemicals and such, so as to purify and prepare the coal. And the incidence of cancers, selenium poisoning, asthma and other allergies in this area is of the highest in the country. West Virginia, the coal country, is poor, very poor, just so poor, among the poorest of the USA. And coal extraction brings jobs and wages, but basically brings money to the few big oil companies which bought those mountains for nothing 50 years ago (quite often, for just a box of cheap booze – the price of a good hangover and a signature) and are simply making this lovely region a dirty flat sterile ground. We met the community and spent 24 hours with them. Visited Larry Gibson (check for him), the lill' ol' man who spent his whole life fighting MTR to save the small piece of mountain he calls his home. Very impacting, charismatic, old guy. We followed one of his young activist followers (following a follower, ain't that something Jacques Brel talked about in one of his songs, uh?) to the edge of an active MTR site, about 200 yards behind his solar-powered eco-friendly non-Ikea home-made little cabin. I took some pictures and could try to talk about it but it's hard to do. And to imagine. Or make you imagine it. "It's difficult to see what is not here", says Larry. And after a while he adds, sadly "people here don't do anything. They just don't realize MTR is killing us". He walks a bit more. I almost step on a big copper head viper taking a nap on a warm stone in the shade under a tree, and don't realize until they tell me to just move on the right, fast... He he he. I now got a lovely picture of it. Beautiful animal. Yyyyyks. He also says (Larry, not the viper) something like "When you breathe it, when you eat it, when you live it everyday of your life, you just cannot see it. Go and tell people". That’s what I'm doing right now, I guess. Well, I’m trying, at least.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;We then had a beautiful dinner back at the community, played this game of throwing horseshoes to touch a stick, like our pétanque, talked with this bunch of eco-hippies, all coming from different parts of the country and from different walks of life, to just volunteer for the project. Only a minority of them is from West Virginia. But some are. One of the youngest, not even twenty, was born in Rock Creek. As soon as 16, he began working as a nightguard for B &amp;amp; M, on an MTR site, and about 2 years after, decided to quit and join the community… he explains to me, half proud, half cynical, that he went to THE elementary school. And survived it, he adds. I’ve heard about THE elementary school earlier in the day: there’s only one elementary school in the whole area, and it’s about 600 yards under the gigantic pond where the coal is soaked and rinsed. The shadow of the coal silos run through the school’s playground everyday, more or less by the hour the kids are out playing. Neither the county, nor the state, nor the federal government, nor the oil companies did anything to move the school. And one of the community's biggest victories, after more than ten years, is the volunteers raised the money and got the ground to build a new elem school far away from the pond. Not a big deal, but something. Somewhere in one of the dirty houses and tents, between cooking dinner, doing the dishes and playing music by the fire, I read or heard this phrase from Gandhi I liked : "if you believe one single being cannot make a difference, then you've never been in bed with a mosquito"... This was my good night chewing sentence at climate ground zero...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The next morning, had breakfast and talked with them all, gardening a little bit, or better said strumming an old cheap guitar while they were gardening, watching at my coffee with milk getting cold on the wooden porch of a house on its way to fall apart. White and grey waters tanks, solar panels, compost, green restrooms, home made greenhouse with tomatoes, avocados, radishes and strawberries. Nothing is thrown away, everything eventually serves and lives a second (third, fourth) life. Military camp equipment, old wooden boards, rusty nails and all you can imagine is abandoned around in a fancy romantic bohemian mess. Ah, and there's no shower. NO SHOWER !!! Fuck. Why do you have to be dirty and sweaty and eventually have scabies (don't laugh, they had had scabies at the camp a few months earlier) to be a good eco-activist volunteer? You cannot be half the way to something else, do you? Is this right? Or maybe? Or at least clean a little bit? Just a little bit? No way? Sweep the kitchen floor once a... month? Nope? Okay... I couldn't stay much longer I'm afraid.&lt;br /&gt;Noon: the car is packed. We leave after sharing hugs and hand shakes (scabies... uuuuugh!) and emails. Those people are nice and their work really inspiring. Amazing, actually. If you manage to forget about scabies and this young ascarides-stuffed puppy sleeping on the kitchen table, eating in the plates to be washed and licking everybody's mouth after licking its ass... Sigh! Veterinary studies don't make it easy to live with hippies ;) Even though they may change the world…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;We head back to Virginia and drive all day to the south and finally enter North Carolina as the sunset goes down and the skyes are so beautiful and pinkish. On a desert road on the way to Asheville we stop for dinner at an odd desert restaurant. A tired middle-aged blonde waitress, sweet and smiling, serves us decent truckers’ food. A phone call to Monica, our Couchsurfer host for the night, to tell her we won't make it tonight because we're still so far away. Just a bit later, we’re driving in circles in a residential suburb of Black Mountain, desperately trying to find a place to set the tent. Hem, not that easy. On the next morning, we reach Asheville, a lovely arty hippy-chic little town. Monica said there were basically two streets: the fashion one with expensive art galleries and the boheme one with vegan fair-trade shops and cafes. That's not exactly true. There is also a huge Greenlife organic store where we fill the backpacks with grains and fruits and cheese before going hiking in the Great Smokey Moutains.On the parking, just in front of the store’s door is a street electric bass player. Tall, black, in his fifties and with a mustache, he's the local version of both Danny (for the look) and Roger (for the bass) Glover. And he sure knows what to do with a bass. Somewhere between Marcus Miller and Mr. Wooten, he stands smiling, slapping his incredibly phat grooves with a steady thumb and a tambourine under his right foot. Not even sweating. I have my watery fair trade organic french-brew Nicaragua coffee with milk listening to him and have a look around before going back to the car. Even the old mamas with their groceries trolley seem to be shaking their asses off the walkways while dude’s grooving. Won’t you take me to… funky town? A long hour later we enter Cherokee, gate of the Great Smokeys. I won't be long about Cherokee and the indian reservation. Imagine a zoo where the sick, sad, depressed, fat animals would be human beings in ridiculous costumes and paintings. With little road signs showing them RAIN DANCING and mimicking THE WAR TRAIL or such. Well, if you can imagine it, plus the cheap booze and the dozens of gift and indian craft and souvenir stores and the poor fat old men covered with feathers and face paintings trying to smile for the cameras for one dollar, you have a pretty accurate idea of what Cherokee and the indian reservation are. Ah, almost forgot. This, plus all the black bears souvenirs, posters, magnets, tee-shirts, liquors, skin or furry hats, jewelry made out of bears teeth and so on. Ah, almost forgot. This, plus all the restaurants having mountain river trout on their menu. I'm surprised to be in Montmartre, in LaRambla, in Lourdes and in Sigean at the same time. If it wasn't so sad, it would be revolting, I guess...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Another while driving along a silvery stream and we enter the natural park. We let the car where our 3 day hike is supposed to end a get a lift from une gentille française living in Atlanta, to get where our 3 day hike is supposed to begin. After 20 minutes walking along the trail, civilization is behind us. Fresh crystal waters on small singing creeks, big trees, butterflies and flowers and bushes and scents and stones and fuck, nature in the Appalaches is so amazingly beautiful. We last 4 hours to reach Mount Leconte, the second summit of the range, and to set the camp at a shelter there. Anti-bear equipments to hang the backpacks, anti-bear recommandations, anti-bear ladders to the shelter, anti-bear prohibition to cook in and around the shelter... Looks like we are in a remake of Romero's Dawn of the Bears. Ah ah ah. Actually, I won't see any bear in the next 3 days, although their presence is almost touchable. On the trees and the trails, at least. 8 hours of hiking the next day, a good positive and negative elevation and my 18kg backpack remind me I'm not so young anymore. We cross and follow the Appalachian Trail again, meet some old hippies with long white beards but no dogs because due to the bears, this is the only section of the AT they cannot take the dogs with them... Meet two nice guys working for Alsthom in Knoxville, and a nice couple from Birmingham at the second shelter. We make a fire and talk with them. I look for any possible occasion to fill my camping shower bag with water, let it in the sun for a couple of hours and then hang it to a branch and enjoy a delicious warm shower in the woods. Rhaaaaa. I'm really sure of it now: home is not a place, it's a state of mind. And a foldable camping shower makes it easier to get in the apropriate state of mind!&lt;br /&gt;On the morning of the third day, we finish the hike with a long steep 3 hour trail from the bottom of the valley up to the ridge, where the car is waiting for us. Feeling dirty and sweaty but the weather is perfect and the breeze is fresh at about 5000 feet. We drive the Cherolahah Skyway, another secondary little road following the Appalachian range, then enter Tennessee and head south to Chattanooga where Andy is waiting for us. We easily find him at a bar, silently talking to his pint of amber ale, then follow his rusty westfalia VW van to his place. He's a thirty something tall blond hippy with dreadlocks, works 3 nights a weeks at a bar downtown and lives in a small wooden house with 2 friends, surrounded by trees, bicycle parts and pictures from his travels. A genuine sports freak, he climbs, rides, hikes, paraglides and rafts. Plus, he’s saving money to make it to Toronto by bike this summer: more than 2000 miles riding (is it what he said? isn't it too much?). Eh! Pas mal! He’s a charming guy, has a nice conversation, and a delicious sense of home-made design. Makes us feel comfortable and at home in about two minutes. So easy-going and friendly. Why does Couchsurfing gather the nicest people on earth? Or, better say, how comes all the nicest people on earth decided to gather on Couchsurfing?&lt;br /&gt;We cook together a vegetarian lasagna, a colombian salad with fresh cilantro plus a delicious guacamole he prepares adding sprouted lentils and soy beans to the genuine recipe : excellent! I also tried some arepas with a non-conventional corn-flour. It's been a complete disaster although we survived eating them... Hem... We then spend a while talking around local beers before showering and falling dead in bed. Next morning, supposed to go rock climbing, the rain starts falling right after breakfast so we spend the morning crashing on the couches in the living room, watching the rain on the bright green of the garden, talking about life and everything and nothing in particular and finishing the lasagna and the beers and doing some laundry. Then we say goodbye and he goes to work and we drive south through Tennessee, on our way to Alabama. We cross Birmingham: an abandoned, desert, ghost, depressing as much as depressed zombie town and found no place to have dinner on a cold grey monday evening. We make it to Tuscaloosa and have the best hamburgers one can possibly dream of. Huge. Heavy. Fat. Juicy. Tasty. Way too big. So totally unhealthy it's a pleasure to just imagine the triglycerides filling my arteries. Plus, the french fries are battered in beer before being soaked in the boiling oil. Jesus! It's so fucking good it has to be a sin! Spend 2 hours looking for a national forest or something around Tuscaloosa to set the tent and finally hide both the car and the tent behind some trees and bushes, hoping nobody will come by. Quiet night. The next morning, as usually in these circumstances, seeing the place you chose the night before, when it was dark, with the bright light of the day is a funny experience. The main highway is way closer than it seemed and all the trucks would probably see the tent if the trucks' drivers were looking at the road while they drove. We're lucky enough they all watch TV and read the newspapers while driving on cruise mode... We cross Greensboro, a small town severely hit by the crisis, and enter a pies’ café called PieLab. Check for www.pielab.org, it's worth it. In the middle of the deepest crisis, a bunch of cook and graphic designers built this unique cosy space to both cook and sell pies and create sustainable design and ads and stuff. Nice people, creative and positive, they create jobs and life and activity and workshops for children and adults in a deeply sinistered neighborhood. No need to say the pies are fantabulous and the coffee, organic, fair trade and… watery. ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The rest of the day is not especially exciting, driving south through Alabama. We listen listening to Janis Joplin, Taj Mahal and a bluegrass band whose name i cannot remember. They’re good and their tunes take us until we enter, and while we go all the way through Mississippi, down to Louisiana. After meeting a scary hostess at the Alabama welcoming center, who asked for our passport numbers and phone numbers and address and blood type and about how long and where we planned to stay in Alabama, just "so as to help us have the best possible stay there", we stopped at a lovely Trucks' kitchen by the hughway. Fuck, this creepy old fat women looking exactly like the one in Stephen King's Misery. And the trucks' kitchen was exactly like in my dreams (from the american road movies of my childhood): sitting at the bar, eating eggs and sausage and grits with the TV news. And this middle-aged fat woman, named Shirley, with a white and red shirt and curly hair, refilling for free your mug of watery cafe and calling you Babe. Well, she was a Tracy but everything else was pretty similar to the cliché of the Shirley waitress... I then spent several hours sighing, nose against the window, as miles went by, couting the road kills along the highway 59. Interestingly enough, the raccoons disappeared progressively as an important quantity of armadillos began to settle at the top of my charts. Maybe twenty to thirty dead armadillos just on the right side of the 59 South. They look so cute! I wanted to stop and take one and stuff it. And shivered each time I imagined them alive... We reached Louisiana in the evening and entered New Orleans with the sunset to meet Rachel, our Couchsurfing host for the first night. But that's another story.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;As a conclusion? Well, an amazing week, full of beautiful spaces and people. A very impacting, very inspiring week. Dense and full of great ideas, causes and fights. And an interesting contrast, all along this 1000 miles long moutainous range. A contrast between the most preserved and protected natural spaces and the most devastated ones ; between acute environmental awareness and aberrant industrial development ; between sustainable alternative consciouness and crazy blind straight-in-the-wall capitalist behaviour and consuming ; between creative, positive solutions and huge, massive problems ; between indians in cages and hippies at war ; between coal and trees ; between shopping malls with KFCs and virgin nature ; between crisis and wealth ; between yesterdays' mistakes and today's consequences... and tomorrow's solutions?&lt;br /&gt;Love to all. Take care of what's important for you!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-8037097075319205716?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/8037097075319205716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=8037097075319205716&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8037097075319205716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8037097075319205716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2010/07/us-chronicles-episode-2.html' title='the US chronicles - episode 2'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-6901203482531357231</id><published>2010-07-02T14:27:00.000-07:00</published><updated>2010-07-02T14:33:18.299-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='english'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='US of A'/><title type='text'>the US chronicles - episode 1</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;It’s been almost three years since I wrote my last travel diary. Snoopy would sigh and coldly state that "these were 3 happy years, though". The reason is probably that it's been a while since I last traveled to another continent... and since I traveled at all. As the title strongly -yet subtly- suggests, I'm in the US of A. What it doesn’t, is this is going to be about six weeks long, and the plan is to be traveling, North-East to South-East, hopefully all the way to New-Orleans, then back North until Québec. Alone, with my friend Laura, and with whoever may appear along the way. We intend to be CouchSurfing (Wooo! The world is smaller than you thiiink!), camping and staying at some friends', some friends' friends' and even some friends' friends' friends'...&lt;br /&gt;As you’ll have guessed already, because of this U.S. of A. thang, I shall just try and improve my written Engrrrish. Sorry for the inconvenience!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Let us -smoothly- go: today is May, the first, my parents and many others all around the world must have gone to the workers' day march and I've just been lazily wandering around South-West Brooklyn with a bicycle and my camera to shoot the last pictures from my first film. blocks and blocks and blocks of old, rusty yet stylish brick buildings along some not-so-abandoned piers; broken windows covered with newspaper whose yellowish color probably dates back to the twentieth century ; fire-escape stairs drawing these absurd Z-shaped stitched-scars from some invisible, ancient wounds on the front walls ; the Statue of Liberty quietly standing at some respectable swimming distance, her lead head and golden flame bizarrely floating over the vague humid fog, the dirty upper New-York bay melted waters and the tired boats slowly making their way in between. The sun is shining brightly on top of what is definitely a beautiful warm spring day on earth. So… Where do i begin / To tell the story / Of how complicated flying to the U.S. can be? Thanks Shirley. The answer is “One month ago”.&lt;br /&gt;One month ago, I booked a -cheap- flight to NYC. I filled the online application for the ESTA (American embassy's routine procedure for the visa exemption program), checked everything was okay, received a positive answer from the American ambassy, read it wasn't necessary to print the document, and simply stopped to worry about it. Just totally forgot about it. This was my second mistake. For the first one -whose existence I then ignored- was to type in my passport number including the final letter. I later would learn that the final letter of a passport number doesn't belong to the passport number itself. I wonder what you would say if somebody called you someday, mispronouncing your name and when quietly told how your exact name was supposed to be pronounced, he answered you "No, no. That's fine the way I do. It's just because the last two letters of your name are not actually part of it". No doubt you'd be grateful to hear so.&lt;br /&gt;Anyway, doesn’t matter yet. And many things happened during this month. One of them, not the least, is that Björk is suspected to have tried the well-known "mentos + coca-cola experiment" too close from a geyser. Although unintentionally, she provoked a fantabulous vulcano eruption up there in Iceland, whose main consequence was the gigantic ash-cloud that kinda paralyzed all European airports and gave me the opportunity to spend an extra week in beautiful Barcelona. Thanks a lot, Björk.&lt;br /&gt;"Mon petit volcan,&lt;br /&gt;You're eruptions and disasters,&lt;br /&gt;I keep calm,&lt;br /&gt;Admiring your lava, I keep calm,&lt;br /&gt;Possibly maybe,&lt;br /&gt;Probably love,&lt;br /&gt;Possibly maybe”&lt;br /&gt;And so on. We all know the lyrics, sort of a confession. She's guilty. That's it. Let's move on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I wake up at 6 on the cold morning of April, the 26th and have a shower and take my backpack and a bicing to the Aerobus and get on the bus and reach the airport way too early. After half an hour just waiting for the Continental Airlines check-in desk to open, a polite French (??) woman wearing a trendy Continental blue suit asks for my passport and electronic ticket and ESTA copy. as I give the first two documents and explain her I didn't print the third one because I'm quite an eco-concerned guy and a beaver-friendly-don't-print-unless-absolutely-necessary-tree-saver, she says it's a bit of a problem and I should at least feel sorry for doing basically what I was told to on the American ambassy's website. She sends me to her colleague, who types in my passport number on his computer and tells me my ESTA is not valid because I gave no stay address in New-York. My answer: I put "Brooklyn" in the address field online and my request was accepted, makes the guy call the girl next to him and repeat it to her, like it's Broadway's latest musichall best joke "this guy typed in BROOKLYN as his address in New-York". Ah ah ah ah ah. They begin to laugh. Ah ah ah ah ah. Like it's funny and everything... Ah ah ah ah ah. Idiots. Anyway, long story made short, I have to run to the business center at the other end of the airport, pay 3,50 euros for 20 minutes of connection, and look for Laura's address. I don't have it in any email. It's on a piece of paper, on my desk, at home. I'm lucky enough this German friend, Jule, is staying at my place and probably sleeping now. I try and call her. Phone turned off. Yep! She's sleeping. F--- ! I'm gonna call my neighbours so they can wake her up so she can gimme Laura's address. I don't have their phone number. I look for their home number on the net. They don't have a home phone. I call the girl who lived at my place before I moved in. She answers and gives me the number of the neighbours. I call them. They go and knock on my door. Jule wakes up and they pass her to me. I remember the scene in Lost Highway when the guy calls his own house and someone asnwers him. That scares the crap out of me. Anyway, it's only Jule. She's sleepy and lasts forever before understanding what I'm telling her. I’m probably speaking too fast (and too furious). She finds the paper with the address after hours. I thank her so much. I type in the address in the ESTA online sheet and save the changes.&lt;br /&gt;I run all over the airport with my backpack to the check-in desk. The guy is not there anymore. I go to another one and explain the whole story. He checks everything and tells me the ESTA is not valid. We have a look at it and that's when I discover my first mistake, the one of typing in my passport number with the final letter and the guy explaining me the final digit of my passport number doesn't really belong to my passport number. At least it's not the same guy as before, because after the BROOKLYN incident (Ah ah ah ah ah), he would have laughed so much (Ah ah. Hum). The new guy tells me I got to go back to the Internet and try to change my passport number before it's too late and the check-in is closed. A while ago it was too early. These people really don't know what they want. And i say to myself, as i often do “What a wonderful world”...&lt;br /&gt;I’m back at the business center. I try to smile at the girl with a clear "Hey you, remember I was there 15 minutes ago and i used about 20 minutes of this ridiculously -expensive 30 minutes internet connection? You’re not going to ask me to pay again, eh?". I smile and tell her unfortunately I need to surf again for about 5 minutes and maybe... No... Forget about it. She smiles back with a clear "Hey you, I recognize you and remember you were there 15 minutes ago and stayed way less than what you ridiculously-overpaid for, plus you look pretty fucked-up and stressed and are probably into trouble and you’re cute, but that's exactly the reason why I can ask you to pay again and believe me, you'll pay again" smile. Women will kill me; I know that. I pay 3,50 euros again to get on the Americna ambassy's website and try to change my passport number. It happens -logic enough- that the only data you cannot change on your ESTA application is the passport number. Call it the root data of your application. So I have no option but to start a new application with the correct passport number, filling all the fields again. And sending it and waiting for a positive answer from the American ambassy and not even knownig if they'll answer today or what. And some people mange to get on some planes with false identities and hi-jack them and do whatever they want with them… Okay, after about 2 minutes, I’ve got a positive answer. Either they have highly skilled computer slaves, or it's an automated answer and as soon as you don't tick the drug dealer, terrorist and/or serial killer boxes, they systematically give you a YES. I then start wondering why all this hypocrisy of ESTA and complex procedure of visa exemption program... But I don't really have time to wonder. Now it’s time to run. Hop! Ups... "Sorry I smashed your ice cone and stepped on your furry teddy bear, you stupid fat little boy. But don't you cry. You should not have been on my way, I'm running late and there's a worldwide conspiracy so I miss my flight".&lt;br /&gt;I’m back at the check-in desk. Everybody's gone, except the first guy. I give the new ESTA code, allright. Thank you, Sir. Hope you have a nice flight, Sir. (Thank you, asshole. I hope you have a flat tire on your way back home, asshole).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The guy's wish became true: I had a nice flight, good food, terrible movies, nice couple of elderly grey-haired hippies sitting next to me, nothing special to say about that although I’d love to. We landed at Newark ten minutes late. And I stayed 40 minutes in line at the customs office. Nothing special either. No problem, no questions, or just the usual ones (any intention to work illegally? any intention to kill someone? any intention to do bad things with weapons and drugs? No, Sir. Me very nice, Sir. Thank you, Sir.) And they let me in! US of A here I come.&lt;br /&gt;Now my time is running short... So: New-York City (NYC) is amazing. Huge. Way bigger than, say, Toulouse. So much it's mind-boggling. Everything is bigger than home, higher than home, tastier than home, larger than home, further than home. Even homier than home. I'm staying in Brooklyn, very close from Manhattan and Brooklyn bridges. Amazingly amazing. It takes one whole hour and quite a lot of sweat and stress to make it to Central Park on a bicycle. I move around on a bicycle. I’m desperatingly trying to keep at an eye-distance behind Laura's flashy riding helmet, on a bicycle. My brakes don't work properly. The average new-yorker driver unavoidably fall in one of these two categories: those who don't care about you and would run you over without even blinking, and those who care a lot. Those who do, do care a lot ! I mean, a lot. They would gladly get down of their car to go and fold the right rear-view mirror if they thought it could help you flow smoothly in the traffic. As for the other category, well, my hair is getting white but it's a funny experience. So far.&lt;br /&gt;The weather is wonderful, so sunny and warm and fresh and I've been riding the Brooklyn bridge in the morning, afternoon, evening and right at the sunset and even at night, on Wednesday, with a huge reddish full moon right over the skyline. New-York New-York, Mr Sinatra used to sing... Brooklyn is cool, funky, colourful, happy. People are nice, easy-going, friendly and don't give a shit about how you dress or how you spell Mississippi. They're so real, you know? I mean, real. You see? They recycle everything and eat the whole big organic stuff. They even have vegan fake chicken wings carved out of fair-trade tofu loafs. We maybe have them too in Europe and I just am so not up-to-date. They drive those huge cars that must waste ridiculously-excessive amounts of gas, better expressed in gallons per yards. And they park them quietly in front of their neat brick houses with bow window and front stairs, under the cool shade of some lovely bright green trees. Once the huge car is parked, they usually ride their bicycle to go everywhere around and take their domestic compost to one of the many coop’ urban gardens. I love it. The coffee houses make and serve a watery freshly brewed organic coffee with organic whole milk from local dairy farms and juicy vegan organic fruit shakes and wonderland fantastic wholewheat berries-stuffed gorgeous warm muffins. Looks like New-York invented the Bo-Bos long before left bank Paris did.&lt;br /&gt;In a random although nearly chronological order, I :&lt;br /&gt;- witnessed a storm-like pinkish snow of cherry blossom in the alleys of the botanical garden and for a second believed I was the hero of Takeshi Kitano's movie Dolls.&lt;br /&gt;- experienced the jetlag 6:15am wake-up, 9:00pm sleepy attack for three long days!&lt;br /&gt;- had the typical American-, Brooklyn-, East Village-, Jewish-, and Round-the-corner- breakfasts, with french toasts, scallion and cheese cream bagels, muffins, fried eggs, fruit juice and such.&lt;br /&gt;- wandered around Lower East Side, Chinatown, Little Italy, Greenwich Village and Soho.&lt;br /&gt;- burnt my eyes on Times Square at night, all in blue and neon and pink, making a slalom between the Hummer and Lincoln limos and some amazingly ugly japonese GT tuned motorcycles.&lt;br /&gt;- had, of course, a huge Angus beef hamburger with french fries and THE legendary War sauce (something like mayonese with peanut butter, fried onions and spicy little things inside. It was just gorgeous, believe me, although this is totally incompatible with the gateau du chat's theory).&lt;br /&gt;- fed an obese squirrel in Union Square at the fancy framers and art market, before playing chess in the street with an old black fundraiser for the Manhattan Alcoholic Anonyms. He won and I could try to find some excuses and it's not necessary. He opened e2-e4, i answered e7-e6, typical french ouverture, and went on with dignity until I lost a bishop on a nervous collapse and then resisted until the sad yet ineluctable end. Costed me 3 bucks and the remembrance of wet hands and stress from the past...&lt;br /&gt;- got lost in a crowd of suits and got my neck stretched and twisted looking for the light between the buildings in the financial district.&lt;br /&gt;- spend a whole hour with the sunset relfecting in the reservoir, staring with my eyes wide open at the dog-walkers, the thousands of joggers and the old retired in flashy sportswear in central park.&lt;br /&gt;- not only did I eat, but I also cooked my first catfish papillote with eggplant, mushrooms, onion, lemon and chives. Wow! French cuisine rocks all over the world!&lt;br /&gt;- of course I laughed at the New-Jersey people from the other (the good one) bank of the Hudson River, because it sucks to be on the other side.&lt;br /&gt;- celebrated the Kentucky derby day at a Cuban eco-friendly paradise, with the local home-made Brooklyn sixpoint beer and the best pork and guacamole spicy sandwiches ever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It's very late now, but the car is packed, and the backpacks too. The dry food is prepared for days of hiking. The route is more or less drawn and some couchsurfers on the way have been contacted. As Jimi once said: “after all the jacks are in their boxes, and the clowns they have all gone to bed. You can hear hapiness staggering on down the street, footsteps dressed in red. And the wind...” Tomorrow morning, early wake up and way down south to New Orleans. More stories next week! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-6901203482531357231?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/6901203482531357231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=6901203482531357231&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6901203482531357231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6901203482531357231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2010/07/us-chronicles-episode-1.html' title='the US chronicles - episode 1'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-2113896115130329835</id><published>2010-06-23T05:25:00.000-07:00</published><updated>2010-06-23T05:32:42.958-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='letra/poesia'/><title type='text'>palabras para Lucía</title><content type='html'>Lu.&lt;br /&gt;¿Vos me permetís, que te llame Lu?&lt;br /&gt;¿Que haga como si&lt;br /&gt;Vos me conocieras?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No podés saber&lt;br /&gt;Lo difficil que&lt;br /&gt;Resultó al fín,&lt;br /&gt;Eso de encontrarte&lt;br /&gt;En este abismo de redes sociales&lt;br /&gt;Cuando no sabía ni tus iniciales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Llevo ya unas&lt;br /&gt;Cuantas horas, ya&lt;br /&gt;Llevo ya estos&lt;br /&gt;Cuantos días, ya&lt;br /&gt;Semanas -buscando&lt;br /&gt;Por nuestra ciudad&lt;br /&gt;Tu sonrisa y&lt;br /&gt;Tus ojos.&lt;br /&gt;Buscando tu cara, buscando los labios,&lt;br /&gt;Buscando la nuca y buscando tu voz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Respiro en cada (y respiro mucho)&lt;br /&gt;Sí, en cada plaza ; lo respiro todo.&lt;br /&gt;No espero nada, ya -nunca encuentro&lt;br /&gt;El perfume que recuerdo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solo sé tu nombre pues lo escuché,&lt;br /&gt;Cuando él te llamó. Un jueves, de noche.&lt;br /&gt;Y en ese metro, bien espero que&lt;br /&gt;-algun día u otro- vuelvas a ese coche:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vos cambiabas por&lt;br /&gt;La verde. Seguí para no&lt;br /&gt;Perderte. Y bajaste vos&lt;br /&gt;Muy pronto Y salí a tu&lt;br /&gt;Costado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vos subías por&lt;br /&gt;La boca. Y seguía yo,&lt;br /&gt;Tu nuca : Con su dibujo&lt;br /&gt;-tan fina- Delante mi ojo&lt;br /&gt;Bailaba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vos ibas a ver&lt;br /&gt;Un pibe. Yo fingía leer&lt;br /&gt;Un libro. Aca estabas&lt;br /&gt;Sin verle. Y pues, tardé yo&lt;br /&gt;Un poco.&lt;br /&gt;...y apareció.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luego de repente, luego dijo: Lu!&lt;br /&gt;Dijo: Lu! luego.&lt;br /&gt;Luego: Lu! dijo.&lt;br /&gt;Dijo, luego: Lu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lucía! decía.&lt;br /&gt;Y lucías, tu.&lt;br /&gt;Tendrías que haberlo&lt;br /&gt;Visto, eso, Lu!&lt;br /&gt;Como lucías, aquel día.&lt;br /&gt;Como él decía: Lucía!&lt;br /&gt;Como lo decía, Lu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Como lo deseé,&lt;br /&gt;Lucía,&lt;br /&gt;Poder ser, yo, él.&lt;br /&gt;Él, que te decía,&lt;br /&gt;Que decía : Lu!&lt;br /&gt;Él, que te abrazaba.&lt;br /&gt;Tendrías que haber&lt;br /&gt;Visto&lt;br /&gt;Lu, como deseé,&lt;br /&gt;Ser él, que besabas, Lu.&lt;br /&gt;Ser él, que besaba,&lt;br /&gt;Lucía, tu nuca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tendrías que ver, Lucía!&lt;br /&gt;Lu, como deseo&lt;br /&gt;Poderte llamar,&lt;br /&gt;Poderte decir&lt;br /&gt;Por la calle: Lu!&lt;br /&gt;Y poder besarte&lt;br /&gt;En la nuca, Lu.&lt;br /&gt;Y tenés que ver, Lucía&lt;br /&gt;Como lo deseo:&lt;br /&gt;Decirte Lucía,&lt;br /&gt;En voz muy bajita,&lt;br /&gt;Decirtelo Lu, decirtelo yo.&lt;br /&gt;Cantarte : Lucía!&lt;br /&gt;Una vez, solo,&lt;br /&gt;Cantarte : Lucía!&lt;br /&gt;Lu, en el oido.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-2113896115130329835?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/2113896115130329835/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=2113896115130329835&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2113896115130329835'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2113896115130329835'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2010/06/palabras-para-lucia.html' title='palabras para Lucía'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-2198379817948318777</id><published>2010-01-08T04:37:00.000-08:00</published><updated>2010-01-08T04:43:03.629-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='micro-relatos'/><title type='text'>Lo mejor seria ir a por el destornillador</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;   Ya no recuerdo (por eso “&lt;strong&gt;escribirlo antes de olvidarlo&lt;/strong&gt;”) que programa de radio organiza este concurso de micro-relatos : cada semana, te ofrecen de escribir y mandarles un cuento en 100 palabras, incluyendo la primera frase, impuesta, que resulta ser la ultima del relato ganador de la semana anterior. Nos dio por jugar una vez, con una amiga, y escribi varios de cuales os dejo los tres que mas me gustan. Nos toco, como primera frase “Lo mejor seria ir a por el destornillador”. Me lo pasé de maravilla. Y no ganamos.&lt;br /&gt;   En 100 palabras, entonces. El titulo esta incluido en la cuenta :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1- Desconocido&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   “Lo mejor seria ir a por el destornillador.” Lo repite un par de veces mas, en voz baja, resignada. Deja su mirada perderse en el desorden hortera de fotos de La Habana. Despues de un rato, me vuelve a mirar en silencio y enciende otro cigarillo. “No hay rupturas faciles, digo, ni una buena manera de separarse”. El humo azul baila un instante entre nosotros y se diluye en la penumbra tibia del bar. “Doce años de matrimonio, suspira, y su unica preocupacion fue llevarse los muebles de teca del jardin. Creeme, nunca conoces al hombre con quien vives.”&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2- Maquiavelico&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   Lo mejor seria ir a por el destornillador. Asi puedo extraer el disco duro y recuperar mis archivos.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le grabo ese recopilatorio de rumbitas que le prometi hace meses.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La contacto, quedamos. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cuanto tiempo, eh? Cafecito por Gracia o pinchitos vascos en el Born?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pregunto por su hermano, pido su telefono.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encantado de que le llame, me invita a cenar en casa.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Con su mujer, hablamos del trabajo. Que tal todo? Sigues con tu socia?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;El miercoles siguiente, aparezco al taller. Pasaba por aqui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Eres Carmen, verdad? Encantado, soy Marco. Trabajas sola, hoy?&lt;br /&gt;Natural, sencillo, infalible: la estrategia perfecta.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Y el que mas me gusta:&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Recursos Humanos&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;   “Lo mejor seria ir a por el destornillador.” Cambio mi respuesta en seguida. Le digo que primero voy a por la caja de comida. Luego el destornillador. Y luego pues, los libros. Me mira, deja pasar un rato y pregunta : ¿Asi que Vd. no iria nunca a recuperar la radio? Le contesto nerviosamente que si, claro, iria despues. Sin faltar. Sonrie un segundo y se pone serio. De golpe, esta muy serio. Dice con una voz helada, condescendiente, que lo siente mucho. Claro, mi perfil le parecia interesante. Pero... en la empresa, valoran la comunicacion ante todo. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-2198379817948318777?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/2198379817948318777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=2198379817948318777&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2198379817948318777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2198379817948318777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2010/01/lo-mejor-seria-ir-por-el-destornillador.html' title='Lo mejor seria ir a por el destornillador'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-3425819715405041092</id><published>2009-12-18T03:50:00.000-08:00</published><updated>2009-12-19T11:37:19.797-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='véto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autres/otros'/><title type='text'>un dia en la vida (de un veterinario sanitario de ganado)</title><content type='html'>7:45 suena el despertador. lo ignoro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7:50 vuelve a sonar. lo apago.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7:55 vuelve a sonar. lo apago pero enciendo la luz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8:00 vuelve a sonar. lo apago. salgo de la cama. voy a mear. me mojo la cara. abro las ventanas. las cierro en seguida. me hago un cafe. me visto. me tomo el cafe. joder! ya son las...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8:20 cojo mis cosas, agujas, tubitos, jeringa automatica de tuberculina, bolsas de plastico, papeles, mapa, bota, peto, chaleco gordo, gorra de ganadero (para el mimetismo). lo pongo todo en el coche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8:30 saludo a los de la clinica que estan llegando. aprovecho una mano libre y me llevo la otra bota. en el coche, subo la calefaccion y tambien el volumen del CD. Glenn Gould toca unos conciertos para piano de Bach.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8:35 salgo de la clinica.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9 menos 5 (prefiero decir menos 5 que 8:55, porque asi menos 5 se puede referir tanto a la hora como a la temperatura al bajar del coche) : llego a la primera granja del dia despues de 12 km de carretera dificil. al menos estaba seca. no encuentro la pieza de plastico verde que sirve para juntar los tubitos y la aguja. busco mucho. me disculpo al ganadero. como ya son las 9:10 y tengo la segunda granja a las 9:30 a 5 kilometros de aqui, le ofrezco aplazar la visita a las 13:40, antes de empezar el planing de la tarde. acepta y... vuelvo a la clinica.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9:45 llego a la segunda granja, ya un poco tarde, que la ida y vuelta a la clinica para coger un trozito de plastico verde de mierda me ha puesto de mal humor, pero aun mucho menos que el encontrar los trozitos de plastico verde de mierda en el fondo del maletero del coche, que si, evidentemente, los tenia. donde iban a estar ? pinchamos sus vacas. hay 72 pero las 6 ultimas estan en otra granja. cogemos coche y vamos al otro lado del pueblo. pinchamos sin incidente mayor y voy a la tercera granja.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10:25 intenta volverme sordo de tanto ladrar un perro imbecil mientras me recibe una ganadera de 20 años, altiva, desagradable y cuya mirada va del rollo "te molesta ver a una mujer ganadera? te crees no soy capaz? estudie la carrera por ganadera y no me vas a impresionar con tu ciencia machista de veterinario de mierda, capullo!". y yo que solo queria pinchar sus vacas... lo hacemos. lo de pinchar las vacas, evidentemente. quien coño a podido entender algo mas? cada vez le saco sangre a uno destos lindos animales, y el lindo animal se sacude un poco al introducirle la aguda aguja bajo la cola, ella pone cara de brigitte bardot delante de un asesino en serie de bebes-focas. por dios. y de preguntarme cosas sobre el tiempo de latencia del no se que de la vacuna, y si conozco el protocol de administracion de algo a la concha de su madre y yo que se. solo le queria pinchar las vacas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11:50 me dice que faltan 4 vacas (4!!!!!) que estan en otra granja en Macaye. que el abuelo me va a llevar a hacerlas alli. vale. sale el abuelo con su renault express. le sigo. por lo que veo, y por la velocidad a la cual andamos, no conoce la existencia de una tercera marcha en el renault express. debo reconocer que el cambio de marchas de los renault 4 y express es algo esoterico. pero es de su generacion. y su pobre coche que lleva 200.000km en primera y segunda, por dios. es como esta amiga mia puta belga que se suicidio el dia que se entero de que sus colegas recibian dinero, despues. o como yo cuando uso el Photoshop y me esta observando un amigo diseñador. el rendimiento que le marcamos a un sistema es proporcional al conocimiento que tenemos y a la imaginacion que sabemos desarollar en ello. eso queria decir con mis ejemplos. habia quedado claro?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11:20 en el coche, detras del abuelo, practico el ejercicio del "poder del ahora" : cuando me pongo tenso, agarrando el volante hasta arrancarlo, golpeando con la cabeza en el cristal y pensando "aun no hemos llegado a la granja de las 4 putas vacas, y despues hay que volver, y hace 5 minutos ya que tendria que estar en la proxima granja", reconozco que mi mente esta pensando esto pero que mi ser es sereno y feliz, y pienso "eso quizas sera un problema mas tarde, pero ahora, AHORA, que problema hay? la carretera es preciosa, se esta bien en el coche. ahora, no hay ningun motivo de no gozar de la llenisima sensacion del ser". vaya mierda de libro el poder del ahora.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11:35 en el coche, detras del abuelo, practico el ejercicio del "poder del ahora" : cuando me pongo tenso, agarrando el volante hasta arrancarlo, golpeando con la cabeza en el cristal y pensando "aun no hemos llegado a la granja de las 4 putas vacas, y despues hay que volver, y hace 20 minutos ya que tendria que estar en la proxima granja", reconozco que mi mente esta pensando esto pero que mi ser es sereno y feliz, y pienso "eso quizas sera un problema mas tarde, pero ahora, AHORA, que problema hay? la carretera es preciosa, se esta bien en el coche. ahora, no hay ningun motivo de no gozar de la llenisima sensacion del ser". vaya mierda de libro el poder del ahora. ya lo dije, verdad?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11:40 llegamos a Macaye. la casa esta hecha una mierda. hay perros que intentan morderme. hacemos las 4 vacas. me voy pitando.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11:45 tendria que estar a la segunda siguiente granja ya y estoy donde cristo perdio la zapatilla, intentando encontrar mi camino para llegar (tarde) a la primera granja siguiente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12:00 me pierdo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12:10 llego a la primera granja. es una hippy mayor que me recibe. le importa un bledo la hora que es. ya es algo. por lo que veo, no cree en la higiene corporal. por lo que me dice, no cree en atar los animales. cavalgo en la mierda para pinchar sus 17 vacas hippies. dentro de lo que hay, no lo paso tan mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12:25 salgo hacia la segunda siguiente granja. no pienso que ya tendria que haber llegado a la siguiente y ultima de la mañana hace 10 minutos y que ademas, empezare la tarde con la que me salté al arrancar el dia... pensarlo me dejaria psicologicamente destrozado. eso que acabo de decir es una mentira. evidentemente lo pienso y eso me deja psicologicamente destrozado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12:30 llego a la siguiente granja. son dos solteros freakies y tienen 33 vacas. por lo que veo se pasan el dia partiendose el culo. tienen pinta de trolls. huelen a troll, tambien. no hay ni una de sus vaquitas que no tire patadas al estilo rodeo. ellos se rien con el clasico "es que, con nosotros son adorables. sera que reconocen a los veterinarios". el hambre y un poco de suerte me dan alas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12:50 salgo de la granja de los trolls que se parten. me han indicado el camino. espero que no se esten partiendo el culo por la cara que puse mientras me explicaban el camino con un dialecta trollense y un estilo a la gran esfinge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:00 estoy perdido. malditos trolls, pienso mientras mi estomago acompaña al Glenn Gould.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:05 llego a la ultima granja de la mañana, la supuestamente de las 12:15. al viejo le da lo mismo. da la sensacion de que todo le da lo mismo. porque se ve que a la botella le da bastante, tambien. el viejo tiene 5 vacas, una de cuales esta tiesa, inchada y azul delante del establo. parece una vaca playmobil, asi con las patas bien tensas y su lindo color de plastico azul brillante con reflejos de mosca exotica. "oh, vaya vaya", digo. ganamos tiempo, pienso.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:10 ya estoy de vuelta en el coche y me largo para lavarme la cara, comer algo y hacer la granja que me deje a la mañana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:25 mientras me lavo las manos en el bar del pueblo, la iaia me hace un bocata y un cafe con leche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:30 lo he tragado todo junto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:35 le pago ya. me despido. estoy en el coche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:40 estoy llegando a la granja aquella de primera hora de la mañana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13:55 hemos pinchado a la velocidad de la luz pero... tienen 8 vacas en otro lugar. que vayan a la mierda con sus vacas en otros lugares, todos. es que tengo que salir para la primera granja de la tarde. les digo que entonces llamaremos para hacerlas el dia que hagamos las del lugar en el cual estan. y de golpe se me ocurre que no estaria mal hacerlo siempre asi. parece que lo de las vacas esta aqui un poco como en corsega. a ver si tiene algo que ver eso de declarar vacas en un lugar y tenerlas en otro con el sentimiento nacionalista? alguna forma sutil de no reconocer el poder de la administracion central? lo miraré bien en catalunya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14:10 llego a la granja aquella, tras haberme perdido repetidas veces. me esperan 46 vacas mas reputas las unas que las otras. y un ganadero con la tipica cara de ganadero vasco que es campeon del mundo de ganaderismo limpio, racional y elegante. un asqueroso sin una gota de mierda encima, con la sonrisa ultrabrite, el pelo gominado y que se sabe los numeritos de las vacas sin mirar los pendientes. no le gusta que pinche a sus delicados animalitos (que son mas reputas las unas que las otras). me dan unas patadas que no veas pero tengo el brazo largo y son torpes. putas. me alivia decirlo una y otra vez. lo siento, sé que suena feo. putas! ah ah ah ah ah!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14:25 a la mitad del pincharlas, una mas reputa aun que las otras le da una patada bien fuerte a una barrera metalica muy pesada que se me viene a clavar justo en la rodilla, donde este huesito que llaman rotula y que ahora son dos o tres bailando en la misma capsula articular. no digo nada pero joder. avanzamos. el don limpio del ganaderismo me mira con desden. se ve que cada vaca me cubre de una mierda mocosa oscura y liquida, que sale chorreando. supongo que sera porque tienen una enfermedad llamada PARATUBERCULOSIS. y eso, don limpio lo sabe. y es como una mosca muerta flotando en la copa de vino de su granja perfecta. asi que, si quiero hacerle daño, solo tengo que preguntarle "oye, no tendran la caca un poco liquida?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14:30 entre dos patadas de vacas, le pregunto "oye, no tendran la caca un poco liquida?", saboreando cada palabra. don limpio se me descompone y me dice "puede ser. ejem... de hecho, queria pedir el analisis para la paratuberculosis tambien este año. ejem...". esta hirviendo de rabia por dentro. le hubieran pillado en la parroquia con la mano en el pantalon de un nene, no se sentiria peor. ni me mira. ah ah ah ah ah. estoy vengado. ah ah ah ah ah. estoy feliz. ah ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;para alguien que nunca ha oido hablar de paratuberculosis, mi felicidad debe parecer algo bien superficial. es que, ser aquel hombre don limpio y tener paratuberculosis en su granja es como tener un subaru tuning con unas llantas de Logan. o como ser okupa pero con el dinero de los papis, y una furgo mercedes, y un ipod, y un ibook, y un iphone, y... que? todos los okupas tienen eso? ah. pues, nada&lt;/em&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14:55 esta todo acabado, he lavado mis botas. como un buen don limpio que es, tiene un dispositivo de campeon (muy ingenioso, la verdad) para lavar las botas : dos cepillos fuertes clavados en el suelo, cara a cara, con el espacio justo para introducir una bota, pero haciendo fuerza, asi que los cepillos te la frotan super bien. la bota. "ojala hubiera cepillos asi para lavar la tuberculosis", le digo mentalmente. ah ah ah ah ah. durante un instante, tuve la sensacion de que don limpio miraba con asco los cepillos que deje cubiertos de mierda. de la mierda de SUS vacas. ah ah ah ah ah. estoy riendo demasiado. debo estar nerviosamente cansado.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15:00 salgo cojeando pero feliz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15:05 en la primera curva de salir de su granja, una mujer me viene en frente en un peugeot 106, totalmente a la izquierda de la carretera. cuando es evidente que ya no me evitara, doy un frenazo, voy un poco mas hacia el borde y pito. se da cuenta de que hay alguien e intenta volver a la derecha, que en estas carreteritas queda muy cerca de la izquierda. los retrovisores se tocan sin estallar ; mejor dicho se rozan. estoy casi parado, casi en el talud. ella para inmediatamente y durante un segundo me imagino que podria salir del coche y gritarme "forastero de mierda, acaso no sabias que este camino era MIO?". al menos tendria la gracia peliculera de algun western, con salsita surrealista rollo El Topo. pero no lo hace. esta petrificada en su coche. o bien acababa de discutir mucho con su madre, o bien su hija tiene la gripe, o bien escuchaba la cancion de titanic en la radio, pero lo unico seguro es que no estaba consciente de estar dentro de un coche en una carretera. pienso en preguntarle si esta bien, si necesita algo, si le esta pasando algo grave. pero voy tarde. me voy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15:15 llego a la segunda granja de la tarde. nada interesante. todo normal. me aburro mucho.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15:35 salgo de la granja. la siguiente acaba de anular la visita por telefono. me llamaron de la clinica. no tengo nada mas que hacer pero me van a mandar instrucciones. y me pregunto porque tuve esta mañana terrible si no habia nada de trabajo por la tarde. tambien pienso en lo del poder del ahora de esta mañana. tenia razon : para que preocuparme ahora por lo que pasara despues si despues las cosas cambian y vuelven a ser diferentes de lo que iban a ser antes? vaya libro, el poder del ahora! lo fuerte del poder del ahora es que te lo crees cuando todo esta bien, y dejas de creertelo cuando empieza a ir todo mal. sera como la politica. o mas bien al reves?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15:45 me pregunto si estoy diciendo esto yo o si lo dice mi ser, o tal vez mi mente. intento lograr que mi ser observe mi mente pensandolo sin juzgarla, pero no esta tan facil. por suerte me vuelven a llamar de la clinica en este momento preciso, ahora mismo. en el cielo, un aguila se rie de mi. liaaaak!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15:50 tengo que ir a otra granja para hacer vacunas. me quedan poquitas vacunas. no importa. llego alli. el hombre no esta. la mujer no sabe. no me quiere ayudar pero dice que estan los terneros bien quietitos en su parque, que no necesito a nadie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:00 disfruto de un momento bello y magico, colgado entre el verde de los campos y el azul del cielo. un rayo de sol juega con el polvo en suspension y los hilitos de paja que flotan, a contraluz, por la penumbra tibia de la granja. miro a los terneritos que corren, inocentes y puros, por el calido corral y pienso : dios mio! eso si es esencia de vida, presencia pura. todo se funde en una luz diafana, unificada, y mas alla de lo real, siento como los terneritos son yo, como soy ellos, como somos la granja, como la granja es el cosmos entero...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:05 voy a mear contra un arbol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:10 llega el marido. se extraña de que lo haya esperado. le digo que necesito que me los aguante, al menos un poco. parece que le jode. sale del coche, esta en chanclas. en chanclas!!!!!!!! el mundo rural esta mal, creedme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:25 mientras abrimos una puerta metalica para mover a los terneros, el chanclero me revienta el dedo pequeño contra una barra de acero. me peta una vena muy grande del dedo y empieza a formarse un hematoma enorme. ni hablo del dolor. a los terneros, parece que mi dolor les da un poco lo mismo. tiernas criaturas de dios, os voy a pinchar, sera mi venganza y vuestra salvacion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:30 los terneros estan vacunados, y mi dedo pequeño ahora tiene en su extremidad un glande lila oscuro, redondo y de un tamaño muy digno. el conjunto dedo pequeño mas glande lila parece una amanita falloide. asi que por algo la llaman falloide, pienso entonces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:35 resulta que este hombre tiene otros terneros en otro pueblo, para vacunar tambien, ya que estamos. evidentemente, ya no tengo mas vacunas para hacerlos. la ira no existe, es una ilusion de la mente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:40 vruum. hiiik. vrum, vruuum. hiiik. vrum. la curva no existe, es una ilusion de la mente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16:55 estoy en la clinica, para coger mas vacunas. perder el tiempo no existe, es una ilusion de la mente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17:20 estoy en la otra granja del mismo hombre, para vacunar a 26 terneros. esta vez, pienso, es al reves : tiene mas animales en la granja segundaria que en la principal. esta sensacion de haber penetrado en su negocio por la puerta de atras me estremece un poco. como un adultero entre contrabandistas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17:40 estoy en el coche, regresando a la clinica. se me ocurre que los ganaderos vascos son muy pocos pero todos con muuuchas granjas. con la lentitud de los veterinarios y de los servicios de higiene, consiguen aparecer en todas sus granjas succesivamente, pero realmente, son ellos mismos, que son pocos. se me ocurre que hacen exactamente lo opuesto de los taxistas chinos, que tienen un taxi para 5 taxistas... y un pasaporte tambien. lo interesante es que al nivel global, tanto los chinos como los vascos mueven mucho dinero. pero con tecnicas opuestas. seran dos caras de la misma moneda?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17:45 en este momento de mi reflexion, pienso que seguramente esta verdad esta expresada en el Tao-To-King de una forma muy metaforica. el Tao-To-King me parece una lectura mas digna que el poder del ahora, pero nunca consegui tragarmelo. de repente noto como me duelen la cabeza, la rodilla y el glande de mi dedo pequeño y en lugar de seguir mas adelante con mis reflexiones, voy y me pego una ducha bien caliente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18:00 estoy limpio. huelo a shampu "aloe vera y kiwi" y soy la persona mas feliz del mundo. quemo incienso, abro un vino comun que sé que me va a saber a maravilla y me tomo una copa mientras hago el papeleo del dia. en la vida, siempre hay un momento que estas cubierto de mierda, la rodilla dolida y el resto del cuerpo y del alma bastante jodidos, pero a los que te miran con desden, siempre les puedes hablar de la paratuberculosis. eso si, lo tiene que decir el Tao-To-King en algun lugar. de alguna manera. sea muy metaforicamente.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-3425819715405041092?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/3425819715405041092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=3425819715405041092&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/3425819715405041092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/3425819715405041092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/12/day-in-life-de-un-veterinario-sanitario.html' title='un dia en la vida (de un veterinario sanitario de ganado)'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-887436391659434030</id><published>2009-02-11T10:57:00.000-08:00</published><updated>2009-02-11T11:03:35.902-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autres/otros'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>des bovins, du destin et du cours de l’Histoire</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il a froid. Il frissonne sous le manteau leger qu’on lui a jeté dessus en attendant l’ambulance. Tellement froid que tout s’engourdit, tout s’efface et se dissout. Comme si son corps, perdu entre l’asphalte et la couverture de fortune, disparaissait peu à peu. Tout s’engourdit, tout s’efface et se dissout. Il n’a plus mal. La brûlure dans son ventre s’est éteinte dans un long frisson. Le soleil du petit matin baigne maintenant toute la rue mais ne le réchauffe pas. Ni le souffle de Leire penchée sur lui, ni ses larmes qui viennent s’écraser sur son nez, sur sa joue, sur ses lèvres. Il s’en va sans bien comprendre, sans s’en rendre compte. Et sans savoir qu’une boucle est bouclée, qu’un long scénario vient de trouver son dénouement après des années et tant de kilomètres. A 6h57, il meurt dans la rue sans le pourquoi ni le comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pablo n’a jamais connu son grand-père Beppe, éleveur dans le nord de la Pampa. Tel le chaînon manquant de l’évolution des espèces si cher à Darwin -qui devait combler la lacune entre singe et homme-, le maillon qui les unissait a choisi de couper dans son mutisme l’histoire familiale. Fransisco était le dernier fils de Beppe et le père de Pablo, jeune Français à la généalogie boiteuse. Dire que celui-ci a tout ignoré de son gaucho d’aïeul serait inexact : il n’a tout simplement jamais entendu parler de sa famille paternelle. Peut-être ne s’est-il posé aucune question ? Peut-être l’interdit silencieux et l’amour des grands-parents maternels ont-ils endormi le picotement du membre amputé ?&lt;br /&gt;Ce qui est certain, c’est qu’il n’a jamais appris comment Beppe est mort. Le vingt-six avril 1937, quelques heures à peine avant le bombardement de Guernica à l’autre bout du monde, alors qu’il descend à travers champs vers l’église du village, il est piétiné à mort par l’un de ses taureaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le moment n’est pas venu de raconter la mort de Beppe. Pour l’instant, il nous faut nous intéresser à sa vie. Revenir encore un peu plus loin dans le temps et l’espace : au lendemain de la Grande Guerre, dans une banlieue industrielle de Naples. Printemps 1919, l’Italie est exsangue, son économie paralysée par l’endettement et l’inflation. La population meurtrie ne sait plus à quel saint se vouer. Beppe n’a que douze ans mais grandit vite. Trop. Fils unique d’un couple qui a fui la famine des campagnes, il voit au quotidien la lutte de ses parents et de la classe ouvrière toute entière. De grèves en émeutes et en occupations d’usines, il assiste, les yeux grands ouverts, à l’échec de la révolution populaire et à l’émergence du fascisme. Les &lt;em&gt;squadri&lt;/em&gt; sèment déjà la terreur un peu partout quand Mussolini organise à Naples son congrès fasciste et dessine l’arrivée au pouvoir. Les parents de Beppe choisissent alors l’exil.&lt;br /&gt;C’est un adolescent décharné et silencieux, have et hagard, qui débarque à Buenos Aires en 1922. Revenus à la terre qu’ils avaient quitté à contrecoeur, ses parents l’élèvent dans l’austérité et le travail. Il devient en peu de temps un jeune homme fort et sociable, connu dans le voisinage pour son énergie et sa bonne volonté. Vacher ambitieux à dix-neuf ans, il fonde une famille à vingt et s’installe bientôt un peu plus loin vers le sud, au milieu de nulle part. En à peine dix ans, il bâtit de ses mains un beau domaine et une fortune respectable. Il pense un instant baptiser le hameau Macondo, mais se ravise et laisse ce soin à d’autres. Figure locale régnant sur le petit village né autour de sa propriété, il croit autant en sa bonne étoile qu’en la manne bovine, et rien ne doit le détromper jusqu’au tout dernier moment. Ainsi la veille encore de sa mort, pour l’anniversaire de sa femme Paula, alittée par son septième accouchement en neuf ans, il écrit dans son journal intime : « En ce jour où ma femme m’a donné un quatrième garçon, né comme elle sous le signe du taureau, que soient bénies les bêtes à cornes car, depuis la naissance de l’enfant Jésus, leur souffle nous réchauffe et leur chair nous nourrit ». Le nouveau-né est fragile et on préfère le baptiser sans tarder. Le lendemain matin, rasé de frais et en costume du dimanche, Beppe décide donc d’enjamber une clôture pour n’être pas en retard au baptême de ce dernier fils, Francisco, dans l’église voisine. Le sort en décide autrement quand un taureau allégorique l’aperçoit au loin. C’est un mythe fait chair, fait pattes et fait cornes, le plus beau qu’on ait vu de mémoire d’homme à des lieues à la ronde, sans doute un dieu descendu sur Terre pour exécuter la sentence, qui le charge sans somation et le piétine à mort comme le carillon du clocher sonne au-dessus d’eux un ave maria printanier. Le vingt-six avril 1937, Fransisco pleure son premier contact avec l’eau bénite et ne sait pas qu’il pleure un père qu’il ne connaîtra jamais. Aux obsèques de Beppe, le cierge de baptême de Fransisco brûle toujours devant la statue en plâtre polychrome de saint François d’Assise, ami et protecteur des animaux. Ni la jeune veuve accaparée par sept enfants et cent cinquante bêtes paissant sur quatre-vingt hectares, ni les villageois impressionnés par ce qu’ils pensent à juste titre être un présage, n’osent l’éteindre. Même le curé, peu habitué à une telle fréquentation de sa paroisse, ne se risque pas à le retirer. Il se consumera toujours pour la messe de neuvaine et Fransisco pleurera durant toute la célébration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la Pampa, on naît gaucho et gaucho on meurt. Les six cadets orphelins de Fransisco, trois frères et trois sœurs, sont donc restés sur la propriété familiale au côté de leur veuve de mère, désormais toute entière vouée au travail. Ils y ont vécu jusqu’à la fin, vachers par tradition et au nom d’un devoir de mémoire dont ils ont fini par oublier tout à la fois l’objet et la raison. Ce qu’ils sont devenus : eux, l’exploitation et leur sans doute nombreuse descendance, l’histoire ne le dit pas, qui se perd dans les remous d’un siècle bien trop long. Seul Francisco, enfant rebelle, refuse le joug du souvenir paternel et les chaînes de l’élevage extensif, peut-être précisément parce que son destin est déjà trop lié à l’un et à l’autre. Celui qui quatorze ans plus tard mettra au monde un unique fils, Pablo, s’enfuit pour ne plus revenir la nuit de ses dix-sept ans. Il décide que l’histoire de sa lignée jamais plus ne croisera celle d’un bovin et rien, pas même les larmes de sa mère, ne le fera fléchir. Le vingt-cinq avril 1954, seul et à pied, Fransisco s’enfonce dans la nuit sans se retourner, laissant le passé se perdre derrière lui. Ainsi, pendant des mois, son itinéraire est incertain et les versions ne coïncident que rarement, qui font de lui tantôt un vagabond au grand cœur, tantôt un bandit de grand chemin. On raconte qu’il est parti vers le nord et n’a pas tant vécu de son travail que de la crédulité de ceux qui ont croisé sa route. Le nord est une lanterne dans une nuit d’été, qui l’éblouit et l’attire, et il trace vers lui une ligne brisée. Il ne s’arrête que rarement dans les villages, quand il a trop besoin d’argent ou de compagnie. Il se tient à distance des étables et des éleveurs. Quand il doit travailler, il accepte tout et n’importe quoi sauf de s’approcher d’un ruminant. Des compagnons rencontrés sur la route, il apprend les idées et les rêves qui ont passé devant les yeux de Beppe trente ans auparavant, à Naples, dans les cours d’usines.&lt;br /&gt;Ce que l’on sait en revanche de source sûre, c’est que deux ans plus tard, le vingt-cinq novembre 1956, il réapparaît sur la côte est du Mexique. De là, par une nuit sans lune sur une mer étale, il s’embarque pour Cuba avec quatre-vingt-un camarades. On dit qu’en 1958, il passe noël avec le Che dans la Sierra Maestre. Qu’il se remémore alors mate en main cette nuit où un boeuf réchauffait de son haleine un nouveau-né tremblant. Si l’on en croit une vieille photo jaunie au fond de quelque album poussiéreux, il semble que le premier janvier 1959, il entre dans Santiago au côté de Fidel. On perd à nouveau sa trace pendant quelques années : on le suppose resté à Cuba, on dit l’avoir croisé en Bolivie ou même rencontré à Moscou.&lt;br /&gt;A seulement vingt-neuf ans, c’est un Fransisco charismatique et sauvage qui refait surface à Paris à la fin de l’année 1966. Utopiste déçu et sans illusions, il reste un homme d’action pragmatique, à la poursuite d’un idéal qu’il semble ne jamais devoir rattraper. Au fil des mois, dans les bistrots enfumés du Quartier Latin, il côtoie intellectuels bohêmes, poètes maudits et étudiants révoltés. Son itinéraire lui vaut le respect de tous et ses lumières, l’attention de chacun. Théoriciens et phraseurs envient la voix sévère et posée du militaire, l’expression ferme façonnée par dix ans d’errance et de lutte pour ses idées. Lui cherche seulement les réponses qu’élevage et guérilla n’ont su lui apporter. A défaut de les trouver, il rencontre Mathilde. A travers les rideaux de fumée et la cohue, il trouve deux grands yeux d’un bleu délavé, ourlés de noir, et ne les quitte plus. La jeune et belle étudiante de la Sorbonne, éprise de peinture et de liberté, l’aime en un instant, sans condition et sans réserve. Elle le suivra partout, toujours. On raconte qu’une nuit du mois de mai de l’année suivante, pris entre deux feux et se croyant perdus, ils s’aiment sous une porte cochère de la rue des Saints-Pères, au coin d’une barricade. Comme Mathilde jouit, les yeux fermés, les poings serrés, elle crie « mort aux vaches ! » et l’enlace un peu plus fort encore. Francisco se rappelle son vœu d’alors, riant aux éclats, perdu, ivre, suspendu au grondement irréel et furieux qui vient de la rue.&lt;br /&gt;Leur fils unique Pablo est conçu cette nuit-là, et seul son prénom évoque encore, comme une réminiscence fortuite ou un hommage inconscient au peintre aficionado, le lien millénaire qui unit hommes et toros. On sait peu de choses à son sujet : principalement qu’il grandit à Paris, rive gauche, entouré de livres et baigné de langues étrangères ; qu’il est aimé par ses parents et choyé par sa famille maternelle, en digne héritier d’une longue lignée de la bourgeoisie versaillaise dont les racines remontent aux lendemains de la Révolution française. Lui aime le jazz des Miles, Canonball et Coltrane, mais aussi Sergent Pepper’s, David Bowie ou le Dark side of the moon. Cinéphile élevé au creux de la nouvelle vague, on parle de lui comme d’un jeune homme intelligent, curieux de tout et enthousiaste. En dépit des voix qui lui parlent de Droit et de Médecine, il choisit les lettres modernes et l’anglais. Il défend avec les honneurs un doctorat es littérature américaine contemporaine intitulé « La figure animale et le visage de la Mort dans l’œuvre d’Ernest Hemingway ». Le rendez-vous avec son destin arrive l’été suivant. Pour fêter le récent succès et la publication honoris causa de son mémoire de thèse, sa copine espagnole l’emmène en Navarre sur les traces du Soleil se lève aussi. A la rencontre de la famille et des traditions de Leire, liane brune aux longs cils, ils descendent à Pampelune pour la feria de San Fermin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est là qu’au petit jour, au coin d’une ruelle du vieux centre, passablement éméché par une nuit d’alcool et d’excès, il meurt dans la cohue et l’hébétude générale, piétiné et la rate perforée par un coup de corne perdu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-887436391659434030?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/887436391659434030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=887436391659434030&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/887436391659434030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/887436391659434030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/02/des-bovins-du-destin-et-du-cours-de.html' title='des bovins, du destin et du cours de l’Histoire'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-7670135412031494942</id><published>2009-02-11T10:23:00.000-08:00</published><updated>2009-02-11T10:32:15.413-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autres/otros'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>La machine qui servait à faire du vent (deuxième partie)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Jour 267 de l’an 1 de l’ère PMP - Rapport #23 du Bureau Central de la HCPEM-SSDEPLR (Haute Commission Préposée à l’Etude du Moulin - Sous-Section Déléguée à l’Expertise des Processus Linguistiques et Rhétoriques) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préambule :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce document est confidentiel et d’un accès réservé aux personnes autorisées. Une liste des personnes autorisées est disponible, qui pourra être consultée sur demande légitime et dûment adressée au BADABOG (Bureau d’Attribution des Diverses Autorisations et Brevets Officiels Gouvernementaux). Tout individu considérant à tort ou à raison qu’il pourrait faire partie des personnes autorisées devra justifier cette conviction de présence, fut-elle réelle ou supposée, dans ladite liste, au moyen des documents qu’il jugera utile, afin de faciliter le travail du secrétaire du BADABOG en charge du guichet de consultation de la liste des personnes autorisées. Dans le cas où le nom dudit individu n’apparaîtrait pas dans ladite liste, il faudrait considérer, rétrospectivement et ipso facto, sa consultation de ladite liste comme une fraude, l’enregistrer et la traiter comme telle. Le traitement des fraudes n’entrant pas dans les attributions du Bureau Central, ce sujet sera laissé à la discrétion des autorités compétentes, qu’il conviendra le cas échéant d’identifier afin d’être en mesure de pouvoir les contacter sans délai.&lt;br /&gt;- Si, au titre du paragraphe précédent du présent préambule, vous jugez faire partie de la liste positive des personnes autorisées, ou bien l’avez vérifié avec succès, nous vous remercions de bien vouloir vous reporter maintenant dans le Registre Principal du Bureau Central, aux 22 (vingt-deux) entrées antérieures de la Sous-Section, ainsi qu’à l’ensemble de la littérature officielle produite par les différentes Sous-Sections de la HCPEM avant de mener plus avant la lecture de ce document.&lt;br /&gt;- Si, au titre des 2 (deux) paragraphes précédents du présent préambule, vous jugez être en mesure de poursuivre la lecture de ce document, nous tenons à saluer votre ténacité et votre opiniâtreté et espérons être en mesure de satisfaire une curiosité probablement coulée au même moule et du même acabit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;1° Des aspects pratiques :&lt;/strong&gt; nous n’avons à ce jour toujours pas été en mesure, à la lumière de nos connaissances et dans le cadre des moyens techniques mis en œuvre, d’ouvrir le Moulin. Bien qu’il soit composé de matériaux (bois et métal) de structures chimiques conventionnelles et d’origine terrestre, il ne nous est pas possible de libérer le panneau arrière de maintenance du Moulin. Pratiquement, il résulte que nous ne pouvons pas agir sur les vis cruciformes en acier qui maintiennent ledit panneau. Ceci étant, notre connaissance extérieure du Moulin a grandement progressé et ne recèle pour ainsi dire plus de secret pour nos experts. D’un examen approfondi de ces structures visibles, il nous est apparu d’une composition élémentaire et d’un fonctionnement fort simple pour ne pas dire rudimentaire, dans son principe tout au moins. Sa robustesse semble à toute épreuve. Etant très léger, et en l’absence de consigne divine quand à son alimentation, nous en avons déduit que son fonctionnement devait être autonome, sans batterie. Selon nos experts, il utiliserait l’énergie propre du locuteur : le souffle et la chaleur de la phrase induite, souvent appelée inférence dans les rapports antérieurs. De ces deux (2) éléments, il nous apparaît que le Moulin pourrait fonctionner indéfiniment, pendant des siècles et ce, sans nécessiter le moindre entretien. Cette conclusion partielle nous pousse à nous interroger sur la raison d’être exacte du panneau arrière précédemment évoqué. Si ce n’est pour la maintenance, ou pour remplacer sporadiquement la batterie, pourquoi diable avoir ménagé un panneau arrière assujetti par des vis cruciformes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;2° De la plasticité du Moulin :&lt;/strong&gt; s’agissant de son fonctionnement propre et de l’absence d’entretien, nous avons découvert un processus plus surprenant encore : à l’instar de la casserole que l’on réserve pour réchauffer le café ou d’un bon jeu de belote, le travail du Moulin évolue favorablement avec l’usage que l’on en fait. Qualitativement et quantitativement. Autrement dit, plus on s’en sert et mieux il fonctionne ; plus son langage et son style s’enrichissent et se raffinent ; plus les phrases émises (souvent appelée afférences dans les rapports antérieurs) sont longues, complexes et agréables à l’écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;3° Des fonctions Marche et Arrêt :&lt;/strong&gt; depuis la pression initiale du doigt du gouverneur sur le bouton « Marche » du Moulin, nous n’avons à ce jour pas été capables d’agir à nouveau avec succès sur ledit interrupteur. Encore que, celui-ci portant la mention « Marche » au lieu de l’habituel « Marche/Arrêt » (ou encore O/1 (zéro/un)), la déduction qu’une nouvelle pression sur ce bouton permettrait d’éteindre l’appareil était peut-être hâtive. Nous n’avons en outre identifié ni interrupteur alternatif ni consigne vocale permettant, dans le cas bien improbable où l’on souhaiterait le faire, d’éteindre le Moulin fut-ce temporairement. Ceci étant, comme le concluait fort pragmatiquement la SSDQRMPOP2E (Sous-Section Déléguée aux Questions Relatives au Moulin à Paroles d’Ordre Philosophique, Ethique ou Epistémologiques), au titre de son rapport #7 (est-il encore frais dans votre esprit ? le moment n’est-il pas venu d’en prendre connaissance à nouveau ?) : dans la mesure où il constitue un réel progrès pour notre société tout entière, et où personne ne saurait envisager sérieusement de l’éteindre, ce point dans son ensemble reste de l’ordre de la recherche fondamentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;4° De la langue de bois ; aspects cognitifs :&lt;/strong&gt; à son arrivée sur Terre, le Moulin obéissait à six règles fort simples qui ont par la suite rapidement évolué et bourgeonné, rendant difficile leur étude rétrospective. Comme signalé dans le rapport #11, il eut sans doute été judicieux de garder traces écrites des tout premiers messages émis, ce que nous faisons d’ailleurs depuis les brillantes conclusions du rapport #14 auquel le lecteur est invité à se reporter à nouveau et sans délai. La conservation des messages afférents aux archives centrales de la HCEM nous permet d’étudier extensivement le processus de genèse-écriture du Moulin. Les experts les plus optimistes de la SCEAVRHSALB (Sous-Section pour l’Etude Analytique en Vue de la Reproduction par l’Homme et Sans Assistance de la Langue de Bois) pensent être capables, d’ici à quelques années, de parler eux-mêmes la langue de bois SANS AVOIR RECOURS au Moulin. Il est de facto envisagé de créer une nouvelle Sous-Section afin de pouvoir préparer l’infrastructure et le personnel dédiés à l’enseignement ultérieur de la langue de bois humaine. Un rapport prochain fera état des caractéristiques et attributions précises de ladite SSPIPDELBH (Sous-Section de Préparation des Infrastructures et du Personnel Dédiés à l’Enseignement de la Langue de Bois Humaine), indexé au registre central sous le numéro #24.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;5° Des stratégies rhétoriques du Moulin à proprement parler :&lt;/strong&gt; à ce jour, nous sommes en mesure de proposer ces quelques éléments en vue de la description synthétique du processus de genèse-écriture du Moulin. Il est toutefois utile de rappeler ici la stupéfiante créativité et l’admirable intuition dont le Moulin fait preuve pour générer ses afférences, rendant difficile et au bout du compte bien vaine toute tentative de dissection systématique de son art. Une fois le message disséqué et découpé en tout petits morceaux, une fois les figures rhétoriques et le style analysés au stylet, il ne reste finalement qu’un tas de mots morts et toute l’âme semble avoir quitté le corps du texte. Le catabolisme de la langue de bois n’est pas folichon. Il semble même qu’un coin de ciel bleu aperçu par un soupirail donne une idée plus grande de l’infini qu’un panorama vu du haut d’une montagne… Néanmoins, voici ce que nous avons pu, à ce jour, formaliser à propos de la Langue de Bois du Moulin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;i-&lt;/strong&gt; elle utilise plusieurs mots pour dire la même chose avec des nuances, bien sûr, mais qui ne semblent manifestement les mêmes pour personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;ii-&lt;/strong&gt; elle utilise le même mot pour dire plusieurs choses, éventuellement antagonistes, en laissant à l’interlocuteur tout liberté d’interprétation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;iii-&lt;/strong&gt; elle use et abuse du superlatif ! qui est vraiment la façon la plus efficace de convaincre et attirer à soi les opinions favorables. Nous n’avons jamais rien vu d’aussi redoutable ! Il suffit que la sorte de chose dont on parle soit la chose la plus quelque chose de toutes les choses de cette sorte dans l’univers, et c’est gagné, l’argument emporte le morceau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;iv-&lt;/strong&gt; elle manie la double-négation que l’on ne pourra pas ne pas préférer, pour sa capacité à brouiller les pistes et à embrouiller les esprits, à une vulgaire affirmation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;v-&lt;/strong&gt; elle utilise un truc que l’on ne saurait baptiser autrement qu’au prix d’une longue périphrase, qui pourrait être par exemple, « Je réponds à côté et tu t’en rends bien compte mais tu ne vas pas le relever, n’est ce  pas, parce qu’au fond tu sais bien que je ne veux pas vraiment te répondre et que tu ne veux pas vraiment l’entendre…». Inutile d’entrer dans le détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;vi-&lt;/strong&gt; elle exploite la valeur persuasive de l’identification à l’autre : je suis comme toi, je te comprends, moi c’est pareil. Donc nous ne pouvons pas ne pas être du même avis. Donc nous sommes tous deux d’accord avec moi, n’est ce pas ? CQFD.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Conclusion du rapport :&lt;/strong&gt; nos plus récentes tentatives de générer, sur la base de ces règles simples et en collaboration avec les membres de la SSPIPDELBH, des conversations en Langue de Bois Humaine, sont encore peu fructueuses et globalement dépourvues de sens, ce qui n’est pas un problème en soi. Nous sommes donc fort enthousiastes, optimistes et animés des plus totales et unanimes bonne volonté et confiance en l’avenir. Nul doute dans ces conditions que le rêve universel de parler la Langue de Bois sans l’assistance du Moulin sera un jour prochain réalité, et pourquoi pas à la portée de tous !&lt;br /&gt;Nous vous remercions de votre attention et vous serions reconnaissants de bien vouloir maintenant demander au fonctionnaire de permanence la grille d’auto-évaluation de lecture du présent rapport #23, afin de vérifier par vous-même l’acquisition convenable des points d’information fondamentaux de celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;TOP SECRET - Courrier (Confidentiel) du Chef de la Police au Gouverneur :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Monsieur le Gouverneur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous le savez sans doute déjà, il y a quelques jours, pour des raisons profondes que l’on ignore, mais au nom d’un droit inaliénable à l’information et d’un accès démocratique à la langue de bois humaine, un groupuscule de poètes et chanteurs à textes proches des milieux extrémistes s’est mis en devoir de distribuer largement au sein de la population un pamphlet grotesque qui prétend dévoiler les règles de fonctionnement du Moulin à Paroles. Il s’agit bien évidemment d’un ramassis de sornettes et de délires aussi fantasques que grotesques, dont les auteurs et les porte-voix tombent aux mains de la police les uns après les autres.&lt;br /&gt;L’événement prend cependant une certaine ampleur, en cela qu’il est largement relayé par les citoyens, souvent enthousiastes et prompts à copier et diffuser le pamphlet, dont j’ai bien évidemment pris connaissance, à des fins d’investigation seulement. Je ne peux résister au vif plaisir de vous le joindre en copie à la suite de ce courrier…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, il est un élément nouveau que je souhaite porter à votre connaissance et à l’examen lucide de votre esprit rationnel. On s’étonne sans oser le dire tout haut, dans certains cercles éclairés que nos services de renseignement ont jugé bon, depuis le début des incidents, de placer sur écoute, de la troublante similitude entre la teneur dudit pamphlet et les conclusions d’un certain rapport #23 émanant du Bureau Central de la HCPEM-SSDEPLR.&lt;br /&gt;On ignore encore comment ces agitateurs écervelés ont pu parvenir à entrer en possession d’une copie, même partielle, d’un rapport confidentiel interne à la HCPEM. En l’absence de certitudes et en vertu du principe de précaution, il ne faut pas exclure qu’une voire plusieurs taupe(s) travaillant au sein de l’une ou l’autre des Sous-Sections, se charge(nt) de laisser filtrer certaines données confidentielles vers l’extérieur. La mise sur écoute permanente de l’ensemble des membres de la HCPEM, toutes sous-sections et tous échelons hiérarchiques confondus représente un travail considérable dont nous saurons nous acquitter dignement, n’en doutez pas. Nous pensons d’ailleurs commencer les enregistrements systématiques dès la réception des crédits dont mes services ont tout récemment sollicité la ratification auprès de votre haute bienveillance. Crédits dont l’attribution, j’en suis sûr, ne saurait tarder.&lt;br /&gt;Ainsi, au terme d’un interrogatoire complet, moderne et approfondi, nous n’avons pu exclure formellement une connexion entre les suspects appréhendés dans le cadre de cette affaire et la nébuleuse du terrorisme sémantique auto-baptisée les RBLB (les ingénieurs du Chiffre de nos services ont pu reconnaître ce sigle comme codant pour « Robins des Bois de la Langue de Bois ») qui avait essayé en vain à plusieurs reprises, voici quelques mois, de voler le Moulin à Paroles pour, je cite, « le rendre au peuple » (sic).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’attente des suites que vous voudrez bien donner à ce courrier, et confiant dans le soutien que nous savons pouvoir recevoir de votre toujours remarquable sang-froid devant l’adversité dans l’exercice de votre charge, je vous laisse prendre connaissance dudit pamphlet et vous prie d’agréer, Monsieur le Gouverneur, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            &lt;em&gt;Le Chef de la Police&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Re : TOP SECRET - Courrier (Confidentiel) du Gouverneur au Chef de la Police :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Monsieur le Chef de la Police,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous remercie pour ce courrier fort instructif, autant que pour le sens de l’initiative, le pragmatisme et l’ingéniosité qui ont fait votre réputation et font votre excellence au quotidien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J’ignorais que vos services disposaient d’un organe de renseignement habilité à pratiquer des écoutes. Je me félicite au demeurant de n’avoir jamais été tenu au courant, car cela dénote de votre part une prudence et une discrétion tout à fait dignes de confiance. Vos déductions, tout comme les connexions que vous établissez, si elles sont quelque peu hâtives, n’en sont pas moins brillantes. Permettez-moi de vous redire mon enthousiasme à l’égard de votre politique générale d’activités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse les pleins pouvoirs afin de poursuivre plus avant le traitement efficace et prompt de ce dossier, dont vous ne manquerez pas de me tenir informé comme vous le faites si admirablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la demande d’allocation de crédits déposée par vos Services, je n’en vois qu’une parmi celles reçues au cours des dernières semaines qui puisse correspondre -tant par son origine qu’en terme de volumes à ventiler- à l’objectif ambitieux que vous évoquez. Cependant, comme cette demande d’allocation de crédits, au demeurant pharamineuse, portait l’intitulé de « petit matériel de loisir et équipements immobiliers de sports collectifs », j’avais jugé bon de la refuser et d’en annuler le numéro d’enregistrement. Je comprends maintenant, encore qu’un peu tard, que votre organe de renseignement étant secret et son existence n’ayant été portée à ma connaissance qu’aujourd’hui dans votre courrier, cet intitulé de « petit matériel de loisir et équipements immobiliers de sports collectifs » devait constituer une couverture habile de l’approvisionnement financier de vos activités secrètes. Il s’agit là, permettez-moi de vous le dire, d’un procédé fort ingénieux et tout à fait machiavélique, dont le seul défaut est peut-être de n’avoir pas attiré mon attention en temps utile. Si vous voulez bien me renvoyer une nouvelle demande d’attribution de crédits, avec ce même intitulé, ou tout autre intitulé aussi -disons- anodin, je me ferai un devoir de l’approuver et la faire traiter dans les meilleurs délais. Pour éviter tout inconfort ou retard ultérieur dans l’exercice de vos fonctions, soyez assuré que je signerai désormais tout bon d’attribution de crédits émanant de vos services et dont l’intitulé me paraîtrait factice ou à même de dissimuler une activité secrète. Je ne voudrais pas qu’un excès de bon sens de ma part puisse entraver le travail souterrain et titanesque de stabilisation sociale et de garantie de la paix publique opéré par vos Services !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ajoute pour clore cette note que vous avez apparemment oublié d’attacher en fichier joint le pamphlet auquel vous faites allusion dans votre courrier. Je me ferai un devoir d’en prendre connaissance, dans l’intérêt de tous, si vous voulez bien me l’envoyer en retour dès que possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Merci encore pour votre remarquable dévotion à vos fonctions et missions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           Très cordialement,&lt;br /&gt;           &lt;em&gt;Le Gouverneur&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Re : Re : TOP SECRET - Courrier (Confidentiel) du Chef de la Police au Gouverneur :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Monsieur le Gouverneur,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’expression de votre confiance et vos encouragements me vont droit au cœur. Voici les éléments de réponse que je peux vous donner présentement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - l’intitulé de la demande d’attribution de crédits avait effectivement été maquillé sur proposition de l’un de mes meilleurs agents, afin de ne pas éveiller les soupçons sur nos activités d’écoutes secrètes. Je trouve votre perspicacité à ce sujet tout simplement impressionnante et apprécie votre offre de signer sans surseoir toute nouvelle demande émanant de nos Services. Soyez certains que les intitulés en seront toujours -disons- « anodins », pour reprendre vos propres termes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - je n’arrive pas à vous envoyer ledit pamphlet en fichier joint. Le document original saisi dans la rue a été scanné en ultra-haute résolution par notre Service d’Intelligence et même après plusieurs compressions successives, je ne peux l’exporter sur ma clef USB pour vous l’envoyer depuis mon bureau. En effet, pour des raisons de sécurité que vous comprendrez aisément, aucun des ordinateurs des Services d’Intelligence et de Renseignement n’a été mis en réseau, ceci afin d’empêcher toute tentative d’intrusion. Nos ingénieurs, quand ils veulent communiquer via le réseau, doivent donc quitter le service en emportant avec eux un disque portable sur lequel ils ont au préalable enregistré ponctuellement les données d’intérêt. Je suis moi-même, quoique hiérarchiquement au-dessus de tout soupçon, tenu au même modus operandi. En conséquence, je vous suggère d’essayer de vous procurer par vos propres moyens une version papier originale dudit pamphlet. Pour ce faire, le stagiaire préposé au contrôle des caméras de surveillance des environs de votre Palais me suggère la démarche suivante : si l’un de vos proches collaborateurs, votre Premier Secrétaire de Cabinet par exemple, pouvait contacter la conciergerie du Palais, il pourrait alors tout simplement demander au concierge actuellement en service de se pencher et de ramasser l’un des nombreux exemplaires qui jonchent le trottoir, juste devant sa loge. Une fois en possession dudit document, il pourrait, par messagerie interne, l’adresser directement et sans délai à votre Cabinet afin que vous puissiez le consulter à votre guise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            Je suis et reste à votre service.&lt;br /&gt;            Respectueusement votre et dévoué,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;            &lt;em&gt;Chef de la Police&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;                                                     -FIN DE LA DEUXIEME PARTIE-&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-7670135412031494942?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/7670135412031494942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=7670135412031494942&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7670135412031494942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7670135412031494942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/02/la-machine-qui-servait-faire-du-vent.html' title='La machine qui servait à faire du vent (deuxième partie)'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-8118265427170182580</id><published>2009-01-27T05:26:00.000-08:00</published><updated>2009-02-11T10:33:29.883-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autres/otros'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nouvelles'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>la machine qui servait à faire du vent (première partie)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais plus quel ami m’a raconté cette histoire, sans doute un dimanche de pluie par la fenêtre, de Lapsang Souchong qui refroidit dans les tasses et de conversation en berne. A moins, peut-être, que quelque dieu tombé en désuétude soit venu, en quête d’un éphémère regain de notoriété, me la dicter en rêve. J’ai toujours pensé que ce sont les dieux, et non les fées comme on le raconte pourtant aux enfants, qui meurent quand on cesse de penser à eux. Si c’est le cas, on pourrait se défaire de cette tonalité grave et empesée qui mine notre rapport au divin. Je veux dire, il n’y a guère d’espace pour le développement d’un libre-arbitre en devenir dans une injonction du type : « Fais bien ta prière ce soir, sinon mémé ne guérira pas de son cancer et tu iras en enfer !». Ça ne donne pas envie. De rien. Non, décidément, à mes enfants je dirais plutôt quelque chose comme : « Sois gentil avec le bon Dieu et fais-lui une belle prière ce soir, sinon il pourrait disparaître et ça nous laisserait un grand trou juste entre la morale et la mauvaise conscience.». Enfin, bon, je ne sais pas trop. C’est peut-être une des raisons pour lesquelles je n’en ai pas, des enfants.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Donc… il était une fois, il y a très longtemps. Soixante-deux mille ans, pour être précis. Etonnant, non ? Les hommes menaient alors une vie paisible, heureuse et prospère. Pourtant, ils vivaient sensiblement comme nous, ne mesuraient pas quatre mètres de haut et ne recevaient aucune aide extra-terrestre. Ou seulement de façon très ponctuelle, pour dessiner de gigantesques fresques géométriques en petits cailloux au milieu du désert, par exemple. En harmonie avec la nature que les dieux leur avaient donnée comme terrain de jeux, ils avaient développé une société utopique dans un environnement paradisiaque. Soucieux de l’intérêt du groupe avant le sien propre, et de l’intérêt du reste de la planète avant celui du groupe, chacun travaillait avec application et conscience quelques heures par jour, et voyait en contrepartie les besoins de son foyer couverts. Energie, transports, éducation, accès aux soins et à la culture étaient librement accessibles à tous et l’argent était alors d’un usage restreint à l’acquisition du superflu. Bien sûr, qui voulait travailler plus le pouvait. Y compris pour gagner plus. Il serait un peu naïf de croire qu’une société peut fonctionner avec trois heures de travail par individu et par jour. Mais on avait alors compris que qui voulait travailler plus le faisait sans doute parce qu’il en ressentait le besoin : besoin de responsabilités voire de pouvoir, besoin de se sentir important voire indispensable, besoin de fuir son foyer voire de se tuer à petit feu. Pour tout salaire de cet investissement volontaire et librement consenti, le laborieux recevait la saine fatigue et la satisfaction épanouie procurées par son effort. Par-dessus tout, il rentrait chez lui enrichi de l’impact positif de son travail sur l’ensemble de la société. Il était en outre rémunéré en argent, ce qui lui permettait d’accéder à des produits et services non publics : salon de cinéma à domicile, piscine privée ou même véhicule individuel. Les équipements de sport et de loisir ainsi que les moyens de transport étant gratuits et accessibles à tous, le gros de la population dédaignait l’argent et la propriété privée sans bien en comprendre l’utilité. Mais puisque ça faisait plaisir à certains de passer moins d’heures dans une piscine pour pouvoir en avoir une dans leur jardin, qu’ils n’utilisaient pas faute d’en avoir le temps… La tolérance était de mise et les choix individuels, respectés.&lt;br /&gt;Fondée sur des technologies saines et respectueuses du milieu -dont nous ne pouvons plus, hélas, imaginer ni la plus grossière ébauche- la vie quotidienne respirait tout à la fois le bien-être, la sérénité et un air fort sain, dépourvu de contaminants, résidus et autres métaux lourds. Les gisements de pétrole avaient tous été découverts et soigneusement cartographiés, mais pas en vue de leur exploitation. Faire brûler du pétrole, même raffiné, pour produire de l’énergie était d’un rendement misérable, fort bruyant et dégageait une odeur difficile à supporter. En outre, ces nappes souterraines constituant la dernière demeure de nos ancêtres les dinosaures, elles étaient considérées (à juste titre) le plus grand charnier du plus grand génocide de toute l’histoire de la planète, et personne n’y aurait creusé le moindre trou. D’ailleurs, pour éviter tout accident et pour respecter le repos de leurs reptiliens aïeuls, les hommes avait planté ça et là, dans les zones d’affleurement d’un gisement, d’immenses lampes à pétrole : ces grands becs métalliques hauts d’une vingtaine de mètres brûlaient nuit et jour d’une petite flamme dansante et invitaient le badaud au recueillement. Les experts avaient calculé qu’avec la consommation moyenne de l’une de ces lampes à pétrole, la mémoire des dinosaures pourrait être perpétuée pendant des centaines de millions d’années au moins. On fermait donc les yeux sur la pollution minime qu’elles généraient : ça ou recycler le papier d’emballage des cadeaux que l’on se faisait, au fond, c’était bonnet blanc et blanc bonnet…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le jour où j’ai entendu cette histoire, rendu à ce point, je me suis demandé comment ils avaient fait. Quel était leur secret. Et surtout ce qui avait pu se produire pour qu’on perde toute trace de cette époque hélas révolue de notre passé. En effet, il n’en reste plus rien, sinon les cierges à pétrole des dinosaures et les gigantesques fresques géométriques en petits cailloux au milieu du désert. C’est ballot. Car j’avoue qu’à mes yeux, ils ne constituent pas le legs le plus constructif. Ni mucho menos. Si vous vous posez les mêmes questions -elles sont légitimes-, je vous répondrai ceci : ce qui est arrivé par la suite, vous le saurez bien assez tôt. Et quel était leur secret, j’y viens justement dans le prochain paragraphe.&lt;br /&gt;L’origine de cette singulière alchimie, il ne fallait pas la chercher longtemps (là, vous voyez bien) : la langue des hommes en ce temps-là était simple et leur esprit, droit. Tous oeuvraient spontanément pour le mieux général, à toutes les échelles et sur tous les plans de leur vie. Du coup, personne n’aspirait à obtenir de bénéfice individuel direct au détriment d’un ou plusieurs autres individu(s). Nul besoin de tromper ni de tirer profit de la confusion d’autrui. L’ambiguïté, mère de toute manipulation, n’avait donc pas court. Et en l’absence d’ambiguïté, la communication était tout à fait limpide, transparente. Il ne pouvait y avoir de malentendu puisque deux interlocuteurs étaient toujours munis de bonnes intentions mutuelles et d’une envie réciproque de comprendre et être compris. Inutile de parler du mensonge : le premier n’avait même pas encore été proféré et le serpent dormait sur sa branche. La Terre en ce temps-là était un vrai paradis.&lt;br /&gt;Or, s’il est une leçon tirée de ce lointain passé que nous n’ayons perdue depuis, qui ait survécu aux temps et aux ères et que l’on retrouve dans tout livre digne de ce nom -elle en constitue, au demeurant, un gage de qualité-, c’est bien celle-ci : le paradis est un endroit d’un ennui mortel. On s’emmerde sec au paradis. Je l’ai lu encore récemment dans un livre d’Eduardo Galeano. En effet, qui dit langage fonctionnel, sémantique universelle et communication transparente, dit aussi absence d’humour, de poésie, de littérature, de publicité… Les hommes étaient heureux et en paix, comme le sont, par exemple, les Schtroumpfs. Et les dieux, qui les avaient créés (les hommes, pas les Schtroumpfs) pour qu’ils les divertissent un peu, tournaient en rond et baillaient devant l’idyllique spectacle. Ils décidèrent donc d’offrir aux hommes un merveilleux cadeau contenu dans un grand coffre… Non, attendez, je vous entends déjà. Ce n’est pas l’histoire que tout le monde connaît… Enfin si, mais pas tout à fait. Bien sûr, dans le coffre il y avait les fameux sept péchés qui se sont répandus à la surface de la terre à la vitesse d’une traînée de poudre lancée au galop dans la baie du Mont Saint-Michel. Et que je te convertisse tout ce petit monde à la mesquinerie et à l’égoïsme. Et que je te fauche à la cheville même les plus vertueux. Rousseau aurait a-do-ré : les hommes d’une nature si affable et pure devenaient mauvais en moins de temps qu’il n’en faut pour mettre ça sur le compte de la société. En un clin d’œil, ils avaient inventé les interdits, les conflits, les profits, les on-dit, les cartes de débit, les poulets frits du Kentucky, la prison avec et sans sursis, le rachat de crédit et même le président des États-Unis… Alors au début, ça a mis un peu d’animation, et tout portait à croire qu’on allait avoir droit à la curée des grands soirs. Les dieux se frottaient les mains, se tiraient sur la barbe avec délectation et vas-y que je me resserve une bière et que je t’envoie la blonde à la cuisine : «Parvati, ma déesse, tu veux-tu m’faire plaïsir et aller préparer un nouveau saladier de pop-caorne ? C’te fois, on dirait qu’ça va commencer. Oui, moi aussi j’taïme faort, t’sais-tu». Ne me demandez pas pourquoi les dieux parlaient québécois en ce temps-là, je n’en ai aucune idée.&lt;br /&gt;Hélas, ça n’a pas suffit. Les hommes ont bien fait un pas vers le mur, mais guère plus. En tout cas, ils ne s’y sont pas écrasés. Dotés du langage le plus simple et le moins équivoque qui ait été parlé, il leur était pratiquement impossible de provoquer puis de tirer profit de quelque situation conflictuelle ou ambiguë que ce soit. Pas d’embrouille, pas de malentendu, pas de publicité, fut-elle non mensongère… Et quel futur pour le péché, s’il ne permet de satisfaire aucun vil projet ? Dans la pratique quotidienne, toute mauvaise intention se trouvait formulée clairement et il suffisait d’en faire la remarque pour que l’autre la reconnaisse, faute de bien savoir au fond comment la dissimuler. Ça tournait court. La sauce ne prenait pas : le péché, on n’y croyait pas. Ça ne servait à rien. A quoi bon gourmander, paresser, envier, colérer, luxurier, orgueiller ou avaricier, puisqu’on se trahit soi-même et échoue invariablement à en cueillir les fruits ? En deux, trois générations, c’était liquidé. Les hommes ne se souvenaient même plus du coffre et de la grande déferlante des sept.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Retour à la case départ. Point mort. A nouveau, les dieux s’ennuient ferme. Et de chercher une nouvelle idée ; et d’organiser de divines sessions de brainstorming à l’ambroisie-red bull jusqu’à pas d’heure ; et de proposer des idées et de tirer des plans, et de plus trop savoir où aller trouver de nouvelles comètes… Dieux merci, le trois ou quatrième jour enfin, l’idée lumineuse surgit : contre toute attente, la lumière vint d’Eole, qui soufflait et sifflait et sonnait dans son coin. Non sans raison, souvent, il raisonnait en sonnets et sermonnait, sonore, la céleste maisonnée. Sommé de s’expliquer, il avait simplement glissé, sibyllin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                          Ce sera un cadeau, une belle machine&lt;br /&gt;                          Une invention géniale sortie de mes usines :&lt;br /&gt;                          Elle créera des problèmes juste en faisant du vent&lt;br /&gt;                          Un kaléïdophone, pour y parler dedans&lt;br /&gt;                          Et voir à l’autre bout se brouiller le langage&lt;br /&gt;                          En tout petits cristaux formant de beaux mirages&lt;br /&gt;                          Il sera vain hélas d’user leurs bancs d’école&lt;br /&gt;                          Point de salut avec mon Moulin à Paroles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tsa-tsan fut à peu près le bruit que provoqua l’éolienne tirade devant un parterre de dieux aux traits tirés et à l’haleine douteuse, pour ne pas dire chargée. Une fois encore, on n’avait pas bien compris ce que le dieu du vent avait voulu dire. Mais en l’absence d’une autre option sérieuse et étant donnée la situation, pourquoi ne pas essayer ? Passons sur les détails techniques et la mise en place. On n’a guère d’informations et je gage que ce n’est pas le plus important. Promptement fabriqué et testé, le Moulin à paroles descendit sur terre en grande pompe. Cérémonie inaugurale simple et belle, le pianiste officiel du comité des fêtes divines exécuta sans précipitation les onze mouvements d’une suite composée pour l’occasion, tandis qu’une foule compacte se massait, extatique, pour recevoir des dieux enjoués le divin engin. Tous y voyaient le bras armé du Progrès, la voix du Mieux, le membre vigoureux qui dépoussièrerait la mécanique benoîte de la communication inter-individuelle. On s’émut à grand renfort de courbettes, de larmettes et même de coupettes, puis on l’alluma, sans bien savoir ce qui allait en sortir... Expectative, souffle que l’on retient, bouches bées à l’unisson : de longues minutes durant, il ne se passa absolument rien. Pas un souffle de vent sur la grand-place. Autour du délicat pavillon de cuivre qui paraissait une fleur prête à éclore, les petites pales du Moulin ne frémissaient pas. Mû par la conscience de son devoir envers la communauté, le gouverneur s’approcha alors respectueusement de la machine et balbutia ses premiers mots, un peu intimidé, devant la rutilante embouchure. De là-haut, les dieux penchés à la balustrade de leur azuréen royaume, ne purent garder la pose plus longtemps, ni réprimer le Aaaaaah qui pour un peu aurait trahi leur excitation. La consternation s’empara de la foule agglutinée sur la grand-place. Dans l’air silencieux, tout bourdonnant d’une hébétude recueillie, la voix du plus haut dignitaire vibrait, limpide : « Mes chers concitoyens, inaccoutumé que je suis à prendre la parole en public, ce n’est pas sans émotion que je m’adresse à vous aujourd’hui, et tout pétri d’un enthousiasme non feint, je n’irai pas jusqu’à prétendre que cette brève allocution ne fait point battre à mon cœur la chamade sur un rythme qui ne lui est guère familier. Loin s’en faut, en effet et s’il ne m’était donné de mesurer à l’aune de cette esplanade bondée par une multitude si nombreuse et empressée d’y assister, l’importance d’un événement appelé à marquer d’une pierre blanche l’histoire de notre civilisation et de cette cité dont je suis l’humble et désormais comblé administrateur, je penserais alors qu’il ne peut s’agir que du plus fou des rêves dont, hélas, je finirai bien par m’éveiller. Néanmoins, elle a vécu, l’ère chagrin où l’on appelait un chat un chat, et je gage qu’à partir d’aujourd’hui, nous saurons au noble et félin jouisseur, au ronronnant animal, au meilleur ami de l’homme après le chien, au souple chasseur de nos jardins, au chauffe-pieds de nos matins d’hiver, donner bien d’autres noms et chanter de mille mots chat-oyants l’affectueuse compagnie…Je vous remercie ! ». Une petite troupe d’anges traversa en formation serrée le ciel sans nuages et le plus consterné de tous fut encore le gouverneur, dont les lèvres venaient, incrédules, de murmurer dans l’engin « Je suis heureux et fier de vous saluer tous, qui êtes rassemblés ici si nombreux aujourd’hui »…&lt;br /&gt;Voilà qui est prodigieux et tout à fait drôle, pensait la foule à l’unisson quoique dans un silence religieux. De mémoire d’hommes on n’avait entendu phrases si longues ni message si, disons, alambiqué. Confus, même. Le Moulin à parole absorbait la voix de qui parlait dedans et, presque simultanément, reformulait pour dire la même chose mais avec plus de mots. Et de bien plus compliqués… Le timbre de voix était identique, l’accent itou et so do les intonations : on aurait juré que c’était la même personne qui parlait, mais le texte était pour le moins incongru. Bizarre souvent, ampoulé parfois, saugrenu toujours : le Moulin à paroles générait un langage nouveau, comique, déroutant. Ce fut le coup de foudre. « Dans le mille, Emile ! », cria Mithra, ravie. « Dans le molle, Eole ! » ajouta Anubis qui aimait bien avoir le dernier mot et dont les calembours auraient eu grand besoin d’une pierre de rosette. Sur terre, ça plut à tout le monde. Instantanément. C’était tellement amusant. Les dieux étaient de fantasques fripons, de grands enfants, une bande de joyeux drilles toujours prêts à faire tourner les bons jeux et les bons mots. Et vas-y que tous voulaient essayer, et que tous avaient une phrase à dire au Moulin à paroles. Ne vous bousculez pas, il y en aura pour tout le monde ! On organisa une file d’attente et pendant dix-sept jours, la grand-place ne désemplit pas. Des citoyens fébriles aux yeux brillants firent la queue sans relâche pour pouvoir, après avoir écouté leurs prédécesseurs et peaufiné leur message, entendre leur voix produire des chapelets inouïs de mots désopilants.&lt;br /&gt;Une femme dont le compagnon avait murmuré « Solange, veux-tu m’épouser ? » perdit connaissance en entendant la voix de son homme lui susurrer devant des milliers de témoins : « Solange, si la vie est un grand lac gelé et mes sentiments à ton égard un traîneau, permettras-tu enfin que fouettant les huskies de mon indomptable amour, zébrant la surface givrée d’une étrave nacrée et glissant sur le fart d’un bonheur sans fard, je te porte et t’entraîne, mon ange, vers de plus souriants rivages ? ». Il est vrai qu’Eole avait un faible prononcé pour -et une forte propension à- la métaphore hardie. Le Moulin, en conséquence, intégrait en ses entrailles de bois et de métal une interface d’émulation d’images poétiques. Mais ce n’est pas tout : il était au demeurant capable d’adapter son style aux aspirations et inspirations profondes de chaque utilisateur. Plastique, intuitif et terriblement perspicace, il trouvait pour chacun la teinte et le ton justes, raffinant sans cesse de nouvelles nuances les discours émis.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Poètes maudits et chanteurs à textes, les deux seules catégories sociales au bord de la précarité, y virent les premiers un formidable outil de travail. La poésie était alors d’une platitude consternante et les recueils en vers ne se distinguaient des traités de cuisine que par la couleur de leur reliure et l’absence d’une liste d’ingrédients en tête de page (encore que ce dernier critère soit discutable). Quant aux chanteurs à textes, qui ne pouvaient que faire la fade apologie d’un monde idéal, ou se plaindre de leur bonheur quotidien (ce que font sans complexe les punks versaillais en colère contre le système ou Cali, en colère contre l’industrie du disque ; et ça n’a pas l’air de leur poser de cas de conscience), leur audience n’était pas au beau fixe. Tous commencèrent de concert à imaginer océans de polysémie, cimes de rimes, jardins de verts hypallages et gros gâteaux de guimauve. Leur fortune était faite. On allait voir ce qu’on allait voir. Rimbaud n’était pas né mais il allait se retourner dans les limbes et Bob Dylan, dans les tubes séminifères à son géniteur…&lt;br /&gt;Hélas, comme ils prenaient -rapidement rattrapés par tout le reste de la population d’ailleurs- toute la mesure de la puissance de l’engin, les autorités décidèrent de s’en saisir et de le placer en accès restreint, sous bonne garde. On ne savait pas bien quelle raison invoquer, ni quelle explication donner aux citoyens, déçus par cet abus de pouvoir arbitraire et injuste. Ces deux épithètes, qui fleurissaient déjà sur quelques banderoles brandies ça et là au milieu de la foule, dormaient inusités au fond des dictionnaires depuis la nuit des temps. Il avait fallu le recours d’un rimeur retraité d’âge canonique pour pouvoir, à l’heure de la contestation, se les rappeler. Comme il ressentait déjà en son ventre le gargouillis tout neuf d’une envie de se justifier jusqu’alors inconnue -ô le soleil éternel de la conscience encore sans tache-, le chef de la police grogna un timide « parce que nous voulons le garder pour nous, bien sûr ». A tout le peuple rassemblé et attentif, le Moulin à paroles déclara, ferme et rassurant : « Bien chers tous, conscients de l’incroyable potentiel du plus fantastique cadeau divin qui nous est été, de mémoire d’hommes, concédé, et soucieux de le mettre au service de l’intérêt général, nous avons décidé démocratiquement et unanimement de réserver son utilisation au traitement des affaires publiques prioritaires ; ceci afin de pouvoir consacrer tous nos efforts et tout le savoir-faire du collège d’experts récemment constitué, à son étude scrupuleuse et à la définition du meilleur cadre de bonnes pratiques y afférent. Naturellement, et comme stipulé dans la Charte Globale d’Orientation (CGO) que nous rendrons publique dans les meilleurs délais, tout citoyen qui en fera la demande dûment justifiée par ses soins, appuyée par un tiers non relatif à l’objet invoqué, et réglementairement adressée au service ad hoc à l’aide du bordereau triplicata édité à cet effet par la Commission Légitime de Délivrance des Accréditations d’Utilisation Exceptionnelle du Moulin (CLDAUEM), pourra, à la discrétion du gouverneur et sans engagement de sa part quant à la date ou à la durée effective de ladite consultation, se voir attribuer un numéro d’ordre dans la Liste d’Attente en Vue de Consultation du Moulin à Paroles à Titre Personnel (la LAVCMPTP). Convaincu que d’un usage rationnel et responsable du Moulin naîtront les fondements du langage de demain, et au nom du gouvernement tout entier autour de moi rassemblé en ce jour appelé à faire date, je vous promets qu’un jour prochain, nous parlerons tous cette langue riche et belle. Profitant de l’occasion qui m’est ici donnée et au prix d’un bon mot, j’oserai la baptiser dès à présent, rendant hommage au divin organe qui produit la noble voix de notre déjà cher Moulin : « la langue de bois ». Merci encore à tous de votre attention et de votre confiance ! ». Un tonnerre d’applaudissements et de hourras couvrit les remerciements béats du chef de la police qui venait, porcin -rose, souriant et moite-, de poser la première brique d’une longue et vertigineuse carrière en politique... A l’aide de leurs propres banderoles, on lyncha pour la forme, juste ce qu’il faut, les agitateurs créatifs, puis tout le monde rentra chez soi, la tête toute bourdonnante encore des pompeuses allocutions de ces derniers jours.&lt;br /&gt;Dix-sept jours déjà que l’on avait pris pied dans une ère où la langue de l’homme n’avait encore jamais mis le doigt. Et je mâche mes mots. Dix-sept jours déjà que l’on avait remis les compteurs à zéro. Dix-sept jours déjà que le Moulin était arrivé sur terre : on se rappellerait cette date désormais comme le Jour 1 de l’An 1 de l’Ere PMP (Post Moulin à Paroles).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-8118265427170182580?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/8118265427170182580/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=8118265427170182580&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8118265427170182580'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/8118265427170182580'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/01/la-machine-qui-servait-faire-du-vent.html' title='la machine qui servait à faire du vent (première partie)'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-1775346715624119486</id><published>2009-01-06T11:21:00.000-08:00</published><updated>2009-01-09T04:05:40.179-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Japanews 1 - arrivée à Tokushima - le congrès</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Allez, on commence en beauté le p'tit journal d’un chercheur-touriste perdu au bout du monde : voyage sans histoires de Paris-CDG à Osaka : départ vers 15h, arrivée vers 1h du matin, heure de paris. En fait, il est 8h du mat', heure locale. Je viens donc de profiter, coincé entre le dossier du siège devant moi et un appuie-tête en mousse rigide et velours rouge, le résumé d'une journée terrienne : Belgique, Hollande et Danemark pendant le déjeuner ; fin d'après-midi et soirée sans histoires au-dessus de la Baltique, jusqu'à Minsk, puis Moscou ; coucher de soleil sur l'Oural et très courte nuit sibérienne, puis ciel voilé aux premières lueurs de l’aube sur le désert de Gobi et la Chine jusqu'à la mer jaune (jaune ? c’est pas bleu, la mer ?) ; petit déjeuner en survolant la Corée (du Sud, bien sûr, on a fait un détour pour ne pas survoler celle du Nord) et deuxième service de café en amorçant la descente sur Osaka... &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWOxiSJgnwI/AAAAAAAAAMM/ZeKd30_F-YM/s1600-h/Japan_01.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5288265590008487682" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWOxiSJgnwI/AAAAAAAAAMM/ZeKd30_F-YM/s320/Japan_01.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce sont donc 10 heures de vol qui font mine d’en avoir duré 18. Dur d'arriver à l’aube, crevé, dans un pays dont la réputation d'hyperactivité et d’ébullition permanente n’est plus à faire, alors que tout le monde se lève a peine !&lt;br /&gt;Une plombe d'attente au contrôle d'entrée sur le territoire, avec en prime le sacro-saint questionnaire de sécurité "êtes-vous un terroriste?", "avez-vous l'intention de tuer des gens?", "êtes-vous recherché ou condamné dans un ou plusieurs pays ?" etc... Puis les tapis roulants avec les bagages et moi dans le rôle du petit garçon que ses parents ont oublié de venir chercher à la sortie de l'école et qui regarde, tout triste, les autres parents qui s'en vont avec les autres enfants... C’est un peu différent ici : dans le rôle des parents, il y a mon sac à dos avec tout (fringues, affaires de toilette, chaussures, bouquins, brosse à dents...). Heureusement, quand la détresse commence à se lire sur mon visage, c'est le moment que choisit un gentil couple de douaniers pour me demander mon nom et mon passeport, et de s'esbaudir en constatant que "c'est bien vous, Monsieur !!". Manifestement, ils me connaissent et sont contents de me voir. Moi aussi, du coup : je vais pas faire preuve d’ingratitude à peine débarqué. « Your luggage still in Paris. It arrives on next flight. We bring to your hotel. Hopefully you get on Monday. No problem."... No problem, no problem, vous irez dire ça à mes aisselles, à mon unique slip (celui que je porte) et à mes 2 chaussettes (celles que je porte). Ils ajoutent, avec un air sincère « Welcome to Japan ! » et moi je pense quelque chose comme « Joyeux Noël les girafes ».&lt;br /&gt;Depuis tout va bien : je suis arrivé à Tokushima. Trois heures de car de zones industrielles en banlieue puis en rase campagne : très beaux paysages, petites villes, ponts et viaducs irréels pour sauter d’une île à l’autre, collines verdoyantes, temples, rizières en terrasse, gens à vélo... et de là à mon hôtel, sans plus d'encombres. Je sors de la douche et vais aller acheter un tee-shirt, un slip ou deux et quelques paires de chaussettes. Ensuite, ce sera spa et massage à l'hôtel puis dîner frugal et pfuuuit, au lit, parce que je suis claqué.&lt;br /&gt;Bien. Il a dormi un peu, il est frais et dispos. En fait, tant que je suis à l'hôtel avec une connexion Internet 1000mégas illimitée et gratuite directement depuis mon lit sur un écran plat d'au moins 80 pouces fixé au plafond (non, c’est pas vrai, j'exagère. Au plafond, y'a bêtement des miroirs...), j'en profite pour donner des nouvelles détaillées z-et fréquentes. Qui sait ce que je mangerai demain et qui me mangera. Alors, pour aborder les questions sérieuses tout de suite, le congrès, c'est intéressant et instructif. Première leçon très positive du séjour : je découvre entre autres choses que la recherche, définitivement, ça ne m'intéresse pas! Etre avec (ou peut-être bien parmi) trois cents personnes qui se congratulent mutuellement d'avoir été le (ou la) premier(ière) à cloner le petit variant d’épissage de la quatorzième sous unité d'une obscure isoforme d'une hypothétique protéine canal à chlore dont la mutation serait corrélée, chez les non-fumeurs, non-hommes (sic!), non-caucasiens, non-obèses, atteints d'une forme non-squameuse et non-à-petites-cellules de carcinome du poumon (pour aller plus vite, on appelle ça un NSC-NSCLC - Non-Squamous-Cell Non-Small-Cell Lung Carcinoma) a un mauvais pronostic, soit une survie moyenne de 11 mois au lieu des 14 habituels... Ça m'ennuie. Je dirais même, ça me fait chier. Et je n’aime pas l’idée que l’on parle de moi, un jour, au sein d’une cohorte de malades d’une quelconque affection à la mode, comme d’une personne non-femme, non-obèse, non-fumeur, non-asiatique et non-noire… En gros, dans ce congrès, je ne me sens pas à ma place, j'ai l'impression de perdre mon temps et de leur faire perdre le leur (encore que je ne dérange personne, je suis discret et ne parle à personne, même quand je ne suis ni en train de manger, ni en train de dormir). Un autre point positif de mes premiers jours ici : j'ai testé le bain public (pompage de l’une des nombreuses sources naturelles d'eau chaude et minérale, avec sauna et spa et douche glacée sur fond de marbre noir et de bois brun. Ambiance zen et contemplative, entre mecs, comme de bien entendu, tous nus et dans la bonne humeur. Enfin, la bonne humeur… La règle est de se taire, de baisser les yeux ou de les fermer et de s'absorber dans la méditation en se jetant de grands baquets d'eau glacée sur les épaules en sortant de la sauna à 85 degrés... c'est étonnamment agréable et j'y vais tous les soirs avant de rentrer me coucher à l'hôtel).&lt;br /&gt;Hier, je suis allé marcher sur la petite colline qui surplombe la ville : un puis plusieurs sentiers empierrés, et bientôt simplement faits de terre et de racines, &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc9beuXOMI/AAAAAAAAAMU/MGO_M-dtOxA/s1600-h/Japan_03.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289263829683222722" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc9beuXOMI/AAAAAAAAAMU/MGO_M-dtOxA/s320/Japan_03.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;mais toujours clairs et confortables, quoiqu’assez raides, me mènent au sommet en une quarantaine de minutes. J’y trouve un temple en ruines à moitié envahi par un gros bouquet d’antennes et autres relais télé. Il y a aussi, sur le flanc opposé à celui par lequel je suis arrivé, une gare de téléphérique pour que les gens puissent monter faire des photos directement depuis le centre commercial, sans perdre une heure à marcher dans la forêt au rythme du chant des cigales… Finalement, y'a des divinités (le Temps, l'Argent, la Consommation et la Prestation de service) dont le culte ne connaît aucune frontière : "T'es la personne la plus ouverte, tu connais pas d'frontières ; tu parles toutes les langues et sais briser les barrières" chante Java dans Pépètes. A la descente, j'ai posé le pied à quelques centimètres d'un petit serpent noir et brillant (pas plus de 20cm, la tête ovale, mais l'oeil fourbe croyez-moi) et aimerais demander à quelqu'un quelles espèces on trouve dans la région... si je le retrouve dans ma soupe ce soir, je pourrai me renseigner.&lt;br /&gt;Quoi d'autre ? J'ai commandé en faisant des gestes une petite friture qui avait l'air bien sympa dans l'assiette de mes voisins, hier soir. J'ai découvert avec plaisir en croquant la première boulette, de la taille d’une grosse noisette, que c'était en fait des cartilages de pilons de poulet grillés et panés. Trop cool, trop bon ! Ce soir je teste autre chose encore plus funky, c’est promis. Des raviolis de couilles de chien? Des nez de loutres marinés dans la bile de carpe ? Des sphincters d’émeu séchés au sel de morve ?&lt;br /&gt;Voilà pour hier et aujourd'hui. Ah oui ! Mon sac est bien arrivé à l'hôtel, j'ai pu mettre mes tongs, un pantalon correct et même une veste pour le congrès. J’ai retrouvé ma dignité, tout baigne, etc... Je vous promets que le prochain message sera plus court et plus plein d'infos intéressantes z-et culturelles et tout et tout !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-1775346715624119486?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/1775346715624119486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=1775346715624119486&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1775346715624119486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1775346715624119486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/01/japanews-1-arrive-tokushima-le-congrs.html' title='Japanews 1 - arrivée à Tokushima - le congrès'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWOxiSJgnwI/AAAAAAAAAMM/ZeKd30_F-YM/s72-c/Japan_01.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-1918263522177366242</id><published>2009-01-06T11:19:00.000-08:00</published><updated>2009-01-06T11:34:49.077-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Japanews 2 &amp; 3 - le congres, suite et fin - Hiroshima</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans la mesure où personne ne m'a demandé d'arrêter (pour l'instant), je continue le récit naïf et enthousiaste de mes aventures japoniques (les keufs. Oups, pardon) : on est mercredi soir (il est 1 heure du mat'), le congrès est termine depuis tout à l'heure, je suis donc officiellement en vacances... et le temps est officiellement dépressionnaire (j'ai pas dit dépressif ni déprimant, attention). Un ciel gorge de pigeon, si gris qu'il faut lui pardonner, si bas qu'il fait l'humidité (Putain l'humour, y'avait du L.S.D dans mon tofu ou du mercure dans le poisson, au moins), une pluie battante. Les palmiers ploient leur palme rameuse comme les grooms du grand hôtel l'échine à chaque fois qu'un attaché-case pendu à un costume trois-pièces fait couiner les portes coulissantes sur les coussins de maroquin de ses souliers à glands. Les autochtones eux, ils s'en foutent, ils rentrent du boulot et le mot qu'ils répètent tous, riant sous leur parapluie Snoopy® ou Hello Kitty® (c'est hélas la triste et stricte vérité) quand ils me voient traverser en courant et néanmoins en tongs la place qui sépare mon hôtel de celui du congrès, et bien ce mot-là, je me suis renseigné : il veut dire "typhon". Ça, c’était pour décrire l'ambiance. Mais ça ne dit pas tout. Ça ne dit pas, par exemple, que sur les claviers japonais, la cédille n'existe pas ; et ça fait chier... Vous lisez d’ailleurs une version corrigée, ré-accentuée et re-cédillée des Japanews…&lt;br /&gt;Ça ne vous dit pas non plus qu'en sortant tout à l'heure des "closing remarks" (et vas-y qu'on se congratule et qu'on se dit en postillonnant que la dernière fois que la science a fait autant de chemin en 3 jours, c'était en 2004, au précédent congrès de la vénérable MRS (Metastasis Research Society) et que du chemin on en a fait puisque ça avait lieu à Gènes, et qu'on en est un autre, et qu'on est vraiment impayable, et qu'à propos d'impayables, 14 membres ont oublié de renouveler leur cotisation à la MRS. Ah ah ah ah. Ah ah. Hum), qu’en sortant du congres, donc, j'ai inauguré mes vacances toutes neuves en allant me faire un spa sur la terrasse de l'hôtel : terrasse au 11ième étage, du teck gorgé et des arbustes en pot croulant de pluie, un bain bouillonnant d'eau thermale à ciel ouvert sous l'ondée, vue surla ville de Tokushima et toute la baie éponyme... en toute simplicité. Un instant Baccarah en somme, mais Baccarah comme le cristal : "la beauté n'est jamais raisonnable". Mais au fond, Baccarach comme Burt Baccarach, ça le fait aussi, pour le côté bande son d’un instant romantique à la Austin Powers). Ensuite, un petit tour aux galeries Lafayette locales : avis à tous les jeunes parents qui recevront ce mail, vous avez echappé de justesse à des costumes de Pokemon® en taille 6-12-18 mois pour votre trésor respectif : Pikachu pour les garçons, Rocamboule pour les filles. Mais si j'en recroise sur ma route, je ne promets pas de résister à nouveau. On n'est pas de bois, n'est ce pas ?&lt;br /&gt;Puis on s’est offert un repas frugal mais typique et très bon avec mes nouveaux amis les "jeunes" chercheurs. Ça va en rassurer plus d'un(e) : en Australie et aux Etats-Unis, quand on a 42 ans et 3 gamins et qu'il faut faire deux groupes pour le resto, on se met encore spontanément dans celui des jeunes ! La vie est belle et son espérance augmente...&lt;br /&gt;Non, en fait, le point important c'est celui-ci, et il est double : demain matin je commence mon périple. En bus, en stop, en train et vers les austères futons d'hypothétiques couchsurfers. J'aurai donc quitté l'hôtelet mes mails se feront plus rares, plus brefs, plus laconiques (la police. Hep là, deux fois, attention à la récidive). Soulagés ? Et l'autre sous-point du point important c'est qu'on a eu hier soir une soirée inoubliable, belle et brutale, magique et cruelle : la "GET TOGETHER RECEPTION". Pour les non-anglophones, c'est la "VENEZ ETRE TOUS ENSEMBLE SAUTERIE", sexy, isn't it ? Je vous raconte tout de suite.&lt;br /&gt;On est arrivés vers 19h dans le grand salon de l'hôtel. Toutes les chercheuses qui avaient quitté le devant de la scène mondiale de lacancérologie une petite heure auparavant, au grand dam de leurs collègues et néanmoins concurrents directs, maris, amants ou directeurs de thèse, sont réapparues déguisées en Margaret Thatcher déguisée en Sissi impératrice déguisée en Candy qui va au bal des débutantes. Eh oui, avec ce que gagne une chercheuse en cancérologie, faut pas croire qu'elle va se payer la haute-couture et le bon goût, non plus. En tout cas, nous, on était bien contents de les voir revenir, les filles, toutes plus belles les unes que les autres... Alors là, les différents responsables, directeurs, trésoriers, secrétaires, porte-paroles, consultants et présidents de la Metastasis Research Society, les entrants et les sortants et même les honoraires, ont dit des choses édifiantes sur les trois jours écoulés pendant un temps infini. Et j'ai l'impression qu'à part moi, tout le monde occupait un poste important, parce qu’ils tous dit un mot, ou presque ! Après, on s'est rués sur la bouffe, comme des gens en exil sur la cantine d’un camp Médecins du Monde : exotique, généreuse, crue, opulente, colorée, poissonneuse, froide, chaude, croustillante, gluante, vivante, infecte (si si, y’avait bien un ou deux trucs infects, quand même)... et sur la boisson : bière japonaise et chablis pour tout le monde ! Puis la secrétaire nous a invités au grand spectacle mondialement réputé des danses Awa Odori célèbres jusque dans le nord de l'archipel (Google images AWA ODORI pour les curieux). Des gamins maigres et tordus et des fillettes haves avec les pieds bandés sont venus danser sur une musique imparisyllabique et bancale au son achromatique de flûtes et de luths en bambou : des entrechats de renardeau blessé sur la pointe des pattes, les mains tournées vers le ciel façon "ainsi font font font" mais avec les doigts des 2 mains qui se touchent presque comme pour se protéger de l'ondée. Pour les cinéphiles, c'est exactement la chorégraphie du gros gars bourré qu'on voit au milieu du film de Kitano, quand des mafieux las et fatigués de porter leur misère hautaine, se sifflent des bouteilles de saké sur une plage en jouant au désert des Tartares (Sonatine, un bien beau film au demeurant). Et là, lumière ! Dans un mouvement inattendu et unanime de liesse éthyliste (non, pas élitiste), renforcé, légitimé même, par la conscience de la tâche accomplie et de la récréation méritée, près de 200 chercheurs en cancérologie venus du monde entier se sont mis comme un seul homme à singer l'Awa Odori des petits renardeaux blessés du comité des fêtes de Tokushima.&lt;br /&gt;Il faut, pour se le représenter, penser à un parking de supermarché sous le soleil du mois d'août : le bitume, brûlant, fond et colle aux pieds. Et maintenant, se figurer un groupe de grands enfants trisomiques déguisés en Mickey Mouse (les éducateurs spécialisés n'ont décidément aucune pitié ni pudeur) jouant au volleyball sans ballon, pieds nus, sur le parking en question, en s'efforçant de ne pas marquer les temps -pourtant obsédants- de la musique non tonale, mais pas modale non plus. J'ai des photos, je vous promets que chacun aura la sienne.&lt;br /&gt;Ceci fait, la secrétaire a repris le micro et nous a expliqué qu'aucun discours de fin de réception n'étant prévu, ceux qui le souhaitaient pouvaient dès à présent regagner leur hôtel. Fin de la soirée, il était 21h10. Comme personne ne semblait disposé à partir, elle a ajouté quelques minutes après que si on voulait emporter les jolies cigognes origami qui décoraient les tables, pas de problème, si si, ça lui faisait plaisir, allez, je ne vous retiens plus... Si je vous dit qu'elle a fini par nous proposer de prendre les bouteilles qui restaient et "si une des estampes au mur, ou un de ces jolis petits bols nous tentent, on peut aussi, comme souvenir. N'importe quoi pourvu qu'on se tire, il y a le congrès d’orthopédie gériatrique et aussi celui des numismates zoophiles qui attendaient pour leur spectacle folklorique de tissage de canevas virtuose...". Vous ne me croirez peut-être pas et pourtant y'a pas à dire, les voyages forment la jeunesse et les congrès forgent le tempérament!&lt;br /&gt;Bises a tous et prenez soin de vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salut, je voulais vous raconter mes 2 derniers jours, assez pleins de choses à raconter d’ailleurs, et assez loin du sarcasme anti-congressistes... Et puis cet après-midi j’étais à Hiroshima (et y suis toujours), où j’ai visité lePeace Park et les différents monuments à la mémoire des victimes de la bombe. Il y a là, entre autres stèles, commémoratifs et évocations, une série de sept arches de marbre alignées. Hautes et étroites, on y passe dessous à pied, et toutes portent, sur toute leur surface, le mot paix dans plus ou moins toutes les langues du monde. J’espère que vous ne trouverez pas ça cul-cul, mais ce soir, je n’ai pas l’énergie de raconter des conneries et de faire des blagues. C’est un endroit spécial et il dégage quelque chose de vraiment fort. J’ai juste envie d’être sérieux pour une fois : je vous en ai noté quelques-unes, à la va-vite sur mon calepin, quand l’alphabet me le permettait... et c’est tout ce que je vous souhaite, à vous, à vos proches, à vos prochains et à vos lointains. A tous :&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;peace paix pace pax paz&lt;br /&gt;miers diam aman kebe&lt;br /&gt;kapayapaan he ahoudjo&lt;br /&gt;fridur fred frud frieden&lt;br /&gt;cyrx hoa binh rauha&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-1918263522177366242?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/1918263522177366242/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=1918263522177366242&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1918263522177366242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1918263522177366242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/01/japanews-2-3-le-congres-suite-et-fin.html' title='Japanews 2 &amp; 3 - le congres, suite et fin - Hiroshima'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-6763689646821445576</id><published>2009-01-06T11:17:00.000-08:00</published><updated>2009-01-09T04:09:16.626-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Japanews 4 &amp; 5 - Takamatsu - Kurashiki - Hiroshima</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Salut à tous,&lt;br /&gt;Après la parenthèse d’hier, je reprends calmement et depuis le début... J1, jeudi matin : pluie battante, adieux déchirants au spa de l'hôtel et départ en car vers Takamatsu. Une grosse heure et demie d'autoroute, des rizières et des temples dans le fond de petits vallons et des collines couvertes de bambous. Le tout incroyablement vert. Et désert. Surprenant : 130 millions de Japonais sur 300.000 km2 (soit le double de la France sur 60% de notre territoire, et je voyage dans l'équivalent de la Lozère ou du Puy-de-dôme...)&lt;br /&gt;Takamatsu est une ville sans intérêt particulier : des temples, des shrines(nom donné, dans les guides pour touristes, aux temples Shintoïstes. Si j'ai bien saisi la nuance, mais l'accès à l'information est précaire...) et des gates (de grands portails (portaux?)). Temple, shrines et gates, l’alpha et l’oméga, la trinité et le b-a-ba de l'architecture sacrée au Japon. Trois grands parcs et un château, la vue sur la mer intérieure et toutes ses îles. C’est un peu la classe malgré tout.&lt;br /&gt;Je quitte Takamatsu en train en début d'après-midi et traverse l'inland sea qui sépare Shikoku (l’île où j'étais) de Honshu, l’île principale, où je vais : les Japonais nous dépassent et nous enterrent dans plusieurs domaines : le tuning automobile, la pornographie à caractère pédophile (étonnamment tolérée et présente, y compris là où l’on s'y attend le moins) et... la construction de ponts (il y a aussi les TGV, la junk-food, la prostitution, les arts martiaux, enfin, les domaines ne manquent pas mais je ne veux pas flanquer des complexes aux jackys, aux pervers et aux architectes européens). On traverse donc la mer sur un pont gigantesque, ridiculement aérien et hautet aéré et fin et aérique et vertigineux et aéreux et à couper le souffle, qui ne prend appui que trop rarement sur un petit bout d'île de rien-du-tout qui -miraculeusement et fort à propos- a eu l'idée d'émerger précisément à cet endroit. Les bateaux et les villages de pêcheurs nichés au creux des petites criques et les îles des méchants internationaux à la Docteur No apparaissentdésespérément petits vus d’en haut, et quand on rejoint enfin la terre ferme on est presque déçu que tout se soit si bien passé : contre-nature !&lt;br /&gt;Un fait marquant attire mon attention (quelle ânerie, s’il n’attirait pas mon attention, je ne le trouverais pas marquant) : tous les 200 mètres sur le pont, un gars en uniforme fait des gestes avec des drapeaux au conducteur du train (un vulgaire tortillard, pas le TGV) qui lui répond avec l'index et le medius de la main droite tendus, depuis sa tempe vers le tableau de bord du train, dans un geste que vous ne connaissez que trop bien : celui de Tom Cruise qui salue ses pilotes et amis dans Top Gun quand il passe en Jet ou en vieille moto ringarde. Taaake my breath aaaaaaaway, tadaaaaaa, tadidaaaa, tadaaaa. Le japon, pays de la technologie, est aussi le pays du non-chômage. Et pour cause, tous ces gens qui travaillent sur les ponts des trains pour dire "bonjour, tout baigne?" au conducteur, c'est foutrement ingénieux tout de même...&lt;br /&gt;Okayama ne présente pas beaucoup d'intérêt non plus : des shrines, des gates et des temples. C’est un peu le pendant de Takamatsu sur la rive d’en face. Un gros château et un gros jardin botanique avec des chèvres et des antilopes, des plants de thé... et une belle rivière avec de vieux pêcheurs typiques dans des pirogues vermoulues, pour la première fois de ma vie, j'ai vu des bateaux-mouches qui comme leur nom l'indique étaient en forme de... tourterelles (les golondrinas à Barcelone. Ouais, c'est un private-joke pour les amis hispanophones, et alors, ça pose un problème peut-être ? NDLR qui compte bien abuser de l’absence d’un comité de lecture-censure).&lt;br /&gt;Départ d’Okayama en fin d'après-midi (le soir tombe) pour sa proche banlieue, KURASHIKI, &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc91GBaGLI/AAAAAAAAAMc/eSmDmLFLGBs/s1600-h/Japan_06.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289264269728815282" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc91GBaGLI/AAAAAAAAAMc/eSmDmLFLGBs/s320/Japan_06.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;que je signale en gras parce que le wild-ride commence là, pour de vrai ! C'est ce qu'ils appellent la Venise ou l’Amsterdam japonaise. Malheureusement pas pour les raisons auxquelles on pense de prime abord : pas de musée Van Gogh, hélas, et pas de... enfin, pas de... vélos hollandais non plus. Il y a un vieux quartier médiéval avec des vieux canaux, des vieux ponts et tout autour, plein, mais alors, plein plein plein, de vielles gates, de vieux temples et de vieux shrines. Si si si. Je me balade, le soir tombe. En arrivant à la gare, une jeune japonaise m'a aidé à me procurer les horaires de train pour Hiroshima le lendemain puis m'a demandé si j'étais en voyage (avec un sac à dos de 80 litres sur le dos, et ma gueule d’étranger, je ne pouvais guère être que voyageur ou un terroriste très très très bien déguisé). Puis elle a voulu savoir où je dormais, avec des sanglots dans la voix "pauvre occidental perdu", le tout dans un anglais parfait. Inutile de dire qu'elle était, comme de bien entendu très jeune et très jolie, habillée en collégienne avec les traditionnelles jupe plissée et socquettes blanches, et que je lui ai répondu - pour faire mon baroudeur - "Still dunno. Guess I'll find a spot to crash, dun worry". J'étais délicieusement mal rasé, sauvage, chaud, frais, décontracté… J'ai refusé comme un gros con d’aventurier l’invitation à partager le repas de ses parents et probablement un lit pour la nuitn et lui ai laissé le souvenir impérissable d'un vrai aventurier des temps modernes. Ses derniers mots "Oh ! So you're a back-packer" résonnent encore dans ma tête deux heures après, comme je cherche désespérément –à la nuit tombée- un bout de rizière ou de colline en bordure du pittoresque village pour poser mon duvet. Avec les hordes de chacals et de vautours nyctalopes qui errent alentour, les tombes shintoïstes hantées et les clochettes qui tintent au vent, la pleine lune et les psychopathes sanguinaires. Quel espèce de petit connard, je me dis, refuser l'hospitalité à l'autre bout du monde... Un plan de la ville et son traditionnel "You are here" me révèlent la présence sur la colline d’en face, diamétralement opposée au gros point rouge, d'un youth hotel providentiel que je cherche une petite heure sans succès. Il est 22h, la ville est plongée dans une obscurité f&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc91Obvy3I/AAAAAAAAAMk/3r9Jsh3uqX4/s1600-h/Japan_08.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289264271986772850" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc91Obvy3I/AAAAAAAAAMk/3r9Jsh3uqX4/s320/Japan_08.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;açon fête annuelle des psycho-killers, on dirait un village fantôme. J'entre chez des pizzaïolo-livreurs qui me photocopient sur leur fax la carte d'état-major du coin avec laquelle ils font les livraisons et me tapent sur l'épaule genre bon courage brother. Cool ! La colline du youth hotel est aussi celle du cimetière de Kurashiki : un étroit chemin bordé de tombes shintoïstes, des clochettes pendues aux branches de arbres, qui tintent au vent de la nuit, une belle lumière de plein lune qui vient de faire son apparition, et une ambiance entre the ring et Mulholland drive. En fait, c'est très beau et je ne crois vraiment plus qu'il y ait une auberge de jeunesse tout là-haut.&lt;br /&gt;En fait si, elle y est. Après une petite demi-heure, elle est devant moi et un Allemand d’environ 35 ans fume sa clope assis sur le pas la porte en bambou. Je suis sauvé.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en était au moment où je suis sauvé. Je prends une douche, on m'explique avec des gestes que l'Allemand qui fume sa clope est mon compagnon de chambre (le seul hôte de l'hôtel des jeunes) et que je dois laisser les fenêtres fermées à cause des moustiques. Cooool. On discute un moment autour de deux bières. Chacun la sienne, on n’a pas parqué les gauchos ensemble... Et en fait, la conversation est intéressante mais si je vous raconte 4 jours en durée réelle, ça n'ira pas, vrai ? Donc à la fin de cette conversation, il m'a propose d'aller dans sa groooosse auto avec lui demain jusqu'à Hiroshima. J'ai dit pourquoi pas, mais n'avais pas envie de dépendre de quelqu'un, surtout pas occidental. Je n’aurai pas refusé l’aide d’une charmante locale pour monter dans la voiture d’un expat’ ! 23h et des brouettes, je dors. Lui aussi, je suppose.&lt;br /&gt;Je me réveille à 6h50, tout excité (je veux dire, incapable de me rendormir et avec l'envie de partir et aller vers Hiroshima. Je ne fais absolument pas allusion à ces matins triomphants dont ma fougueuse jeunesse peu encore s'enorgueillir. Hum. Merci à Hugo pour cette métaphore raffinée). Je descends la colline aux tombes et aux clochettes dans le vent. C'est ravissant. J'arrive à la gare, un thé vert glacé au lait, et hop! Le tortillard direction Hiroshima. Une gentille dame, la cinquantaine, me demande Where i am from. Et comme je lui réponds "fwance", elle me dit "Ooooh PaLis, i went to LiLLe swui times", en agitant la tête avec un grand sourire, façon chien en plastique de la plage arrière d’une Golf TDI. On discute donc pendant les 2h et demi du trajet. En plus, je suis injuste parce qu'elle a un anglais parfait, ayant obtenu une bourse après le collège et ayant passé 2 ans à Londres puis dans le monde entier, et ayant des amis à Barcelone et Paris et Londres. Très gentille, adorable, elle m’a appris ma première phrase en japonais : "sentou arimatsuka kurasai?" (y’a-t-il un bain public avec de la mousse, de la vapeur et des vieillards tout nus dans les environs, je vous prie, merci ?"). Arrivé à Hiroshima, je reste dans le train jusqu'au bled suivant, Miyajima, célèbre pour son île sacrée avec des temples et des shrines. Et une gate directement plantée dans l'océan. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc-K8OEZCI/AAAAAAAAAMs/s8aLloKpTqs/s1600-h/Japan_10.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289264645054686242" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc-K8OEZCI/AAAAAAAAAMs/s8aLloKpTqs/s320/Japan_10.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Très beau. Google vous montrera les images avant moi, d'ailleurs. Il y a sur toute l'île des daims sacrés et des temples et des shrines. C'est très beau et propret. Il y a aussi une montagne sacrée, le mont Misen (MisenSan), avec au sommet, juste à côté de la gare de téléphérique (les Japonais tenant à ce que l'on se déchausse à l'entrée des lieux sacrés, ils sont adeptes du pélerinage hygiénique : sans sueur, sans chaussettes nauséabondes), une machine à vendre des sandwiches, des canettes de thé vert glacé au lait et de la nourriture pour daim sacré, en sachets de 200 grammes. Le distributeur culmine à 530m au-dessus du niveau de la mer, soit environ 1heure de randonnée assez transpirative sur un chemin pavé, balayé quotidiennement et avec un panneau qui indique le chemin tous les 100m. C'est vrai ! Je suis descendu par le chemin des écoliers (l’équivalent de notre face nord, à travers les bois sacrés et en marchant dans les cacas sacrés de daims sacrés et sur plein de serpents sacrés, je suppose). J'ai pris le ferry en sens inverse et suis rentré à la gare, ai repris mon sac à la consigne après avoir manqué l’y oublier. De là, je suis retourné à Hiroshima, où j'ai marché une ou deux heures (avec mon sac à dos) avant d'échouer au Peace Park, d'où j'ai appelé Nathalie, canadienne d'origine mauricienne/chinoise, charmante, couch-surfeuse et engRRish teacheRR de son état, qui devait m'héberger pour la nuit. Visite du centre-ville pendant son cours de yoga et rendez-vous dans l'artère coronaire du coeur du centre-ville une heure plus tard. Ça s’appelle le hondori, c’est un passage couvert comme chez nous au début du siècle, une sorte de galerie marchande, quoi. On y a goûté dans un resto, l’une des spécialités du Japon, dont Hiroshima revendique la paternité et l’expertise : okonomiyaki. Une sorte d'omelette de spaghettis et de soja germé, avec du gras et du lard, qu'on écrase sur le grill pour que ça ressemble à un blini mais en plus dense, beaucoup plus dense. A la fin, ça ressemble à ça. Délicieux. Nuit spartiate (comprenez courte parce que mon programme était chargé et ferme parce que le futon du salon était fin fin fin) et visite d'Hiroshima le lendemain matin. On a mangé à midi dans un resto organique conseillé par sa prof de yoga. Extraordinaire. Hallucinant. Super frais et super vrai. Super sain pour super faim, aussi… Puis j'ai couru (encore !) jusqu'à la gare, où j'ai sauté dans un TGV (le Super-Express Nozomi, qui va à plus de 450km/h. Tadaaaaaaaa! La seule qui va aussi vite que lui, c’est l’inflation du prix de ton billet en fonction du temps que tu passes à bord…). En tout cas, deux heures après, j'étais à Kyoto : samedi 9 septembre, 17h, tout s'arrête. Je ne le sais pas encore, mais je suis dans LA ville.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-6763689646821445576?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/6763689646821445576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=6763689646821445576&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6763689646821445576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6763689646821445576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/01/japanews-4-5-takamatsu-kurashiki.html' title='Japanews 4 &amp; 5 - Takamatsu - Kurashiki - Hiroshima'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc91GBaGLI/AAAAAAAAAMc/eSmDmLFLGBs/s72-c/Japan_06.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-842140868706159421</id><published>2009-01-06T11:16:00.000-08:00</published><updated>2009-01-11T09:35:17.199-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Japanews 6 - Kyoto</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mushi-mushi !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Désolé, fallait bien la faire à un moment ou à un autre. On est mardi 12, 11h30 du matin et je quitte Kyoto. Je n’ai que très peu de temps donc je commence et on verra où ça nous mène : 17h à la gare, je prends le métro et je me pointe à la station convenue, non sans avoir téléphoné à la couch-surfeuse qui m'accueillait pour les 2 jours. J'attends un moment, rappelle, guette, cherche, fais le tour des autres sorties du métro, rappelle, jusqu'au moment où un rouquin avec l'air obtus, un peu plus bas que moi, sur un vélo, me hèle avec un sale accent anglais et des yeux mauvais : le copain de la nana qui m'agresse parce que ce n'est pas la bonne sortie et qu'il m'attend depuis presque 10 minutes... paix et amour sous un ciel limpide ! Ce con-là n'a manifestement pas envie que sa meuf reçoive des hommes du bout du monde. Hé hé hé, je sens que ça va être funky ! On arrive chez eux, ça fait 18m² environ et sa copine, mon contact, est une charmante Américaine d'origine mexicaine, qui parle un espagnol à l'accent exotique et est un tout petit peu plus avenante que son cher et tendre buveur d'eau chaude (raciste, moi ?). Il doit partir au foot mais traîne les pieds et cherche tous les prétextes pour ne pas y aller, jusqu'à ce que je dise que j'ai envie d'aller au sentou (le bain public dont j'ai déjà parlé) puis faire quelques courses et qu'il se fasse un plaisir, tout sourire, de m'y déposer sur le chemin du foot. 1 heure après, frais, dispos, propre et détendu, je reviens à la maison avec des bières et prends l'apéro avec Erika. Ensuite, on est sortis manger tous les 3 puis allés &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc-55mrkoI/AAAAAAAAAM8/MXPBwJqapcc/s1600-h/Japan_05.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289265451806462594" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 220px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc-55mrkoI/AAAAAAAAAM8/MXPBwJqapcc/s320/Japan_05.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;au bord de la rivière de Kyoto, sur les berges, où desdjeunes chevelus japonais-reggae faisaient du djembé, des malabares, du jonglage et du B.M.X en buvant de la bière en boîtes... Aaaaaaaaaaaaaargh, comme à la maison ! Comme sur les berges de la Daurade ou la prairie des filtres ! Très belle soirée et les choses sérieuses ne font que commencer… Demain matin vers 7h, on passe la seconde et on attaque Kyoto !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième message aujourd'hui, pour essayer de rattraper un peu le retard... Dimanche matin, 7h, je suis réveillé, ils dorment. Je file donc discrètement, descends à la gare à pied, non sans croiser quelques temples au hasard des rues. Tous beaux, dans la belle lumière du matin. Bois noir et encens, vieux voûtés qui entretiennent des plates-bandes déjà beaucoup trop propres et des vieilles qui prient déjà. J'aime vraiment faire la grasse matinée mais on perd tellement de choses quand on dort entre 6 et 10 heures du matin... Une petite heure pour descendre à la gare par le chemin des écoliers. J'ai pris un rapide petit déj’ en route et je loue un vélo pour commencer la tournée des temples, shrines et gates.&lt;br /&gt;Et j'en ai vu plein : des p’tits, des gros, des laids, des beaux, comme dirait Pierre Perret. En fait, des laids, pas vraiment. Juste des trop. Trop gros, trop chargés, trop propres, trop peints en rouge, trop neufs... mais la plupart incroyablement beaux et impressionnants. Deux en particulier, s’il ne fallait en garder que deux. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc_PZpSaeI/AAAAAAAAANE/vyMfTLM-dN8/s1600-h/Japan_11.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289265821184584162" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc_PZpSaeI/AAAAAAAAANE/vyMfTLM-dN8/s320/Japan_11.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le pavillon d'or, comme dans le roman de Mishima. En plus parfait, plus équilibré, plus reflété et réfléchi par son parfait petit lac, plus beau. Et plus beau encore, puisque j'y suis arrivé vers 17h juste avant la fermeture et que le soleil couchant (et oui, c'est l'automne ici) y mettait une couleur indescriptible. L'or enflammé sur le lac, le phénix sur le toit du troisième étage… Un moment au goût d’éternité, seul ou presque devant la perfection, jusqu’à ce que la clochette du gardien me rappelle à l’ordre… Et puis aussi, un dont je n’ai pas pu retenir le nom, qui est un grand hall de bois noir, austère, qui sent l'encaustique, l'encens et le bambou des tatamis. Et qui contient 1001 statues du Bouddha. Toutes alignées sur 10 rangées, toutes identiques, debout, de 1,60m de haut, toutes de face, sourire absent et mystérieux, dizaines de bras en couronne autour de la poitrine. Je ne vais pas me convertir, enfin, je ne crois pas, mais depuis quelques jours, je sens et baigne dans plus d'énergie spirituelle, plus de sacré, qu'en 20 ans de fréquentation d'églises et de cathédrales. Enfin, bon... Dans cette extraordinaire absence de bruit et de fureur, tout d'un coup, entrent 20 gros cons, grands, costauds, gras, vulgaires. Ils ont tous un short beige et un tee-shirt rose marqué OXFORD UNIVERSITY en gros. Ils ont tous la tête de Brandon Walsh, dans Beverly Hills. Ils se tapent sur l'épaule en riant, font des blagues connes, passent au pas de charge le long de l'allée et ont disparu vers leur autobus avant que j'aie eu le temps de seulement les détester.&lt;br /&gt;Plus tard ce jour-là, le couple me rejoint, et l'Anglais fait la gueule, pour changer. On visite en vélo une partie de la ville, qui est immense, et on finit dans un bar à sushi délicieux et ridiculement bon marché. De retour à la maison, soucieux de préserver leur intimité, je me barre une petite heure au sentou et me couche en revenant. On a convenu que je laissais mon sac chez eux pour visiter tranquille lundi et le récupérais le lundi soir, mais sans dormir chez eux. Lundi matin, comme la veille, levé avant eux, je file sur mon vélo et arpente tout ce que Kyoto contient encore de temples, shrines et gates. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc-57Y5GGI/AAAAAAAAAM0/eDxtDKNhjBw/s1600-h/Japan_04.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289265452285499490" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc-57Y5GGI/AAAAAAAAAM0/eDxtDKNhjBw/s320/Japan_04.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Si j'en ai vu 40 en 2 jours, c'est le bout du monde. L'agglomération en compte plus de 1400. Hum, on est peu de choses, hein. Et tous ces petits traits, là... Bouduh... Je saurais pas le faire, moi…&lt;br /&gt;Lundi midi, j'ai rendez-vous avec Carmen, une espagnole de Menorca qui vit de bohême entre l'Inde et le Japon, jonglant avec les boulots au noir et les dates d'expiration de ses visas de touriste. Petite, gentille, new-age,piercée, mystico-perchée, d’un âge impossible à déterminer entre 26 et 50 ans, illuminée et très chaleureuse, elle me traîne au bar organique de la fac toute proche, parce qu'elle est végane. Alors, pour votre gouverne, les végans ne sont pas des méchants de l'espace, ce sont des végétariens mais différents. Plus forts, en fait. Comme le 8ième dan de végétarien, quand tu peux même péter la gueule à ton envie d’œufs et de lait… Elle parle beaucoup, avec vibe, shakras et énergie plusieurs fois dans chaque phrase. Elle est radieuse et super agréable. Elle me raconte sa vie d'avant, quand elle était secrétaire de direction d'un cabinet de Dieu-sait-quoi à Barcelone, avec un loft dans le Raval, avec la voiture qu'il faut, les robes qui faisaient bisquer ses copines -piiiiiijas que no veas- et toujours de quoi assurer pendant le week-end, jusqu’à la dernière ligne, le lundi matin dans les chiottes du bureau. Et puis un jour, le raz-le bol, le départ pour l'Inde et la révélation. Le plus extraordinaire c'est que je mettrais ma main à couper que si on s’était croisés alors, à Barcelone, on ne se serait pas adressé la parole…&lt;br /&gt;Je la suis tout l'après-midi de haut en bas de Kyoto pour voir des temples, des shrines, des gates, des boutiques de fringues et passer par l'appart de son pote Mickey qui pourra m'héberger cette nuit, sans problème, parce qu'elle a une piaule de 4 tatamis (à peu près 6m²) et déjà deux couch-surfeuses pour la semaine ! Mais c'est cool, Shiva est assise sur son porte-bagage donc tout baigne... On retrouve les deux couch-surfeuses en question vers 20h pour aller à une séance de reiki et y être syntonisés. Le reiki estune médecine énergétique dans laquelle un moine (maître) te manipule pour faire de toi une antenne qui va canaliser l'énergie universelle pour la redistribuer aux autres membres de l'assistance. Pour cela, il doit terégler -te syntoniser- pour que tu puisses recevoir la fréquence. Ça fait pas mal, hein ? Ça se traduit en principe, dans les jours qui suivent, par l'ouverture de l'un de tes shakras (un que tu avais fermé, ou pas encore bien ouvert, souvent celui de la clairvoyance, ou de la communication). En pratique, on m'a fait allonger sur le sol, dans une pièce obscure avec des ragas en fond sonore (pas DU ragga, DES ragas) et couvert avec une toile légère (mais habillé!!). Les autres gens, une grosse dizaine d’habitués, se sont agenouillé autour et ont mis leurs mains sur moi pendant que le moine me palpait les os du crâne puis les métatarses. Plutôt agréable, en vérité. Très relaxant, surtout après le vélo. Une vague sensation de chaleur et de fourmillement, mais rien de plus. Je ne suis pas un bon canal d'énergie universelle. Peut-être parce que j'étais sceptique ? Les trois filles ressortent énergisées à donfe, et on file au bord de la rivière comme l'autre soir. Mais cette fois-ci, on est non pas côté public, mais côté djeunes habillés reggae-hippie qui jonglent et font des jam-sessions interminables. Fait marquant, AUCUN de ces gens ne fume le moindre petit morceau de joint de toute la nuit. Apparemment, en plus d’être hors de prix, la détention d'un petitbout de shit de rien du tout, c'est jusqu’à 4 ans de prison au Japon. Point final. quand le soleil s'est levé, il était 5h30, on a repris les vélos et on est allés, les unes chez Carmen et les autres (Mickael et moi, donc. Il est français, sculpteur sur bois et musicien mais vit, comme tous les jeunesoccidentaux au Japon, de cours d'anglais) chez Mickael.&lt;br /&gt;J'émerge difficilement vers 10h et quart ce matin, fais la vaisselle et un brin de toilette, prends mon sac à dos, laisse un mot de remerciements éternels à Carmen, Mickey, Eric, Goun, Caroline et Kim -les deux CS hébergées par Carmen. Je monte sur mon vélo et file le rendre à la gare pour sauter ensuite dans un train pour Nara. So long et farewell Kyoto. J'ai adoré. Amour au premier regard, comme avec Porto l'an dernier au même moment, d'ailleurs. Peut-être la saison? Je reviendrai, en tout cas. Enfin, l’idée me plait et je ferai mon possible… J’ai somnolé une heure dans le train, ai laissé mon sac à la consigne de la gare et sur le coup de midi et demie, sous la pluie, je suis parti dans les rues de Nara. A la prochaine ! Bises, paix, shakras grands ouverts et bonne vibe sur vous tous.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-842140868706159421?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/842140868706159421/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=842140868706159421&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/842140868706159421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/842140868706159421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/01/japanews-6-kyoto.html' title='Japanews 6 - Kyoto'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc-55mrkoI/AAAAAAAAAM8/MXPBwJqapcc/s72-c/Japan_05.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-1133669539465721959</id><published>2009-01-06T11:13:00.000-08:00</published><updated>2009-01-09T04:17:26.107-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>Japanews 7 - Nara - Osaka</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Salute a tutti !&lt;br /&gt;Bon, alors. La gare de Nara, le sac à la consigne, les rideaux de pluie et une ville pleine de parcs et d’espaces verts, ancienne et première capitale de l'empire japonais, patrimoine mondial de l'UNESCO et tout et tout... C'est aussi et encore une ville pleine de gates, de shrines et de temples, entre lesquels s'égayent joyeusement des hardes de deers, daims, bambis, faons et autres biche-ô-ma-biches, plus sacrés les uns que les autres. A se demander si le moine bouddhiste ne partage pas - à l'égard du daim - les inclinations peu avouables du légionnaire et du diacre de province pour les chèvres et les enfants de coeur, respectivement ?&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc_7hsKs5I/AAAAAAAAANM/FOoMfonEwHM/s1600-h/Japan_07.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289266579258389394" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc_7hsKs5I/AAAAAAAAANM/FOoMfonEwHM/s320/Japan_07.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une pagode à 5 étages, dont j'apprends qu'elle est la deuxième plus haute du Japon mais que, l'autre l'emportant de 5 petits centimètres, il suffirait de changer la statue sommitale pour remporter le titre mais qu'à Nara on est au-dessus de tout ça. Mais quand même, on ressent le besoin de dire au touriste que si on voulait, on aurait la plus grosse du pays, alors en définitive à la fin, bouddhistes oui, je veux bien. Mais bon, à la fin, le concours de bite reste LE jeu universel du mâle humain. Automobiliste, motard, alpiniste, informaticien, plaisancier ou moine shintoïste... Le substitut change, le discours reste. Ici ce ne sont pas les cheveux, les centimètres cubes, les fameux trois mâts, la RAM ou la CPU ou les nœuds… Ici, ça se mesure en hauteur de pagode. Et vas-y que ma pagode te chatouille le ventre de la déesse voûte céleste un peu plus fort que la tienne… Edifiant.&lt;br /&gt;J'ai vu l'allée aux 3000 lanternes, perdue dans la forêt. J'ai vu le gigantesque Bouddha de 6 mètres de haut, perché sur son estrade de feuilles de lotus en bronze, qui nous regarde dans l'infinie mansuétude de son illuminée sagesse... Bon, inutile de dire à quel point ça aussi m'a retourné, genre souffle coupé, bouche bée avec un mince filet de bave qui descend jusqu'aux genoux, et pensant « mon dieu, faut-il qu'ils y aient cru pour s'emm... à couler ce bronze monumental ». La même chose qu'en entrant dans les Jacobins ou à St Sernin ou dans n'importe quelle cathédrale. En vitesse, suite et fin de la visite, retour à la gare, je cours et saute dans le train qui s'apprête à partir et comme à chaque fois depuis le départ de Tokushima &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWdAIi8qJsI/AAAAAAAAANc/pNsjZV6w_MM/s1600-h/Japan_09.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289266802934294210" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWdAIi8qJsI/AAAAAAAAANc/pNsjZV6w_MM/s320/Japan_09.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(troisième fois en fait), je me rends compte à ce moment précis que mon gros sac est toujours à la consigne. Sortie en trombe quand les portes se ferment, course effrénée, récup’ du sac et attente pathétique et transpirante du train suivant sur le quai désert, tous les autres passagers étant partis il y a à peine une minute… J'arrive à Osaka, suis les instructions que j'avais pris la peine d'imprimer et de conserver précieusement pour trouver le building et l'appart, m'installe chez John et vous raconterai le reste demain. Des bises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salut ! c’est triste à dire mais j'écris aujourd'hui de Toulouse. Back home, back back dans les bacs, back to reality, back in black, back again etc... en fait, ça va. Bon, on en était restés à l'arrivée à Osaka, non ? La ville n'est pas particulièrement intéressante, en tout cas pour le temps que je peux y consacrer. Une grande, très très grande ville. Une ville très… urbaine (non? Sans déconner) et pleine… de rues, de gens, de voitures, de scooters, de rames de métro etc... Vu d’ici, pour le moment, c’est pas le pied. Quelques temples, un château, deux ou trois gates et des shrines deci-delà, mais rien de comparable avec l'atmosphère de Kyoto ou même de Nara. J'ai fait du shopping et surtout, j'ai beaucoup discuté avec mon hôte couch-surfer, John. Un néo-zélandais avec la tête de Mick Jagger, super ironique, pour ne pas dire franchement cynique, un humour corrosif, une culture effarante et une discothèque monstrueuse. Une voix grave et posée à peine audible et un accent beau mais difficile. Difficile ? Je n’ai pas compris la moitié de ce qu’il m’a dit le premier soir. Le pied. On a bien bouffé, bien bu, bien causé. Kim, la couch-surfeuse québécoise que j'avais croisée à Kyoto avec Carmen est arrivée pour squatter chez lui le lendemain soir. Par hasard, on s’est retrouvés là. Super gentille et un peu barrée, très rigolote. On a bougé ensemble et visité un peu Kobé et Himeji : je voulais voir Godzilla, elle voulait voir le château de Himeji, genre le Chenonceau japonais. On a donc surtout passé des heures dans des trains et des bus à parler de la vie, de la mort, du sens de tout ça, du monde qui va mal, du temps qui devient fou, de la nature qui se détraque, avec tous ces spouteniques qu’on envoie dans l’espace, des hommes qui sont tous pareils et des femmes qui sont toutes… différentes. Ouais.&lt;br /&gt;Et pour ma dernière nuit au Japon, on s’est fait la tournée des grands ducs : sushi-bar dans le vrai pur hyper-centre d'Osaka, de là un bar pour se mettre en jambes, de là un premier vrai karaoké japonais ! Tu loues ton petit salon privé, insonorisé, super pas cher, environ 3euros par personne et par demi-heure, équipé avec télé et karaoké et table et canapés confortables et une banque de 15000 titres de variété internationale. L'alcool est à volonté et inclus dans le prix... Il suffit de décrocher le téléphone et de commander les verres... Il parait que les Japonais (Asiatiques en général, me dit-on dans l’oreillette) ont un métabolisme de l'alcool peu efficace : une isoforme de cytochrome P450 hépatique particulière qui fonctionne mal... ou pas du tout… d'où le truc... &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc_7gASxgI/AAAAAAAAANU/57uGGFO9SmU/s1600-h/Japan_12.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5289266578805933570" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 220px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc_7gASxgI/AAAAAAAAANU/57uGGFO9SmU/s320/Japan_12.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Gageons qu'en Europe, un karaoké à 3euros la 1/2 heure, alcool compris, ferait faillite le soir de l’inauguration! Gageons qu’on les a mis dans le rouge pour plusieurs mois, parce que quand on sort de là vers 3 heures du matin, on est passablement bourrés et on erre dans les rues, on s'accroche à un groupe de jeunes japonais (7 ou 8, âgés de 20 ans au maximum) et on les suit et discutant tant bien que mal : où ils iront, on ira, fidèles comme une ombre, jusqu'à destination... Hum. Sors de ce corps, Sheila. Le karaoké m'habite... Ils vont dans un autre karaoké, louent un grand salon, on s'affale avec eux et je somnole pendant qu'ils chantent tous les tubes de l'été de la bande FM japonaise (catastrophique sur le plan musical, mais ils assurent. Vraiment). Vers 6h et quelques du mat', on retrouve notre lucidité (faut le dire vite), on dit au revoir, on s'en va, on rentre chez John, on se douche et on se change. Enfin, moi je me change, le reste de la troupe va au lit. Je finis mon sac, dis "adios et ojala que volvamos a vernos". Ils sont anglophones mais il n'est pas exclu que je le leur dise vraiment dans la langue de… Sabina ! Va savoir... Le whisky Suntory et le saké ont eu raison de mon jugement.&lt;br /&gt;Avec mon sac sur le dos, 7h30 du matin, le jour bien levé, je me traîne à la gare du métro, de là au RER, de là au train régional qui dessert l'aéroport. Mon vol est à midi, le check in à 11h maxi... Je m'endors dans le train et me réveille vers 10h, tout surpris de voir défiler la campagne : rizières, villages, vieilles à mobylette... et moi de me dire "C'est fou, je ne me souvenais pas qu'il était aussi loin l'aéroport". Je me lève pour regarder le plan affiché au-dessus de la porte, constate qu'on vient de passer un bled dont j'oublie le nom en même temps que je le lis sur le plan, qu'il est bien dans l'axe de l'aéroport, mais qu’il est une quinzaine de gares plus loin. Aïe. Mon voisin qui remarque la brise de panique qui fait courber les blés de ma légendaire sérénité d’occidental-mais-quand-même-détendu, me demande dans un engRRish parfait "you trouble ?". Je lui réponds quelque chose comme "Yep! Gotta go ta zi airport. Looks like i missed za stécheune, right ?". Il me répond qu'en effet, je l’ai ratée et bien ratée. Mais, pragmatique et débonnaire, me conseille de descendre du train dès que possible et de repartir dans l'autre sens. La sagesse asiatique n'est donc pas un mythe, je l'ai sous les.yeux et peux d'ores et déjà en goûter les fruits les plus savoureux, les plus nutritifs, les plus aaargh ! La prochaine gare (je sais, je devrais dire la gare suivante, mais c’est pour rendre ça plus réel, moins discours rapporté. Ok ? Alors maintenant Kevin, tu te tais, tu arrêtes de mâcher ce ver de terre et tu écoutes), c'est Kii. Désireux de recevoir un peu d'énergie positive, rassurante, je lui demande "Kii is not that far away, right ?". Je lui en demande trop et apparemment, son job n'est pas de me rassurer : "Ooooooh! Kii veLy veLy faL away. Leally faL away.". Très bien. Je saute sur le quai de Kii. 10h13. Le train dans l'autre sens arrive à 10h16. C'est un express. 2 arrêts et il me laisse à 10h32 à la gare où je dois prendre le VAL de jonction pour l'aéroport. La navette passe à 10h50. Je suis pratiquement sauvé. J'arrive à 11h05 à l'aéroport. A 11h12 devant mon guichet d'embarquement qui est fermé. Le Japonais est à cheval sur les horaires. On m'attend, on me tire l'oreille, mais pas trop. On s'excuse de l'avoir fait, on me donne mes documents et on m'envoie à la porte 32, à l'autre bout de l'aéroport, en m'exhortant à courir de toutes mes jambes. 11h40, transpirant et minable, crevé, crasseux et pitoyable, la bouche sèche et tout le reste moite, je tends mon ticket d'embarquement à une hôtesse souriante, je descends la passerelle, je m'avachis sur mon siège et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire on est en l'air, on vole au-dessus de la Sibérie et tout est fini.&lt;br /&gt;Une conclusion ? Pas vraiment. Pas encore. Pas tout à fait. On verra plus tard. Pour l'instant je vous ré-embrasse tous et vous remercie de votre patience quand vous m'avez lu, de votre enthousiasme quand vous avez réagi ou répondu. A bientot pour des news persos et individuelles, des sacs et des sacs de bises à tou(te)s. Peace,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-1133669539465721959?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/1133669539465721959/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=1133669539465721959&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1133669539465721959'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1133669539465721959'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/01/japanews-7-nara-osaka.html' title='Japanews 7 - Nara - Osaka'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SWc_7hsKs5I/AAAAAAAAANM/FOoMfonEwHM/s72-c/Japan_07.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-4656417780580201328</id><published>2009-01-05T08:22:00.000-08:00</published><updated>2011-12-17T09:02:10.894-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='castellano'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Delphine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comic'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autres/otros'/><title type='text'>me llamo Delphine</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Me llamo Delphine" nació de mi encuentro con una obra original de la escultora Natália Tomás (&lt;a href="http://nataliaescultura.blogspot.com/"&gt;http://nataliaescultura.blogspot.com/&lt;/a&gt;). Me fascinaron la postura, la mirada y el&amp;nbsp;&lt;em&gt;no-sé-que&lt;/em&gt; ambiguo que se desprenden de ella. Empezamos un juego con Natália, imaginando lo que podría ser su vida. Para mi Delphine ya no es niña sin ser mujer aun, como en la definición que da Truman Capote de Tiffany (de memoria y traduciendo del francés...) "una mujer de estas que han salido de la infancia ya sin haber entrado aun en la edad adulta ; por eso le daba aproximadamente entre 16 y 29 años". La sensación que me transmite oscila entre dinamismo e inmovilidad, levedad y melancolía, convicción y duda. Todo eso me llevó a escribir estas tiras. Me la imagino ingenua, transitando su vida entre pasividad y determinación, siempre con el recurso de su sabiduría barata.&amp;nbsp;Usé las 4 mismas imágenes en todas las tiras, en el estilo de los cómics del OuBaPo (OUvroir de BAnde dessinée POtentielle), particularmente el trabajo de L. Trondheim, en los años 90...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee0xuYq7I/AAAAAAAAANs/AYoO8W_gWm0/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+1.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="534" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424478905729330098" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee0xuYq7I/AAAAAAAAANs/AYoO8W_gWm0/s640/me+llamo+Delphine+-+1.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee1OFrKWI/AAAAAAAAAN0/jSmTFI62IjY/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+2.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="533" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424478913343203682" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee1OFrKWI/AAAAAAAAAN0/jSmTFI62IjY/s640/me+llamo+Delphine+-+2.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee1iTOjfI/AAAAAAAAAN8/0FyCEA9jOKk/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+3.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="534" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424478918768758258" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee1iTOjfI/AAAAAAAAAN8/0FyCEA9jOKk/s640/me+llamo+Delphine+-+3.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee11obRNI/AAAAAAAAAOE/UsM8HmXddw8/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+4.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="534" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424478923957945554" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee11obRNI/AAAAAAAAAOE/UsM8HmXddw8/s640/me+llamo+Delphine+-+4.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee2KGZ9NI/AAAAAAAAAOM/CMqYQAQhIUM/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+5.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="533" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424478929452397778" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee2KGZ9NI/AAAAAAAAAOM/CMqYQAQhIUM/s640/me+llamo+Delphine+-+5.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejN6TLAoI/AAAAAAAAAPM/3R3EPXMCaR8/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+6.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="533" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424483735574348418" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejN6TLAoI/AAAAAAAAAPM/3R3EPXMCaR8/s640/me+llamo+Delphine+-+6.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejNgSaS2I/AAAAAAAAAPE/Ryowv9VXPro/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+7.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="534" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424483728591833954" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejNgSaS2I/AAAAAAAAAPE/Ryowv9VXPro/s640/me+llamo+Delphine+-+7.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejMvYYKSI/AAAAAAAAAO8/yQtoDIDLy3k/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+8.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="534" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424483715463522594" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejMvYYKSI/AAAAAAAAAO8/yQtoDIDLy3k/s640/me+llamo+Delphine+-+8.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejMKK3TfI/AAAAAAAAAO0/wHFL4WWCa9c/s1600-h/me+llamo+Delphine+-+9.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" height="534" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5424483705474731506" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ejMKK3TfI/AAAAAAAAAO0/wHFL4WWCa9c/s640/me+llamo+Delphine+-+9.jpg" width="640" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-4656417780580201328?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/4656417780580201328/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=4656417780580201328&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/4656417780580201328'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/4656417780580201328'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2009/01/me-llamo-delphine.html' title='me llamo Delphine'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/S0ee0xuYq7I/AAAAAAAAANs/AYoO8W_gWm0/s72-c/me+llamo+Delphine+-+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-6960086641518151719</id><published>2008-12-30T12:00:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:46:01.925-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (1) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Semaine 1 – Malaisie – 2 mai 2007&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout d’abord, désolé pour ceux ou celles qui ne sont pas tout à fait à l'aise avec le français : j'essaierai de donner des nouvelles en anglais ou en espagnol de temps en temps... Premier épisode des aventures dans le sud-est asiatique ! En Malaisie, donc.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne m'attarde pas sur le voyage : vol low-cost un peu miteux vers Bahreïn, escale de 5... euh non, 6... euh non, 6 heures 30, dans un aéroport hallucinant : un mélange de luxe un peu trop clinquant (genre : "mes pétro-dollars sont plus gros que les tiens, fillette") et très très kitsch, les deux n'étant absolument pas incompatibles, bien au contraire ; avec des détails troublants dans le plus pur style je-ne-sais-pas-trop-qui-a-eu-l'idee-de-décorer-le-mur-derriere-cette-fontaine-de-champagne-avec-des-bambis-en-or-massif. Bien… Une petite bouteille d'eau tiède et une playstation3 (formula one en démo) m'ont tenu éveillé et le taux de change local du dollar m'a tenu le ventre vide... ah, oui! Seul gros avantage de la déco à la mode de Bahreïn : les abominables valises à roulettes qui pètent les oreilles et les nerfs (brolo-brolo-brolo-brolom) dans tous les aéroports et toutes les gares du monde sont ici réduits au silence par l'épaisse moquette grand luxe aux motifs imitation tapis d'orient (comme quoi contrairement au stupide adage gaulois et xénophobe, on peut avoir du pétrole ET des idées). Passons... Après avoir acheté un sublime et fort pratique rasoir électrique Remington A PILES (mon Dieu, pourquoi ne les a-t-on encore importés en Europe?) - qui a comblé tout a la fois mon besoin compulsif de consommation pour une petite quinzaine d'euros dans un pays où le luxe étale avec complaisance des prix qu'on confond trop facilement avec la date, et celui, moins futile, d'égaliser une barbe déjà envahissante - le trajet Bahreïn-Kuala Lumpur s'est bien passé entre somnolence et mauvais films, et l'arrivée en ville aussi. Mais j'y reviens tout de suite…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour l'instant, je suis a Kangar, dans la province du Perlis (extrême nord, tout près de la Thaïlande) où je suis venu pour escalader avec des potes d'Arnaud (Arnaud Anty, pour ceux qui le connaissent ; une grosse perte pour tous les autres) : Fang (un malais chinois qui me fait penser à un héros de Kitano, grand gamin hard core un peu désabusé), Arnaud qui est venu de Manille pour les 4 jours, et aussi Nina (une malaise musulmane, autoritaire et psycho-rigide, catégorie qui veut et doit absolument décider les horaires de lever, coucher et prise alimentaire de l’ensemble de la petite équipe pour se sentir en vie) et Olie (un allemand taillé dans le marbre de Marpessos, son petit ami secret, catégorie « mes parents ne doivent jamais l’apprendre mon amour, car même si tu es incroyablement beau et bien fait, tu n’es au fond qu’un vulgaire chien d’infidèle » - il vend des camions Mercedes-Benz en Malaisie), Mark (un anglais à l’accent de Bristol et au dos gris, quadragénaire pince-sans-rire très attachant, qui programme les feux de signalisation des trains en Malaisie) et Fieda (sa copine, une malaise chinoise, web designer, prof de yoga et adorable), Yann (un allemand peu bavard mais jovial qui construit des routes ou quelque chose comme ça), Sabina sa femme (est-allemande qui parlait allemand et russe mais avec qui on a bien déconné quand même, en langage international et en gesticulant) et leur fils de 5 ans, Till (qui grimpe aussi bien que nous tous, d'ailleurs, l’insupportable petit garnement). On s'est entassés à 7 dans la suite royale de l'hôtel de Kangar qui coûte environ... 50 euros la nuit (en tout et pour tout, avec 2 petits déjeuners inclus, qu'on a hésité à partager en 7 mais faut pas pousser quand même) et on a fait la queue pour les chiottes et la douche, dans une bonne humeur et une décontraction que je n'aurais pas crues possibles. Il fait plus de 30 degrés toute la journée, il pleut comme il pleuvait sur l'arche du vieux Noë environ 2h par jour, en général entre midi et 16 heures, en plein milieu des sessions de grimpe. Il faut donc ranger toutes les cordes à toute vitesse à ce moment-là, en courant, et attendre dans une grotte que ça s'arrête. Heureusement, les grottes ici c’est un peu comme les merdes de chiens sur les trottoirs de Toulouse et la roche sèche vite... et puis ça nous rafraîchit un peu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtS74jjXbI/AAAAAAAAAEY/vgHs8xGjac0/s1600-h/Malaysia_17.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285909776396672434" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtS74jjXbI/AAAAAAAAAEY/vgHs8xGjac0/s320/Malaysia_17.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le site d'escalade est incroyable, comme les montagnes des encres de Chine chinoises (ou japonaises, je sais pas. Mais je trouvais rigolo d’écrire encres de Chine chinoises) : une énorme masse de calcaire sortie de nulle part au milieu des paddy-fields de riz et de la forêt, percée de toutes parts de grottes, cavernes, tunnels et boyaux qu'on traverse pour accéder aux différentes faces, avec des tas énormes de chiures de chauves-souris (extraites et compactées en briquettes, je suis sûr qu'on tient le combustible du 21ième siècle ; avis aux investisseurs audacieux) et de vieilles échelles de bois et de cordes pour arriver au pied des voies... la forêt pousse à toute vitesse, les champignons mesurent 60cm de haut et si on est pris de l'idée idiote d'arracher les arbustes qui poussent au pied des voies ou sur les chemins d'accès (ce que n'a pas manqué de faire l'allemand athlétique vendeur de Mercedes-Benz - il n'y a pas de germanophobie primaire dans mes propos, c'est un récit objectif - afin de nous constituer un petit camp de base propre et tiré au cordeau, en sifflotant le pont de la rivière Kwaï), on a les mains qui brûlent et qui cloquent pendant plusieurs heures. Hé hé hé. Il faut apprendre à lire les signes de la nature et éviter de toucher à ce qui a des poils, des taches de couleur vive et un latex visqueux à la surface (un moyen mnémotechnique facile : des poils, des taches de couleur vive et du latex, c’est comme un travesti techno à la Love Parade, et il ne vous viendrait pas à l’idée de toucher son costume. Bin les plantes en Asie, c’est pareil) : tout a un prix ici bas, et la sagesse aussi... Seul inconvénient du site : il y a de gros scolopendres rouges qui aiment prendre le soleil sur les rochers et le frais dans les prises où l'on met les doigts. Hum... ils sont dégueus mais gentils et pas (trop) urticants. On a fait de très belles voies sportives, des 5c de chauffe puis des 6a et 6b assez longues et élégantes. En tête, bien sûr. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtTKcM_4BI/AAAAAAAAAEg/-oZInY20S_E/s1600-h/Malaysia_16.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285910026483916818" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtTKcM_4BI/AAAAAAAAAEg/-oZInY20S_E/s320/Malaysia_16.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;J’ai même fait en second, avec du sang et des larmes, et au détriment du style, les 2 tiers d'un 7a+ en dalle... hier matin, Fang s'est ouvert 2 doigts sur un bout de caillou qui s'est détaché de la paroi (seul autre défaut du site : les loose rocks, autrement dit, le calcaire est pourri et s'arrache facilement), et je me suis fait, sur un mouvement un peu bestial, une petite entorse du genou. Pom pom pom... on a donc calmé le jeu pour l'après-midi et je me suis offert un jour de relâche aujourd'hui, fête du travail pour les braves du monde entier. Puis mis en quête d'un ordi connecté à Internet. Si fait.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Côté culturel : la bouffe locale est incroyable (poissons frais mijotés au jus de fruit et épices, toutes sortes de soupes de nouilles, de ragoûts de nouilles, de plats de nouilles, un peu, beaucoup, passionnément épicés, de la cardamome fraîche (jamais essayé avant ; délicieux), légumes et fruits improbables, façon oeuf de dragon mais en plus bizarre, riz grillé avec toutes les garnitures possibles etc. en fait, chaque ethnie (Chinois, Malais et Indiens) a ses plats et ses recettes... mes coups de coeur pour l'instant : le roti canai, sorte de crêpe découpée en petits bout et servie avec différentes sauces pour tremper, le satay, petite brochette de poulet ou de boeuf, servie avec une sauce sucrée-salée aux cacahuètes pour tremper dedans, et le teh tarik, boisson phare des mamaks, les petits points de bouffe indiens musulmans : c'est du thé allongé au lait condensé, servi moussant et fumant. Super sucré, délicieux au début, écœurant à la fin mais incontournable! Tout ça se mange dans la rue, à toute heure ou presque et pour un prix qui reste très loin en-dessous de celui d'un espresso à Paname... Ceci dit, retour à KL : les couleurs sont magnifiques, l'architecture pour le moment, est indescriptible : une accumulation de vieux et décati, de quasi-bidonvilles, d'ultra design, tout à tour très asiatique, hindi surchargé en couleurs, musulman luxueux ou western-style un peu passé de mode. Ça donne l'impression d'un entassement erratique, à la limite du mauvais goût mais tout à fait réussi, entre des choses sans rapport. L’explication? Peut-être le fait que les 3 ethnies dominantes (musulmane "malaise originale", indienne et chinoise) se mélangent assez peu (pour ce que j'ai vu pour l'instant) et ont des modes de vie, des cultures et des coutumes assez différentes. Même les quartiers et les niveaux sociaux rappellent un peu les bonnes vieilles castes d'antan, si vous voyez ce que je veux dire. Re-hum... Ah oui ! Plus anecdotique mais bon : les gens ici n'ont jamais vu de cheveux frisés, on dirait. Et ça les fait beaucoup rire et sourire. Un gars m'a arrêté dans la rue pour demander si je l'avais fait faire ici ou en Europe avant de venir parce que ça coûte tellement cher ici de faire friser ses cheveux : je crois qu'il ne m'a tout simplement pas cru quand je lui ai répondu que c'était naturel. Eh eh eh. Voila, c'était pour le chapitre polissage d'ego a la main, j'ai fini. Autre déclinaison locale d'un thème asiatique fameux : les moustiques. Moins d'une semaine et je suis déjà couvert de piqûres. Faut dire que le pschit-pschit sent tellement mauvais et que la sensation sur la peau est tellement désagréable (collant et poisseux), et que les locaux s'en fichent tellement des moustiques (ils disent tous qu'il n'y a vraiment, vraiment pas de paludisme en Malaisie), que je ne suis déjà plus très scrupuleux... en plus, ils disent tous que le soja, très riche en vitamine B, les éloigne naturellement. Allons bon, manquait plus que cette vertu extraordinaire au soja : après le syndrome de féminisation, la gynécomastie, l'allongement de l'oestrus et la réduction de la spermatogenèse, voilà qu'il éloigne les moustiques. D’ici à ce qu'on vienne nous raconter qu'il permet en outre de constituer une sauce aigre et salée qui accommode merveilleusement tous les plats asiatiques...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon premier couchsurfer indien, Gurpreet, et son frère Khabir chez qui j’ai habité, étaient fantastiques et très rigolos, je les reverrai sans doute dans la semaine, et le reste s'organise peu a peu. Des nouvelles dès que j'en saurai plus. Voila pour l'instant : c'est tout et c'est déjà sans doute très long. Prenez soin de vous et à bientôt.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-6960086641518151719?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/6960086641518151719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=6960086641518151719&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6960086641518151719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/6960086641518151719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2008/12/semaine-1-malaisie-2-mai-2007-tout.html' title='le carnet de voyage (1) - avril à septembre 2007'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtS74jjXbI/AAAAAAAAAEY/vgHs8xGjac0/s72-c/Malaysia_17.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-1745123027718255952</id><published>2008-12-30T11:58:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:47:07.516-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (2) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Semaine 2 – Malaisie – 10 mai 2007&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deuxième épisode : en Malaisie, toujours... On en était restés à la fin du climbing-trip à Bukit Keteri. Retour en Mercedes, la grande classe, tout le confort possible ou presque, et une arrivée en douceur le mercredi soir vers 18h à la gare de KL. Seule ombre au tableau, ce genou qui me fait mal et pas vraiment de plan B pour m'occuper sans me dépenser. Je ramasse donc mes sacs, erre dans Chinatown une dizaine de minutes et entre dans une auberge de backpackers recommandée par le LonelyPlanet. La nana est souriante, il y a des chambres, une consigne à bagages et... consigne à bagages... il m’a fallu 3 minutes pour prendre la décision. J'ai laissé mes affaires (sac encombrant et lourd avec tout dedans) sauf 2 tee-shirts et le minimum vital : tapis de sol et moustiquaire, drap, maillot, trousse de toilette... et ai filé à la gare routière. Un bus de nuit à 22h pour Kota Bahru, à l'autre bout du pays et en avant ! Lendemain matin, 6 heures, je finis par trouver deux anglais qui cherchent à partager un taxi pour la gare des ferries. On part donc ensemble, on saute dans le premier ferry et vers 11h du matin on est aux îles de Perhentian, les pieds dans le sable, face à un mec qui veut nous louer des bungalows pour 30 ringgits par jour - 6euros. vendu !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqCMDMrgMI/AAAAAAAAACc/ggH8HzTseQE/s1600-h/Malaysia_08.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285680256201228482" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 216px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqCMDMrgMI/AAAAAAAAACc/ggH8HzTseQE/s320/Malaysia_08.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Perhentian, c'est un peu le paradis sur terre : petite île, eau transparente, sable blanc et blocs de granite, coraux et poissons, quelques cabanes en bois complètement décaties entre le sable et la jungle. Des cocotiers, des routards et des plongeurs. Des barbecues sur la plage tous les soirs, du barracuda, du requin, du marlin... Mon cabanon sur pilotis en planches disjointes héberge une famille de geckos gris à pois rouges sous la tôle ondulée du toit, j'ai pendu ma moustiquaire juste à l'endroit où ils ont l'habitude de venir chier et suspendu mon sac a dos à une poutre pour l'isoler de mes divers colocataires à 6, 8 ou 1000 pattes. C'est le pied. La salle de bain, commune, se compose de 4 grands panneaux de tole (il y fait rarement moins de 40 degrés) pas jointifs, dont l'un est mobile (la porte) et d'un tuyau en PVC qui amène directement, via un robinet type cubitainer et sans pomme (à quoi ça sert, hein ?) l'eau d'une citerne à pluie. Donc avant la douche, on sent la sueur et après la douche, le croupi. Mais c'est cool. Comme la chiotte est là aussi, dans le mètre carré de la douche, on nettoie la cuvette en se lavant, et on fait sa toilette intime dans la foulée... astucieux, non ?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Premier jour, découverte de l'île et de ses hôtes : des hippies, des varans aquatiques absolument pacifiques mais putain, j'ai croisé le premier après 40 minutes environ, à quelques mètres de la salle de bain et il mesurait plus de 2 mètres, j'ai fait un bond qui l'a littéralement stupéfié. Il m'a regardé avec l'air du mec qui comprend vraiment pas pourquoi pas on se met dans des états pareils et s’en est allé en soupirant. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqDElVniII/AAAAAAAAAC0/EPhqUy061s0/s1600-h/Malaysia_07.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285681227438196866" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 320px; height: 215px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqDElVniII/AAAAAAAAAC0/EPhqUy061s0/s320/Malaysia_07.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pour être honnête, ma première idée a été quelque chose comme 'ça ne peut PAS être un VRAI varan sauvage ; il faut que ce soit la mascotte du bar d'à côté, ou quelque chose comme ça''. Mais non. J'en ai croisé une dizaine dans l'heure suivante. Ils sont gentils, quoique peu enclins au bavardage.&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVpxMMbWn0I/AAAAAAAAAA0/cNFGfJ3RHMQ/s1600-h/Malaysia_08.JPG"&gt;&lt;/a&gt;Le lendemain, sortie snorkeling organisée avec un groupe d’inconnus, une dizaine, dont 5 Français. Tant pis. Notamment 2 meufs 'gentilles' (dans ce que cet adjectif peut avoir de plus négatif, hélas), qui « travaillaient dans la mode ». Dieux du ciel. « Non, moi s’tu veux, je travaille dans la mode, tu vois » (ah, et pour la connerie, tu travailles dans la profondeur, non ?) Comprenez qu’elles étaient vendeuse et caissière chez Vuitton à Bruxelles et chez Dior à Paris, respectivement. Des BO-BE, en quelque sorte, bourgeoises bé-bêtes. Mais passons, il y avait plus intéressant. On a tous nagé avec des méduses, pour commencer et se mettre en jambes. Le guide se marrait en nous filant du jus de citron, ça apaise, parait-il (mon cul, ça n'apaise rien du tout). Et puis, miracle, le dieu du tuba a tendu vers nous une palme compatissante : j'ai nagé une minute juste au-dessus d'une tortue énoooorme, à effleurer sa carapace sans oser ni vouloir la déranger plus, complètement fasciné par ce moment absolument magique... puis on a vu des coraux et des poissons magnifiques et sublimes et de toutes les tailles et toutes les couleurs imaginables. Ne me demandez pas les noms, je n'en ai pas la moindre idée. Puis le guide nous a emmenés voir des bébés requins, et on n'en a pas vu un seul. Jusqu’à ce qu’il nous gueule un truc, et qu’en s’approchant et on tombe sur le couple de parents : 2 reef sharks (pas méchants) de 2,5m à peu près. Nom de Dieu de nom de Dieu de sensation grisante d'excitation et de peur panique mêlées. J'en ai mordu mon tuba si fort que je pense qu'il s'en souvient encore. Parce qu'enfin, je dis 'pas méchants' mais dans l'eau et à quelques mètres de distance, ça ressemble quand même comme 2 gouttes d'eau à un requin méchant. La seule différence c'est qu'ils n'attaquent pas l'homme, un moyen infaillible de faire la diagnose. Coooooool ! Le reste de l'île ne mérite pas qu'on s'y attarde, villages de pêcheurs jolis et ignorés par les touristes, collines couvertes de jungle ignorées par les touristes, criques désertes ignorées par les touristes… Le paradis terrestre a rapidement commencé à m'emmerder.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est Jean-Claude Lavie, il me semble, dans son bouquin pour lequel j'ai du vous bassiner et rebassiner (L'amour est un crime parfait), qui corrigeait avec beaucoup d'intelligence la phrase de Sartre. L'enfer, qu'il dit, ce n'est pas les autres. L’enfer, c'est d'être seul au milieu des autres. Et comme il a raison. Le paradis seul ? Jamais. Plutôt l'enfer avec quelques potes et une bonne bouteille de Laphroaig. Heureusement, je n'étais pas tout à fait seul. Ma voisine de bungalow taudis s'est prise d'affection pour moi : Polonaise, post-hippie mystico-folle et quinquagénaire, opulente, généreuse et venue 'en célibataire' (en français dans le texte) ; on a pas mal trainé ensemble. Elle avait mal aux bronches, j'avais de l'ibuprofène ; elle avait la fièvre, j'avais du paracétamol, elle cassait ses lunettes, j’avais un petit tournevis etc. Elle était venue ici en 87, et à Phuket en 89, et c'était quand même mieux alors. Son premier mari était chirurgien et l'avait poussée à arrêter l'enseignement pour ouvrir un centre de théâtro-thérapie pour enfants sauvages en Pologne. La suppression des subventions du gouvernement l'avait obligée à plier boutique après seulement 5 ans... Elle était donc entrée à l'UNESCO comme coordinatrice de projets pour l'enfance et la culture en zone sud-est asiatique. Après 9 ans passés entre le Laos, la Thaïlande, les Philippines et la Malaisie, elle avait jeté l'éponge et vivait pour elle, d'île en île, avec ses palmes et son tuba. Incroyable. Des heures à l'écouter raconter sa vie étonnante et celle, plus rangée, de sa fille, qu'elle voulait absolument que j'aille rencontrer à Oslo : ''she's afraid with life, you know. she don't want fight. You know she not struggle and not opposition. she need man strong personnality, you know. confront. that I say to her all time. you should go meet ; you know. really.'' etc etc... Et puis bien sûr, que c'était mieux avant, que les gens deviennent bêtes et n'ont plus aucune initiative, aucun sens critique, que la télé leur mange la cervelle... fantastique... des heures de bonheur à chier sur ce monde pourri, le cul dans le sable blanc d’une des plages les plus belles de la planète... hé hé hé. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqCMjLTTUI/AAAAAAAAACs/Wi0sOaDNIYE/s1600-h/Malaysia_panorama.jpg"&gt;&lt;/a&gt;Je vous jure, faut pas avoir honte ! &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285910795322161762" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 320px; height: 186px; text-align: center;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtT3MWUemI/AAAAAAAAAEo/cdthnCUs75w/s320/Malaysia_panorama.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mais au bout d'un moment, l'île, ça allait bien. Le dimanche 6 mai sur le coup de 16h (donc environ 10 du mat’ en Europe), j'ai repris un bateau vers la terre, puis un taxi partagé avec 3 américaines hautaines et nunuches, pour aller m'entasser dans une backpackers' house de Kota Bahru, et me coller avec une soupe de nouilles devant Internet, élections obligent. 2 soeurs parisiennes (des soeurs de famille, pas des bonnes soeurs) sont venues se joindre à moi, on a bu du lait de soja et attendu en interrogeant Google, pour finalement trouver vers minuit, sur le site du Temps, journal suisse, les résultats d’un sondage non diffusable/non diffusé en France : réalisé jusqu'a 17h30 en sortie de bureaux de vote parisiens, il donnait 75% de suffrages exprimés, Sarkozy gagnant à 54% et une fiabilité supérieure à 95%. Donc on est allés se coucher, pour constater le lendemain que c'était bel et bien vrai. Je ne vais pas m'étaler, je respecte la décision de 54% d’entre nous, mais je ce que je pense depuis, c'est qu'un peu plus d'1 Français sur 2 est bête, méchant ou crédule. Et c'est possible qu'il y en ait qui cumulent crédulité, bêtise et méchanceté. Passons...&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtUerYDCoI/AAAAAAAAAEw/TxLLEb_OYT4/s1600-h/Malaysia_03.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285911473665804930" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 215px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtUerYDCoI/AAAAAAAAAEw/TxLLEb_OYT4/s320/Malaysia_03.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le lundi, visite de Kota Bahru au ralenti : kapitale du batik, du cerf-volant et de la toupie sportive. J'ai donc visité des musées avec des cerfs-volants, des toupies de sport (comme les autres mais en plus gros) et des pièces de batik, quelques mannequins en cire et habillés de batik en train de lancer des toupies ou de découper des cerfs-volants etc... Et bien sûr, le musée des sultans de Kota Bahru, avec des pièces incroyables (mais vraies) comme le décapsuleur Mickey ramené de Floride au jeune sultan par son parrain en 1977, une maquette d'A380 offerte par Jacques Chirac au sultan en 2005 et la collection de chapeaux et de miniatures de fusils de guerre du sultan. La culture a un prix qui n'est pas à la portée de toute les bourses, je vous le dis... j'ai même assisté à une démonstration de toupie sportive d'endurance, dans laquelle deux équipes doivent faire tourner d'énormes toupies de bois et de métal (toupies de sport, donc) le plus longtemps possible. A l'aide d'une corde enduite de wax et passée autour du bras pour éviter les accidents, un homme surpuissant et très très vieux (c'est un art difficile, le lancer de toupies) les amorce. Une fois lancées, on les bloque sur un socle anti-frottement et on regarde, donc, laquelle tourne le plus longtemps, ce qui dure... 1h45 environ, pour les meilleurs joueurs. Ça, c’est du sport, madame. Ça vous fait des parties d'un rythme incroyable, avec des rebondissements inattendus, et face auxquelles le curling passerait presque pour un sport de combat à la violence et au suspense insoutenables.&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Fort de ces enseignements riches, je me suis tiré le lundi soir par un bus de nuit pour Penang. Bus de nuit un peu spécial, d'ailleurs, qui ne fait pas que partir et rouler pendant la nuit : il ARRIVE aussi pendant la nuit. J'ai attendu entre 4 et 6h du matin à la gare de ferries pour embarquer pour l'île de Penang où je suis encore. La ville principale, Georgetown, est un ancien comptoir de la compagnie des indes orientales. C'est magnifiquement rococo (roccocco?), dans la plus pure tradition du luxe cosy colonial, toujours de bon goût. Mais désormais décati et croulant. Un peu dandiesque et décadent, un peu vieux bourgeois en fin de règne. Un beau fort, des maisons magnifiques, des shop-houses, ateliers et entrepôts aux enseignes rouillées, défraîchies et où se mêlent les influences indienne, chinoise, thaï et malaise. Une atmosphère tout à fait charmante et un rythme délicieux. Ah ! Les effets positifs de la colonisation. Ahum... Après avoir arpenté le centre-ville à pied et m'être fait violence pour ne pas photographier CHAQUE maison en ruine, CHAQUE volet ou store rouillé, CHAQUE triporteur à pédales chargé de cartons douteux, j'ai finalement loué une moto et me suis lancé à l'assaut de l'île. La moto est une chose différente en Asie, je viens de l'apprendre. J'ai choisi une boite manuelle, comme les vrais, les bikers, les purs et durs, ceux qui portent des culottes et des bottes de moto, des blousons de cuir noir avec des aigles sur le dos. On m'a donné une Honda surprenante : 110cm3, monocylindre 2 temps, boite séquentielle de 4 vitesses, toutes vers le bas. Pas d'embrayage, pas de point mort. Et en plus, on roule à gauche. Enfin, la consigne, c'est de rouler à gauche. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtVWVuqbVI/AAAAAAAAAE4/33Gv435R8VU/s1600-h/Malaysia_06.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285912429927755090" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 320px; height: 212px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtVWVuqbVI/AAAAAAAAAE4/33Gv435R8VU/s320/Malaysia_06.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;En pratique, on fait ce qu'on peut et on klaxonne. Les gens sont trrrrrrrrès courtois et les accidents sont plus rares que ce qu'on pourrait raisonnablement espérer. J'ai donc pu aller voir un jardin botanique plein de macaques et d'orchidées, des temples, des mosquées, des églises, des pagodes, un temple aux serpents, sans un seul serpent dedans (normal Sahib, on les laisse entrer dans le temple que la nuit, quand les visiteurs sont partis, sinon c'est trop dangereux, tu comprends, Sahib...), un parc naturel avec de la jungle et des criques désertes, des villages de pêcheurs etc. J'ai eu un rendez-vous avec une couchsurfeuse chinoise, au marché du village où travaillent ses parents, pour goûter tout ce que l'île compte de spécialités, aller acheter des crevettes fraîches et visiter les vergers et cultures de ses parents, maraîchers de leur état. Incroyable, fantastique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Côté culturel : c'est de plus en plus incroyable ce que je bouffe (oui, je sais, j'ai des notions de la culture assez abdominales) dans ce pays ! Cette fois-ci, le riz bleu au poisson, le pisang murtabak (une sorte d'omelette-crêpe à la banane) et le laksa penang, une soupe de nouilles de riz épicée avec des bouts de poisson un peu douteux. J'ai goûté un truc incroyable : les chinois de Penang font un sirop glacé avec la pulpe du lao-hao. Son noyau, séchée, n'est autre que... la noix de muscade. Ca donne un putain de sirop ultra fort, qui fait mal au bide et à la tête en 2 minutes, même qu'il en reste encore plein à boire après ça et qu'on veut pas offenser son hôte... Et pourtant Dieu sait que j'aime la muscade et que j'en fourre dans tout ! Autre chose ? Ah oui ! Et je termine sur ça : j'ai enfin goûté le duryan. Le roi des fruits selon les Malais. C'est réputé très fin, très raffiné. Un met de prince. Alors bien sûr, d'accord, ils en conviennent, le fruit mûr sent mauvais (ça pue le chien mort). Mais alors, mauvais. C'est bien simple, tu marches dans la rue en Malaisie et tu as la sensation tout d'un coup qu'il y a un amas de chiens morts d'entérotoxémie depuis plusieurs jours juste à côté de toi. Tu tournes la tête et tu trouves invariablement un étal de fruitier qui vend des duryans. D’ailleurs, c'est interdit d'en introduire dans les hôtels ou les auberges en Malaisie, tellement ça pue ! Eh bin, je l'ai goûté. Et, surprise, ça produit exactement en bouche l'effet que ça produit dans le nez. C'est comme manger une dizaine de chiens morts d'entérotoxémie depuis plusieurs jours. Dieu du ciel, tous les goûts sont dans etc etc... En rentrant à Georgetown ce soir (18h), je suis tombé sur un temple bouddhiste immense, sur la colline qui surplombe la ville. Ils étaient en train de fermer mais j'ai pu entrer et me balader un instant, le nez en l'air, fasciné, jusqu'à me trouver nez-a-nez avec une déesse de 36m de haut (tu avais raison Guilhem, mon bouddha de 5m au Japon était ridicule), toute dorée au soleil couchant, en train de nous regarder avec un air bienveillant. Son sourire m'accompagne encore et je vous l'envoie donc, plein d'espoir et de lumière... Voilà. Désolé pour ce mail outrageusement long ; prenez soin de vous tous - individuellement, et dans la mesure de ce que la morale autorise, mutuellement - et a bientôt. Keamanan!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-1745123027718255952?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/1745123027718255952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=1745123027718255952&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1745123027718255952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/1745123027718255952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2008/12/le-carnet-de-voyage-2-avril-septembre.html' title='le carnet de voyage (2) - avril à septembre 2007'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqCMDMrgMI/AAAAAAAAACc/ggH8HzTseQE/s72-c/Malaysia_08.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-7582886575640407990</id><published>2008-12-30T11:54:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:47:46.691-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (3) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Semaine 3 – Malaisie – 17 mai 2007&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Troisième épisode : la Malaisie, toujours... enfin, je dis ça mais personnellement, je ne m'en lasse pas ! &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtWesIVX6I/AAAAAAAAAFI/EmFSS0LIiFQ/s1600-h/Malaysia_15.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285913672891588514" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtWesIVX6I/AAAAAAAAAFI/EmFSS0LIiFQ/s320/Malaysia_15.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Bon. Je nous avais laissés au temple de Kok Lek Si, à Penang et à sa déesse de la miséricorde. 36,50 mètres de miséricorde, ça laisse une bonne marge de fautes et de faiblesses à se faire pardonner, hein ? J’ai fini mon séjour à Georgetown par un dîner scandaleusement luxueux et copieux avec Krish, mon hôte couchsurfer : bouffe indienne servie sur feuilles de bananier et sans couverts. J’ai donc appris à manger avec les 5 doigts de la main droite et, si possible, seulement les 2 premières phalanges. Ça fait appel à des techniques et des positions qui valent la pratique de n'importe quel instrument de musique. Impressionnant, vraiment. Pour le riz, pour les currys, tandooris et autres, pour découper les naans et le tosai (crêpes de riz) et les tremper dans la sauce sans en foutre partout... toujours avec une seule main... putain d'exercice, surtout pour un gaucher convaincu. Locaux hilares et majorité des touristes qui utilisent tout simplement des couverts, mais ça commence à venir !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le lendemain matin, bus pour les Cameron Highland, le haut plateau (enfin, pas trop haut quand même, entre 1300 et 1500m d'altitude) couvert de terrasses de thé, de vergers et de strawberry fields (forever?). C'est ici qu'est produite la majorité du thé consommé en Malaisie : ça moutonne et ondoie doucement en vallonnements d'un vert profond et brillant qui tranche avec celui, plus vif et sauvage, de la jungle environnante. C'est ici aussi qu'on peut profiter d'une température douce (20° C), de nuits fraîches et de soirées entre voyageurs. Une petite laine est bienvenue autour du feu de camp, j'ai révisé quelques vieux tubes sur une guitare pourrie et rongée d'humidité, bu un verre de vin rouge californien dégueulasse, trop sucré et qui gouttait à cassis, pour les 23 ans d'une américaine gentille mais hystérique et bruyante ! J'ai pu m'attaquer aux deux gros sommets du secteur : le Gunung machin et le Gunung truc, respectivement 1850 et 2000m, on ne rigole pas ! Le LonelyPlanet parlait de treks harassants « prévoir la journée et un guide, beaucoup d'eau et de la nourriture au cas où etc. ». C'est l'affaire de 2 petites heures, retour compris, sur des sentiers pavés ou casi-goudronnés (cf. les excursions dans la montagne japonaise, dans le même style. Après, on pourra se moquer des Ariégeois rustres et barbus, pff!). Du coup, c'est le moment de vous faire une confidence : il y a un truc un peu fatigant dans la politique touristique en Malaisie : 2007, objectif 20 millions de touristes... c'est ambitieux, c'est lucratif, c'est du développement, okay. Mais ils se sentent un peu obligés de te vendre toutes leurs merveilleuses lanternes, et ils te fourguent pas mal de vessies dans le lot... Autrement dit, les somptueux parcs naturels sont parfois des petits coins de nature assez ordinaires, les sublimes temples, des gymnases années 70 repeints et ornés de statues en plâtre, les musées culturels des entrepôts chargés de batiks au kilomètre et de vrais faux bouddhas d'inspiration birmane en pâte à bois... et le tout, avec une navette dès qu'il y a 100 mètres à faire à pied et un guide diplômé d'état pour que tu ne te perdes pas le long de la plage... pris en charge, pour ne pas dire pris en chasse, tu signes des registres toutes les 20 minutes avec ton nom, numéro de passeport et ton heure d'entrée, puis on te remet pompeusement un "pass" qui te permet de parcourir 20 minutes de sentier en bitume au milieu de cocotiers faméliques pour arriver à une plage déserte sur laquelle se tiennent 8 baraques à frites avec frigo et ventilo. Appelons ça (vous me pardonnerez le calembour à 2 balles), "le cocon malais" : tout pour que le touriste se sente bien enveloppé et conseille à ses amis la destination authentique la plus safe du monde. Moi qui rêvais de turista, de piqûres de requins et de lutte à mort avec des singes à dents de sabre, me voilà tout marri... Le seul élément qu'ils laissent vraiment 100% naturel, c'est les moustiques. Merci!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cameron Highlands, ce fut aussi une fantastique rencontre avec les fidèles d'un centre Sai-Baba (un truc hindou un peu paroisse-kermesse version ayurvédique, je vous laisse vous informer sur &lt;a href="http://www.saibaba.org/"&gt;http://www.saibaba.org/&lt;/a&gt;) : venu pour une conférence mais arrivé trop tard, j'ai eu le privilège de chanter (!!!) et méditer avec 2 familles d'indiens locaux, puis de partager un curry végétarien fait maison (tout simplement délicieux) avant de discuter une petite heure avec leur adorable, moustachu et prosélyte chef de famille. Très intéressant, très attachant, tout rayonnant de foi et d'amour envers son prochain. On a parlé de cette femme qu'il connaissait, atteinte de leucémie aiguë myéloïde, qui était venue voir le Sai-Baba (docteur prêtre ayurvéda) juste après sa chimio "qui n'avait servi à rien qu'à lui faire perdre ses cheveux, en plus", et le Sai-Baba avait fait disparaître les cellules leucémiques de son sang. Oui, enfin, je veux bien mais si ce n'est pas précisément le boulot de la chimio, ça, d'éliminer les cellules leucémiques circulantes... Si on me prouve que le Sai-Baba est efficace contre les cellules souches, là, je signe tout de suite mais je m'égare dans des réminiscences professionnelles et l'essentiel est ailleurs. C’est que la foi, mon bon monsieur, déplace des montagnes. Sur le chemin du retour (4 kilomètres, hors de question de prendre un teksi), les divinités ont décidé d'entériner la purification de mon esprit d'occidental par la lumineuse doctrine en purifiant aussi... mon corps et mes fringues. Je crois qu'avant ce jour-là, je n'avais jamais connu LA pluie ! J'étais la pluie, j'étais toute l'eau, j'étais le fleuve, j'étais le flamand rose qui ne voit pas ses baskets, perdus dans 8 ou 10 centimètres de boue même au milieu de la chaussée. Douche chaude à l'arrivée, thé local, fourrure polaire et guitare au coin du feu, puis départ le lundi après-midi pour Ipoh.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqE0DtbvOI/AAAAAAAAADU/8K9Cb-H8mcY/s1600-h/Malaysia_01.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285683142556630242" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 214px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqE0DtbvOI/AAAAAAAAADU/8K9Cb-H8mcY/s320/Malaysia_01.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A propos d'Ipoh, tout le monde m'avait demandé "Ah bon? y'a des trucs à voir là-bas ?". Eh bien, oui. Une petite ville coloniale désuète et ennuyeuse, des shop-houses et des bâtiments anglais néo-classiques blancs qui encadrent un terrain de cricket et un horse-polo country club aux gazons impeccables, des bukits : ces collines calcaires percées de grottes au coeur desquelles se nichent d'improbables temples hindous pleins de tortues et de divinités bienveillantes, et des spécialités culinaires délicieuses, métissées de Chine et de Thaïlande, j'y reviens tout de suite. J'ai été accueilli et hébergé par une couchsurfeuse chinoise, Mei Boh, et sa famille (père, mère et neveu sourd muet : j'ai essayé les 2 mots que je connais en langage des signes espagnol et hélas, non, 'giripollas' y 'ensalada' ne veulent rien dire en langage des signes cantonnais. A la fois, c'était prévisible...). Incroyable expérience, première leçon de cantonnais, bouffe divine, marathon de 24h pour faire le tour d'absolument TOUT ce qui pouvait être vu en ville et dans un rayon de 10 km, le tout en Toyota climatisée, prise en charge à la gare de bus à l'arrivée, dépôt à la gare de bus pour le départ, juste après une séance de réflexologie pieds et jambes dans le centre des voisins thaïlandais. &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtWwJrm4II/AAAAAAAAAFQ/r6jDKgnqeEw/s1600-h/Malaysia_04.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285913972881940610" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 320px; height: 214px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtWwJrm4II/AAAAAAAAAFQ/r6jDKgnqeEw/s320/Malaysia_04.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le ré-alignement des l&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqEv3A0YjI/AAAAAAAAADM/Wcpbx7kRzbc/s1600-h/Malaysia_04.JPG"&gt;&lt;/a&gt;ombaires par une jeune thaï au physique de nageuse est-allemande était en prime, je m'en serais passé mais j'ai tellement bien dormi dans le bus pour KL après ça que me plaindre serait déplacé ! Mei Boh m'a fait goûter les 2 spécialités locales : des nouilles de riz au poulet mariné au soja et le white coffee. LE whote coffee est une invention des englishes, assez réussie au demeurant : les grains de cafés sont torrefiés au sucre de canne et le produit est servi avec un nuage de lait, ça goûte subtilement à caramel et cacao, ça rappelle un peu ce truc qu'on appelle moka par chez nous (jamais su ce que c'était, d'ailleurs). C'est delicieux. Et quand ils servent ça accompagné d'un toast au kaya (sorte de dulce de leche fait avec du lait de coco), je pourrais chanter le god save the queen en slip kangourou sous l'orage tellement c'est fuckement bon!&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voilà pour cette semaine : mercredi 16, je suis de retour à KL. La chaleur et la moiteur d'une aisselle passée à la cocotte minute, des gens pressés qui gueulent, des teksis qui te hèlent, des camelots qui t'agressent pour que tu achètes des montres Polex, des sacs Buitton et du parfum Fior, des aubergistes qui te demandent trop pour des chambres pas assez... en plus, juste devant moi, un couple de backpackers australiens suants, l'oeil torve, se plaignent parce qu'à 25 ringgits la nuit (moins de 5 euros), pour 2 personnes, on ne leur donne qu'UNE serviette de toilette... t'as envie de lui dire que putain, le Hilton est à 300 mètres et la suite à 650 ringgits, que s'il ne peut pas envisager de partager la serviette avec sa conne de copine (qui a l'air VRAIMENT ulcérée par une telle négligence dans le service) une fois dans sa vie, il peut toujours appeler un teksi ! Mais bon, après une douche et un can de soy milk, tout s'arrange, on relativise et on se remet à aimer son prochain.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tiens, d'ailleurs : retour à KL et amour de son prochain, c'est le prétexte à un petit bilan après 3 semaines. Depuis mon arrivée j'ai rencontré des expatriés, des locaux, des voyageurs... et discuté avec des malais (musulmans, donc), des chinois, des indiens, des expatriés. C'est intéressant de confronter leurs points de vue sur la société malaise, beaucoup plus complexes que prévu... le premier aspect vraiment saillant, c'est que le modèle d'intégration réussi n'est pas si reluisant. Les Chinois, Indiens et Srilankais sont normalement des immigrés de 3ième voire 4ième génération : leurs grands-parents sont nés en Malaisie. On ne les appelle pas Malais pour autant. Ils restent toujours Cinois et Indiens. Le terme "fils du sol", ou Malais, est réservé aux musulmans. Toutes les ethnies vivent dans des quartiers séparés. Ont leurs restaurants, leurs magasins, leurs horaires et leurs corps de métiers. Les musulmans sont seuls à avoir droit à la sécurité sociale, mais ce n'est pas tout. Leurs enfants sont seuls à avoir droit aux bourses secondaires et universitaires, ainsi qu'aux offres de subventions pour la formation à l'étranger. Les femmes qui travaillent dans la police, l'administration, l'enseignement, indépendamment de leur religion, doivent porter le voile pendant le service. L'achat de terres ou d'immobilier donne la priorité, mais surtout, donne des tarifs préférentiels aux Malais. &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtbAlY3HyI/AAAAAAAAAF4/Vh0dkk_KCFI/s1600-h/Malaysia_05.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285918653243924258" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtbAlY3HyI/AAAAAAAAAF4/Vh0dkk_KCFI/s320/Malaysia_05.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et il va sans dire que le muezzim appelle à la prière à 5h30 du matin et 5 fois par jour avec un système d'amplification qui aurait fait vomir même les roadies de U2 sur la tournée de War... Ces quelques remarques pour dire à une époque où nous risquons d'en avoir besoin, que démocratie, laïcité et "liberté égalité fraternité" sont des héritages précieux (même si leur réalité est imparfaite), dont on aurait facilement tendance à oublier le prix. Préférence nationale, immigration choisie, ordre et autorité sont des thèmes qui ont plu à 54% d’entre nous, mais quand on voit le résultat sur le terrain, c'est pas tout rose. Fin de la parenthèse.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voilà. Ce mail ne dépareille pas 2 des précédents... A toutes fins utiles, n'hésitez pas à demander si vous préférez que je vous retire de la liste de diffusion... on peut rester amis quand même, pas de problème. Prenez soin de ceux que vous aimez et de ceux qui vous aiment et à bientôt.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-7582886575640407990?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/7582886575640407990/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=7582886575640407990&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7582886575640407990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7582886575640407990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2008/12/le-carnet-de-voyage-avril-septembre_6904.html' title='le carnet de voyage (3) - avril à septembre 2007'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtWesIVX6I/AAAAAAAAAFI/EmFSS0LIiFQ/s72-c/Malaysia_15.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-7969588794237176005</id><published>2008-12-30T11:53:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:48:28.382-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (4) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Semaine 4 – Malaisie – 24 mai 2007&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Quatrième épisode : ça commence à sentir bon la saga. Promis je ne vous ferai ni dynastie ni les feux de l'amour, je n'ai que 4 mois. Menu du jour : Malaisie, suite et presque fin ! Pour épicer un peu la sauce et mettre un peu de nouveauté avant que la routine ne nous endorme, cette fois-ci j'annonce la couleur en préambule : 3 révélations au programme.&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtY6W-OJTI/AAAAAAAAAFY/-Q-aDrtikeA/s1600-h/Malaysia_14.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285916347271619890" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtY6W-OJTI/AAAAAAAAAFY/-Q-aDrtikeA/s320/Malaysia_14.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Je suis donc repassé par KL pour 2 ou 3 jours a priori, histoire d'en finir avec les trucs à touristes que je n'avais pas vus jusque là. Et pour essayer de sortir un peu avec la troupe du climbing trip de la semaine 1, aussi. Vu quelques temples supplémentaires, mais sans plus, et visité le plus grand jardin d'orchidées du monde, la plus haute volière à papillons du monde, le plus gros attrape-couillons d'Asie du sud-est. Faut dire qu'ils s'y entendent dans le créneau Guinness book : il suffit de créer une nouvelle catégorie dans laquelle tu puisses te targuer d'être numéro un. A quand la piscine municipale avec les carreaux de douche les plus marron du monde? Ou le musée avec le plus de toilettes par étage du monde? En un mot, j'ai coché tous les trucs de mon LonelyPlanet histoire de pouvoir dire "ouais ouais, ça aussi j'l'ai fait"...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bon, je suis quand même allé visiter les Batu Caves. Comme leur nom ne le laisse pas soupçonner, il s'agit d'une bukit (colline calcaire) percée de grottes. Grottes qui ont ceci de particulier qu'elles sont squattées depuis plus d’un siècle par des swami hindous avec de gigantesques barbes ET de gigantesques statues kitchissimes en colorama. C’est assez extraordinaire. Le soir même, je suis allé grimper à la salle de KL avec les potes d'Arnaud, puis boire un jus avec des nouilles au curry. Je devrais dire 'boire un jus avec eux, accompagné de nouilles au curry' sinon c'est ambigu... Très bonne soirée au demeurant mais je ne m'attarde pas plus parce que je n'avais plus qu'une idée en tête alors : me tirer de KL !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Première révélation : cette ville est la chose la moins agréable que j'aie vue, à ce jour, en Malaisie. Ca pue, ça va vite, c'est cher et laid, c'est excessif, c'est urbain, c'est moite etc. Dès le lendemain matin, j'ai donc tiré ma révérence et sauté dans le premier bus pour Melaka, 200 km vers le sud. Comptoir portugais puis hollandais puis britannique, poste stratégique sur le détroit éponyme et plaque tournante du commerce et de la navigation entre l'Inde et la Chine bien avant que les Européens ne découvrent la roue... une merveille ! &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtZXnQOtcI/AAAAAAAAAFg/XVHnkGnVN7g/s1600-h/Malaysia_12.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285916849858328002" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtZXnQOtcI/AAAAAAAAAFg/XVHnkGnVN7g/s320/Malaysia_12.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Des shop-houses et de petites rues, des temples thaï et hindous, de très vieilles mosquées aux minarets égyptiens typiques, de vieilles baraques coloniales hollandaises et anglaises, un fort et des églises portugaises, des trishaws fleuris qui jouent de la musique en transportant les clients ravis, une communauté de métis portugo-malais qui parlent un dialecte - le Kristan - aux accents brésiliens ("boa dia, onde va bos, senhor?"), des antiquaires spécialisés dans les vieilleries en cloisonné art-nouveau, pieds de lampes à motifs végétaux et autres bouddhas birmans en jade craquelé. Alors, on mange des boulettes de poulet et de poisson aux épices, on flâne, on se perd dans le (c'est reparti) "plus grand cimetière chinois du monde hors de chine", 25 hectares quand même... tout est lent et beau, pour un peu tout ne serait que calme et volupté. Le ciel est par-dessus le tas ; ô lac, suspends ton vol. Enfin n'exagérons rien... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La guesthouse où j'avais prévu de rester étant complète, j'ai erré un peu et suis arrivé à une autre, vieille, vieille demeure de 1916, plâtre qui s'écaille au plafond, bassin en petits carreaux de faïence dans la cour intérieure, pour tremper ses pieds entre les fougères, et chambres minuscules mais saines et claires. Une vieille dame respectable, anglaise du Lake District, aux yeux gris-bleus perçants et aux cheveux gris un peu anarchiques, m'est tombée sur le râble, ravie de pouvoir me parler anglais, puis français, puis espagnol. Elle m'a proposé de me doucher en vitesse et de couvrir mes cheveux pour l'accompagner à "une fête hindoue pas loin de là, ils servent le repas gratuit". Devant un tel argument je me suis exécuté, ai mis un turban sur mes cheveux encore mouillés et l'ai suivie - escortée devrais-je dire - pendant qu'elle me racontait ses années de jeune fille au pair à Marseille puis Madrid, entre 57 et 61, puis les 5 ans à Ibiza où elle avait rencontré la troupe qu'elle avait ensuite suivie en Inde dans un camion... On est arrivés au temple hindou, qui n'était pas un temple hindou mais la maison et dernière demeure d'un saint Sikh décédé en 1973. La fête en question est le rassemblement annuel des Sikhs d'asie du sud-est, tous descendants d'émigrés du Punjab, en mémoire de ce saint (sain baba singh). Ca s'appelle Barsi, et il faut essayer de s'imaginer une grande esplanade couverte par un chapiteau destiné à accueillir 10 à 12000 personnes pendant 3 jours. Lecture du Livre Sacré sikh en continu (50 heures non-stop), musique classique indienne (tabla, harmonium et chant), prières et méditation, don du sang (!!) et service de repas gratuits pour tous 24h/24. Ca dépasse l'entendement. J'ai laisse Elizabeth partir à la sieste après le déjeuner et ai commencé à me promener au milieu de grands hommes mats et barbus, avec d'interminables rouleaux de cheveux sous des turbans colorés et de jeunes et moins jeunes femmes punjabi en saris de fête, couleurs vives, perles et bracelets en argent, certaines tellement incroyablement belles que j'ai manqué me cogner ou tomber en catatonie. Des yeux d'une couleur que je n'avais jamais vue avant et dont je ne soupçonnais pas l'existence sur terre. Ehem... J'ai rencontré 2 gars à peu près de mon âge, Satpal et Indy, qui m'ont fait visiter, m'ont expliqué la philosophie et les bases de la foi sikh, m'ont présenté à TOUS leurs cousins, cousines, parents et grands-parents, m'ont invité aux sessions de musique et de méditation, m'ont fait communier et ont plus ou moins célébré à mon insu mon baptême sikh, non sans m'offrir le shekera, le premier d'une impressionnante série d'anneaux à porter au bras. Shekera que tu portes toujours au bras pour que toujours tu penses 'ce bras ne fera pas le mal'. Au rayon religion - chemin de vie, c’est du classique mais indémodable et efficace en toute circonstance. Ils sont partis dormir un peu à leur hôtel après avoir remangé un peu avec moi, et je suis allé faire un tour du côté des cuisines. En fait, toute la partie arrière de l'esplanade, où des groupes d'hommes et de femmes faisaient le service, la cuisine et la vaisselle. Je me suis assis parmi ceux qui, pliés en 2 sur des baquets de 100 litres, vidaient, rinçaient, lavaient, re-rinçaient puis essuyaient des centaines et des centaines d'assiettes et de gobelets en plastique. 2 heures plus tard - j'avais arrêté de compter les piles de 6 verres après la 200ième et j'avais les doigts frippés par l'eau et le savon - je suis parti manger un morceau avant de retomber littéralement sur mes nouveaux potes. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtZr_wdMsI/AAAAAAAAAFo/u4oaCH02Ml4/s1600-h/Malaysia_13.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285917200033329858" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtZr_wdMsI/AAAAAAAAAFo/u4oaCH02Ml4/s320/Malaysia_13.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ils m'ont expliqué que le 'sevah', le travail volontaire pour la communauté, était un des piliers de la foi sikh et que si je le faisais spontanément et avec plaisir, je serais un bon Sikh. Trop cooooool ! Le lendemain matin je suis parti visiter Malacca quelques heures avant de retourner au barsi. Un repas de chapati, de currys et de morceaux de fruits salés, et je me suis posé à une table avec une dizaine de vieilles femmes qui épluchaient des oignons, coupaient des haricots verts et de la coriandre fraiche et rinçaient du chou-fleur. Deux heures et on a débité des dizaines de kilos de légumes que de gros barbus venaient chercher par cuvettes entières pour les jeter dans des marmites gigantesques, en y fourrant des sacs entiers de cannelle, de cumin et de clou de girofle. Proportions hallucinantes pour des plats délicieux et toujours végétariens : "nous les sikhs, on s'en fout, on peut manger ce qu'on veut, mais comme on accueille toutes les confessions librement, le meilleur moyen de ne mettre personne mal a l'aise, c'est de cuisiner végétarien"... Fascinant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encore une session de musique et de méditation, où je me suis fait offrir un CD du groupe qui jouait ses raggas sur l'estrade du petit temple, et puis encore le repas, et puis pas mal de gens qui venaient demander d'où je venais, si j'étais Sikh, si j'étais déjà allé au Punjab et s'il y avait beaucoup de Sikhs en france, si j'étais venu de France exprès pour la célébration etc. Je m'aperçois qu'il est impossible de raconter cette atmosphère, ce lieu et ces gens. Ca dépasse de loin ce que je suis capable de dire. Le dimanche midi, alors qu'on faisait de la vaisselle, le silence est tombé d'un coup sur toute l'esplanade. Fin de la musique, tout le monde s'est tu et s'est levé, les mains jointes. Le recitant a lu les dernières lignes du Livre et a béni l'assemblée. Fin du rassemblablement. En moins de 2 heures, tout le monde était reparti, à Singapour, en Malaisie, en Thaïlande, en Indonésie, les tables et les chaises pliées, la cuisine démontée, des centaines de mètres carrés de tapis pliés et roulés dans un camion, la place balayée et déserte. Adieux chaleureux et très émouvants avec Satpal et ses potes, on se reverra... Et par-dessus tout l'impression, dimanche soir dans les rues de Melaka, que tout ça n'a pas vraiment existé. Une parenthèse magique et irréelle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deuxième révélation : je suis peut-être un Sikh qui s'ignore, mais Papa, si tu m'entends, c'est sans doute ton cas aussi. Essaie de laisser pousser tes cheveux et ta barbe, on en discute à mon retour !&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285917672059246642" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 320px; height: 220px; text-align: center;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtaHeMNGDI/AAAAAAAAAFw/rWXx04cdk8M/s320/Malaysia_11.JPG" border="0" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;Pour ma dernière journée malakaise j'ai rencontré et été hébergé par une couchsurfeuse chinoise gentille, un peu barrée et complètement alcoolique, qui m'a forcé à boire du mauvais vin australien jusqu'à pas d'heure en me racontant ses histoires de coeur et ses problèmes avec les mecs... C'était rigolo. Comprendre délicieusement ambigu. Et pour ne pas compliquer sa vie déjà frappée du sceau du chaos affectif, j'ai dormi dans la chambre d'amis. Hé hé. Hum... la suite est rapide : j'ai pris un bus, attendu 3 heures dans une gare, pris un autre bus, roulé 14 heures, attendu sur un trottoir pendant 1 heure, pris une mobylette-taxi, attendu, pris un minibus incandescent pendant 4h et puis un taxi, puis attendu sur une jetée en plein soleil pour prendre un bateau-taxi... mais ça y est !! Je suis au paradis : Krabi, Thaïlande. Tonsai Beach, le plus bel endroit au monde après ceux, rares, qui sont plus beaux, et surtout, paradis de l'escalade... Pan ! Et la suite au prochain numéro ; voilà. On reste dans la tendance des précédents : c'est long, je m'étale. A ma décharge, faut reconnaître que pour moi, ça a gagné en intensité, humainement et spirituellement. En densité, aussi. Il fallait le temps de trouver le ton et le rythme... Ça a beau être collectif, je pense à vous tous ; enfin, "à chacun" serait plus exact, en fait. Des hugs et des bises.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-7969588794237176005?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/7969588794237176005/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=7969588794237176005&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7969588794237176005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7969588794237176005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2008/12/le-carnet-de-voyage-avrril-septembre.html' title='le carnet de voyage (4) - avril à septembre 2007'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtY6W-OJTI/AAAAAAAAAFY/-Q-aDrtikeA/s72-c/Malaysia_14.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-2944967872794740160</id><published>2008-12-30T11:51:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:48:54.999-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (5) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Semaine 5 – Malaisie-Thaïlande - mai 2007&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cinquième épisode sans doute un peu plus court (accès Internet difficile et hors de prix ici) et un peu plus ciblé que les précédents. Mes condoléances, donc, à ceux que l'escalade n'intéresse pas, mais alors pas du tout : je suis à Krabi, Thaïlande, c'est le paradis de l'escalade (et sans doute le paradis tout court), on est dedans toute la journée, je vais donc surtout parler... d'escalade.&lt;br /&gt;Je ne m'attarde pas sur le voyage KL-Krabi : bus de nuit trop climatisé (mal à la gorge), queue à la frontière à la sortie de Malaisie vers 5h du mat' puis à l'entrée en Thaïlande vers 6h du mat', transfert à HatYai, où des tuk-tuks et moto-taxis te hurlent dessus pour te rançonner pour finalement ne pas te laisser là où tu voulais aller mais plutôt là où leur pote propose de te conduire pour plus long et plus cher… Le Thaï moyen doit être plus pauvre que le Malais moyen parce qu'il est plus aggressif, plus pugnace, plus prompt à te baiser et moins patient. Un premier contact plutôt tiède, du coup. Surtout après une nuit à tousser dans un bus trop froid. Arrivé à Krabi, je change encore de tuk-tuk et me retouve sur la plage, à attendre un hypothétique bateau : la course vers Railei et Tonsai (les plages des grimpeurs) coûte 600 baths. A toi de trouver des amis pour partager le bateau avec toi... Vers 14h, je suis enfin les pieds dans le sable de Tonsai Beach et plus rien n’existe et plus rien n'a d'importance et Dieu que c'est beau, ça dépasse l'entendement !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtbic9PfXI/AAAAAAAAAGA/Eepqiu2ndrs/s1600-h/Thailand_11.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285919235096149362" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtbic9PfXI/AAAAAAAAAGA/Eepqiu2ndrs/s320/Thailand_11.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Total, je me trouve un chalet miteux et bon marché, pas en première ligne de plage, mais juste derrière, dans la jungle, je me débarrasse de mon gros sac et vais marchouiller et me baigner. Des paillotes plein la plage, des mecs avec des cordes et des baudriers sur l'épaule et surtout... les falaises et massifs calcaires les plus incroyables du monde. Les 2 premiers jours, je prends la température, me baigne, explore à pied, fais un peu de boulder sur la plage avec mes chaussons, discute avec tout le monde...&lt;br /&gt;Je rencontre 2 gentilles israéliennes de 21 ans qui sont en vacances 2 mois entre leurs 2 années de service militaire et l'université. Rigolotes. Elles essaient de me faire gober que le shawarma est une spécialité israélienne (et nos amis les libanais, alors?), on passe une soirée agréable à un concert de reggae et puis elles partent le lendemain, en me disant qu'elles sont ravies de voir que tous les Français ne sont pas antisémites. Putain, qu'est-ce qu'ils ont tous avec ca, les Israéliens ? Ils en ont seulement jamais rencontré, des Francais... enfin bon, on s'échange les mails et mi casa es tu casa etc etc...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il faut entrer dans le vif du sujet, maintenant que 2 jours ont passé. Tout autour de nous sur la plage, dans la jungle, en terrasse des bars, au large, au sud et au nord et partout : 200m d'à pics tout en collines, blocs et falaises. Et pleins de stalactites, de dévers et de toits, de fissures, de coulures, de tubes et de cheminées vertigineux, de bombés parfaits et de dalles lisses lisses lisses. C'est hallucinant comme le calcaire peut prendre, d'une section à la suivante, des aspects complètement différents : très lisse, très fracturé, granuleux, érodé ou en cire de bougie.&lt;br /&gt;Du coup, la grimpe à Krabi est essentiellement déversante, souvent physique pour ne pas dire brutale, et quand les prises sont fines et les pas techniques, en général c'est tellement parcouru que c'est lisse et glissant comme du marbre... il faut donc se gagner les voies avec des pas type bloc qui sont pas donnés. Hé hé hé. C'est bien d'en chier aussi ! J'ai ouvert en tête des voies du 6a au 6b+ proprement. La plupart à vue, sauf quand les pas de blocs sont trop monstrueux et qu'il faut m'y reprendre à plusieurs fois. Et puis deux 6c+ mais alors, laborieuses, en perdant autant de litres de sueur que j'ai dépensé de kilos de magnésie ! Avis aux grimpeurs européens : on fait un convoi quand vous voulez pour y passer 2-3 semaines...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On rencontre facilement des gens avec qui grimper puisque 90% des gens sur Tonsai beach sont là pour l'escalade. De quelques jours à quelques mois, voire quelques années pour ceux qui n'arrivent plus à repartir. Je les comprends. On est tous un peu une famille, ensemble pour les p’tits déjs, puis en groupes pour grimper, puis ensemble vers 18h pour le coucher de soleil, à l'heure où les grimpeurs ordinaires sirotent un shake de fruits frais pendant que les sur-forts, tous muscles dehors, se font prendre en photo sur les 8b déversants sur fond de mer bleue-verte à quelques mètres au-dessus du bar... une des spécialités du coin, c'est le deep water soloing : des voies (dures) surplombant la mer, qu'on fait sans corde en se jetant à l'eau quand on a fini (non maman, rassure-toi je n'ai pas essayé !). J'ai grimpé essentiellement avec un petit québécois jeunot mais costaud, assez élégant quand il grimpe : Hugo, mignon et gentil, et un irlandais beau gosse barbu à cheveux longs, Kenny (le sosie de Sully dans Dr Quinn, femme médecin, pour les aficionados des séries pathétiques de M6. Mais si !! Le beau gosse avec un loup domestique...) qui vient de passer un an à travailler et bosser en Chine et Thaïlande. Il compte s'installer à Barcelone au retour en septembre, a des gouts musicaux plutôt intéressants et de la conversation. C'est rigolo ce que le monde est petit. Surtout que le lendemain, alors qu'on faisait la teuf avec un couple d'Australiens complètement allumés, j'ai croisé Xavi et Sonia, un couple de catalans de Santa Coloma (Barcelone). En congé sabbatique pour un an, ils sont à Krabi depuis 2 mois pour grimper, connaissent toutes les voies, tous les secteurs, tous les restaus et toutes les histoires de cul de toutes les serveuses, masseuses thaï, moniteurs d'escalade et autres locaux aux moeurs plutôt... légères. Je je je. Extraordinaires. Ce sont 2 habitués de la fuixarda et de Siurana en Catalogne, ils aiment bien la bouffe et le pinard, on rigole bien, et parler espagnol me fait un bien fou. Surtout quant on se dit que les shakes de pastèque et de mangue c'est bien joli mais qu'un peu de sobrassade avec du vieux fromage et des boquerones frais, ça serait quand même appréciable (ces deux-là promettent des gueuletons mémorables cet automne, après les week-ends d'escalade dans les Pyrénées...) ! J'ai donc passé le gros de ma semaine avec eux et Kenny et Hugo, entre roc et mer, à grimper toute la journée, à bouffer comme un roi et la perspective de partir après-demain me parait non seulement difficile à accepter mais en plus totalement saugrenue. Heureusement, après le dernier weekend à KL pour faire la fête et dire au revoir au climbing team, aux Sikhs et aux couchsurfers, je m'envole pour Bangkok où je retrouverai Mercè... déjà presque un mois et demi. Putain !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Côté culturel, la parenthèse sera culinaire et courte : du pad thai (nouilles grillées épicées aux légumes et à la citronnelle), le mango sticky rice, riz collant à la mangue tiède nappé de lait de coco salé. Bouleversant ! Et les incroyables shakes à tous les fruits possibles et imaginables. Plus toutes sortes de curries piquants et de soupes de riz. J'attends la fin des sessions d'escalade pour gouter au massage thaï traditionnel spécial grimpeurs. &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtcA69YyXI/AAAAAAAAAGI/0wNf6pOFRng/s1600-h/Thailand_10.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285919758545897842" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtcA69YyXI/AAAAAAAAAGI/0wNf6pOFRng/s320/Thailand_10.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La culture locale s'arrête là. Des macaques débiles qui te volent tes bouteilles d'eau pendant que tu grimpes pour te les balancer sur la gueule 10 minutes après, des geckos volants qui ont l'habitude d'atterrir juste au coin de ton assiette de soupe de riz le matin, et des serpents que je me serais passé de rencontrer (les petites vipères arboricoles vert pétant, mais bon Dieu si elles sont arboicoles pourquoi est-ce qu'elles font la sieste sur le chemin de ma hutte? et un truc énorme facon python dont je n'ai vu, hereusement, que la tête et les 20 premiers centimètres)... il y a aussi quelques champs de cannabis arborescent entre le village et les falaises, entretenus et exploités par des hordes de reggaemen Thaïs - sosies de Bob en plus maigre et moins noir - qui racontent inlassablement la même vanne aux touristes "Hey Sir ! You know how Bob Marley he liked his donuts ? (...) - With jam in !" et ils se marrent pendant une heure en te montrant une bouche édentée, le mégot de ce qui a du être un 12feuilles ou un B52 coincé au bord des lèvres. Pour ceux qui ont un problème avec le calembour thaï anglophone, et souhaitent l'explication de la blague, je peux l'envoyer anonymement par sms sur simple demande...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voilà pour la semaine à Krabi : l'Irlandais, le Québécois, les Israéliennes et le formidable couple de Catalans, j'ai passé des jours extraordinairement familiaux et conviviaux, cet endroit est magique, l'être humain n'est pas tout a fait foutu ni pourri et l'escalade est décidément un sport de dingues (j'adore). A la une du prochain numéro : dernier week-end malais, retrouvailles à Bangkok et Thaïlande en duo ! Peace.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-2944967872794740160?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/2944967872794740160/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=2944967872794740160&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2944967872794740160'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/2944967872794740160'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2008/12/le-carnet-de-voyage-avril-septembre_1773.html' title='le carnet de voyage (5) - avril à septembre 2007'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtbic9PfXI/AAAAAAAAAGA/Eepqiu2ndrs/s72-c/Thailand_11.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-7499576494546743698</id><published>2008-12-30T11:50:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:49:18.363-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (6) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Semaine 6 – Malaisie Thaïlande – 7 juin 2007&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sixième épisode, donc. Je m'étais arrêté un mercredi, sur le point de quitter Tonsai Beach, Krabi, Thailande. Et c'était le pied intégral : du soleil, la plage, l'escalade, des potes, des fruits frais et de la bouffe délicieuse ; le tout pour une poignée d'euros (même pas très grosse, la poignée). Comme la phrase précédente le laisse supposer, je ne suis pas parti le jeudi matin. Et ai "raté" le départ du vendredi... hum... pas envie de partir, pour être tout à fait honnête ;)&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les rites et cérémonies propitiatoires ont été intenses et émouvants : dire au revoir à tout le monde, faire mon sac, laisser ma hutte rustique et mes colocataires à poils, écailles et/ou cuticule, arroser copieusement la nuit du vendredi 1er juin (FULL MOON PAAAAAAAARTY), échanger les traditionnels emails pour pas se perdre de vue tout à fait etc... longue-queue bateau vers 9h le lendemain matin, de là un minibus pour HatYai (4h) puis l'attente dans une agence de voyages (3h) avant de monter dans un bus luxe et rouler vers KL (10h), en passant la frontière vers minuit et en arrivant en ville vers 5h du matin. Une sieste rapide et inoubliable - mes lombaires en tout cas s'en souviennent encore - sur la table basse du salon de ma guest house, la réception étant fermée... &lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtclr1F7XI/AAAAAAAAAGY/dJSktfmD7gs/s1600-h/Thailand_09.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285920390139735410" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtclr1F7XI/AAAAAAAAAGY/dJSktfmD7gs/s320/Thailand_09.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Et vers 8h du matin j'ai pu me doucher, récupérer mon sac en consigne, aller prendre le petit déj et flâner, passablement fatigué, en attendant l'heure d'appeler mes couchsurfeurs indiens du premier jour. Ils ont émergé de leur samedi soir de fête vers 15h30 et j'ai pu aller échouer dans leur canapé, café au lait et biscuits à la main, avant de commencer la cérémonie d'adieux avec eux : tournée des bars et restos mamak, retrouvailles émues avec les Sikhs de Malaka, nuit courte, journee du lundi trop courte, nuit du lundi beaucoup trop courte puisque je me suis levé vers 4h pour prendre un taxi puis un bus puis un avion et arriver à Bangkok vers 10 heures, encore une fois en sueur et encore une fois la tête dans le fondement. L'avion de Mercè n'avait qu'une heure de retard, on s'est donc retrouvés au détour d'un tapis roulant à bagages. Question intimité on a fait mieux mais pour le romantisme exotique et dépaysant, c'était parfait!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et voilà : 2 jours très courts à Bangkok, ville folle, ville de fous. Tellement pleine de tout, tellement. Tellement qu’elle en déborde. Partout, tout le temps. C'est un peu comme la salle du bar tabac de la rue des martyrs : &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtclRZUXBI/AAAAAAAAAGQ/AWsaE2NN8jg/s1600-h/Thailand_02.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285920383043918866" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtclRZUXBI/AAAAAAAAAGQ/AWsaE2NN8jg/s320/Thailand_02.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;tout se vend, tout s'achète, le meilleur et le pir’. C'est un peu comme Venise, Montmartre, Londres et une autre planète à la fois. Ça coule et pue, ça brille et dégouline, ça bruisse et crie, ça roule et hurle, ça court et brûle, ça miaule et construit, ça s'écroule et cuisine toute la journée, partout, à perte de vue... hallucinant. Des temples, bien sur, des cafards de compétition, des food courts et des gargottes et des roulottes qui débordent de fruits et de beignets et de... choses. On a mangé un truc ce midi, dans du bouillon, que l'anatomopathologiste en moi n'a pas fini de diagnoser : vessie ou portion non glandulaire d'estomac ? Pour l'espèce, sans doute du porc. Chien non exclu. Envisager des immunomarquages pour confirmer le diagnostic. Le goût était heureusement discret et le bouillon, très épicé !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;On part demain nuit pour ChiangMai, sur les conseils du couple barcelonais (sonia y xavi, les escaladeurs de Tonsai) dans lequel on a littéralement butté sur Kaosan Road, l'artère touristique "tee-shirts-tattoos-dreadlocks-sacs-à-main-bijoux-thai-massages-fruits-frais-marchandage-de-rigueur-mais-avec-le-sourire-n'est-ce-pas". On a passé une soirée avec eux en terrasse d'une gargotte, entre un padthai étonnament pas bon et de la friture de calamars... Une semaine plutôt intense. Qui est passée très vite en tout cas. Juste ciel ! J'ai fait tellement court cette fois-ci. On se rattrapera pour le prochain ! Des bises à tous et plein de pensées depuis là-bas. Peace.&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtdKWFNCyI/AAAAAAAAAGg/lbc93YUXCDE/s1600-h/Thailand_07.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285921019956890402" style="margin: 0px 0px 10px 10px; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtdKWFNCyI/AAAAAAAAAGg/lbc93YUXCDE/s320/Thailand_07.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-7499576494546743698?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/7499576494546743698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=7499576494546743698&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7499576494546743698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/7499576494546743698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2008/12/le-carnet-de-voyage-avril-septembre_5684.html' title='le carnet de voyage (6) - avril à septembre 2007'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtclr1F7XI/AAAAAAAAAGY/dJSktfmD7gs/s72-c/Thailand_09.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-452250429015442351</id><published>2008-12-30T11:49:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:49:42.297-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (7) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Semaine 7 – Thaïlande – 14 juin 2007&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sawat Dee Krap ! septième épisode, et je tiens bon. J'espère que vous aussi. Le rythme est pris mais ça devient plus difficile de trouver le temps de me poser devant un ordinateur... Cette semaine a été folle. Pleine à ras bord. Débordante, trépidante. Belle.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Fin de journee, le soleil se couche sur un temple au nom imprononçable mais que la population locale appelle Temple on the hill. Pas particulièrement beau ni ancien ni rien, mais comme la lumiere descend sur le stupa doré (je sais pas ce qu'ils ont avec le doré en Thaïlande, mais ils aiment ça, c'est sur), on tombe sur un jeune israélien et un jeune moine bouddhiste en train de jouer au ping-pong sous le préau du temple. Le moine a été champion avant de se consacrer à des loisirs plus contemplatifs et moins terrestres. Il a de bons restes et le tournoi oechuménique (pardon papa, je ne sais toujours pas écrire ce mot) dans lequel on s'engage est sans pitié. Surtout que ledit moine - très boudhiste-joueur-de-go dans l'âme - ne dévoile de sa force que ce qui est nécessaire pour gagner mais pas trop, sans te mettre une branlée dans les règles. SangoKu, il pourrait s’appeler. On redescend du temple sur la colline avec la nuit, on mange très bien dans une gargotte thai et je me pose à Internet pendant que Mercè finit une aquarelle d'avant-hier... il fait frais... c'est le pied... je ferme les yeux une seconde et le flashback commence :&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Après une journée fatigante vendredi dernier, à arpenter Bangkok pour partir sans regrets, on a pris le train de nuit pour ChiangMai, au nord, coeur culturel du pays et porte du triangle d'or : insurgés et francs-tireurs birmans, opium au kilo, femmes-girafes et sources chaudes. Les couchettes sont spatieuses mais sans compartiments : des alcôves le long du couloir avec un simple rideau, des ventilateurs dont les moteurs viennent des hélicoptères américains des années 60 et qui couvrent à peine le bruit du train, et des portes donnant sur la voie dont la porte a disparu... on dort étonnament bien et je me réveille vers 6h pour aller, de la porte ouverte sur la campagne thai, grimper à l'échelle et contempler le lever du soleil, le ruban du train et le panache de fumée de la loco diesel. Image de film et exotisme de bon ton, rizières et buffles, maisons sur pilotis, bambous et bananiers partout. Une heure magique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On est à ChiangMai en début d'après-midi et on échoue dans une guest-house confortable ou on fait la connaissance de 2 américaines, 1 dominicaine (de République dominicaine, pas une soeur) et 1 tanzanienne qui voyagent ensemble. On loue un scooter pour visiter la ville, ses canaux, ses 300 temples, ses boutiques d'artisanat et ses marchés nocturnes. Délicieux, très agréable, calme et paisible. Des gens souriants, une ambiance détendue... On déjeune à la table d'un vieux monsieur thai qui suit des cours d'art boudhique à l'université de ChiangMai et nous parle de sa fille, médecin à Las Vegas. Il rigole parce qu'il connait Las Vegas et que nous, pas. On va voir un temple sur la colline, une cascade assez jolie, on découvre les joies du marchandage pour acheter des bracelets et des pantalons thai. Conclusion ? Il faut diviser par 3 puis lutter ferme pour remonter le moins possible. Si tu commences plus haut, tu te fais avoir. Enfin, on s'inscrit à une journée de cours de cuisine pour le lendemain.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Cours de cuisine simplement génial. Organisé, rodé et huilé pour les touristes, mais peu importe. On commence par le marché local pour découvrir et choisir les ingrédients : sauces et pâtes de curry, épices, herbes, légumes, fruits, viande. Quelle sauce de poisson ? Comment choisir la noix de coco ? A quoi sert la feuille de citron vert ? Je pose LA question qui me hante depuis des années : "comment on choisit les mangues?". Rire du guide-cuisinier, jeune, grand et dégingandé, gay jusqu'a la moëlle et incroyablement gentil et rigolo - son repertoire de vannes en Anglais est à la hauteur de celui de Paul Cabanié (avec tout le respect, Chef), ce n'est pas peu dire - "il faut demander au vendeur et si on a de la chance, lui il sait" ! Okay... de là, on file à l'école de cuisine, on a la démonstration puis on prépare chacun une soupe de poulet au lait de coco, on s'assied et on la mange. Délicieuse. On retourne en classe et on fait pareil avec des nouilles sautées au porc et aux légumes. On s'assied et on mange. Burps… délicieux. On fait pareil avec un curry rouge au poisson. On s'affale lourdement à table et on essaie de finir l'assiette. Sublime, vraiment. Puis vient un sauté de champignons sauce aigre-douce. On rampe jusqu'à la table et on trempe les baguettes dans l'assiette, on les porte poliment à la bouche avant de courir aux toilettes. Tout à fait succulent. Il est 14h, il fait une chaleur torride, on est pleins comme le slip d'un incontinent et il faut maintenant trouver le chemin de la salle de classe pour la démonstration de la papaya salad. On prépare chacun la sienne et on va la regarder dans les yeux, le ventre gonflé, inertes, dans la salle à manger. Vient ensuite le gateau de banane à la vapeur, sublime, et le sticky rice (du riz maintenant !!!!!) pour le dessert. En fait, je noircis le tableau pour rire: tout était vraiment délicieux, le cours agréable, on a appris plein de trucs, rencontré un couple de québécois très sympas, en voyage de noce, discuté un long moment avec notre prof thai (fan de ciné asiatique), on a compris et découvert comment faire de la nourriture différente avec des ingrédients somme toute pas si différents, et SURTOUT, on a bouffé comme des chancres pendant toute la journée ! Inoubliable.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le soir même, lassés des scooters, on loue une vraie moto (Honda super four 400cc, en assez bon état) et on prépare un petit sac pour le lendemain. Direction Pai. Le trajet pour Pai est un vrai plaisir : une route sinueuse et bien entretenue, 140km de courbes serrées, de montées et de descentes qui rappellent le piémont ariégeois ou l'arrivée à Lacaune. Enfin, la jungle, les camions fous et les gens à 4 sur une mobylette en plus. La mise en garde du lonely planet s'avère vraie : "il y a en Thaïlande une troisième voie de circulation, invisible pour les non-thais, située au milieu de la route, et que tout un chacun peut utiliser à sa guise". Hum… On s'arrête pour manger dans un marché pittoresque à mi-route, on y reste une heure et demie jusqu'à ce que le déluge qui s'est abattu sur nous 5 minutes à peine après notre arrivée s'arrête, on attend que le torrent de boue couvrant la chaussée nous laisse apercevoir la roue avant de la moto, garée sur le bas-côté, et on repart pour le dernier tronçon. On cherche à soudoyer un garde forestier pour qu'il nous laisse aller voir un geyser sans payer les 400 bahts chacun pour l'entrée du parc naturel. En vain, il est inflexible. Tant pis, on en verra d'autres...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pai est un village délicieux et hanté par le souvenir des hippies occidentaux qui l'ont tiré du néant et de l'oubli il y a une quarantaine d'années. Des bars musicaux qui fleurent bon le vieux jazz poussiéreux et le dreadlocks-ganja-reggae, des boutiques de livres d'occasion, toutes langues et tous genres confondus, des guest-houses qui proposent des "huttes rustiques dans les arbres avec vue sur la riviere pas cher" (comprendre sales et déjà occupées par des punaises, des geckos et des colonies de moustiques). J'avoue que la hutte dans l'arbre qu'on a visitée était trop roots pour moi. Et oui, qui l'eut cru ? On choisit, pour le meme prix - dérisoire - une hutte avec douche CHAUDE (3 semaines après la dernière, c'est un luxe que je goûte sans remords) dans un complexe tenu par le vieux et sympathique mister Jan, un herboriste chinois qui a planté là quelques huttes, un jardin médicinal dont les plantes et préparations sont mises gratuitement à la disposition du voyageur et un sauna gratuit. Seulement voilà: personne n'allume le feu du sauna le matin et les inondations de l'an dernier ont noyé le jardin botanique. Alors, publicité mensongère ? Nooooooon. Et pour le prouver, il offre à Mercè des bouts d'aloe vera machonnés par ses 10 chats, pour qu'elle oigne ses brûlures de friture du cours de cuisine de l'autre jour. Je constate avec soulagement que non, je ne suis pas jaloux : un vieil herboriste chinois peut oindre ma copine d'aloe vera sans que je me mette à bouillir !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Notre voisin est un catalan de Barcelone, pour changer. On discute un peu et puis on file s'inscrire pour une promenade en éléphant. Désolé. C'est un truc débile pour les touristes mais, oui. On en avait envie tous les 2 et faut pas bouder son plaisir... au retour, on prend la pluie sur la moto, on est morts de froid et de fatigue, j'ai la fièvre et une attaque de froid-maladie-désespoir irrationnel. Je dors 10 heures et tout s'arrange. Ce matin, donc, on part rencontrer notre éléphant. Une jeune fille de 47 ans étonnament fraiche et saine. On s'installe à cru sur son dos rapeux et on se balade, un sourire béat aux lèvres, dans la forêt environnante. Après une heure et demie, on pique droit sur la rivière, un marigot boueux et malsain gonflé par les pluies torrentielles de la veille et on le descend pendant un petit quart d'heure jusqu'à ce que, s'élargissant, le courant diminue et l'eau s'apaise. L'éléphante qui n'attendait que ça bascule sur le côté et nous fout à l'eau, puis s'étale dans le courant et nous douche avec sa trompe. Le guide, sur la berge, se bidonne en tirant sur sa pipe à opium puis nous oublie complètement, le regard dans le vide. On rigole un bon coup, on fait les cons avec l'éléphant qui trompe énormément et nous trempe énormément, puis quand il s'assied, on remonte sur son dos et hop! Il se plie en deux, nous refout à l'eau et le guide revient à lui pour recommencer à se foutre de nous, dans l'eau marron, sous la trompe-douche. On rigole un bon coup, on fait les cons avec l'éléphant qui trompe énormément et nous trempe énormément, puis quand il s'assied, on remonte sur son dos et hop! Il se plie en deux, nous refout à l'eau et le guide revient à lui pour recommencer à se foutre de nous, dans l'eau marron, sous la trompe-douche. On rigole un bon coup, on fait les cons avec l'éléphant qui trompe énormément et nous trempe énormément, puis quand il s'assied, on remonte sur son dos et hop! Il se plie en deux, nous refout à l'eau et le guide revient à lui pour recommencer à se foutre de nous, dans l'eau marron, sous la trompe-douche. Heureusement, à la 5ième fois, ça s'arrête, on rentre à la maison, où la patronne, hilare, nous offre un bain dans sa source chaude perso, qui coule derrière la hutte de l'éléphant qui trompe énormément. Après ça, on fait la tournée des temples du coin puis sur le coup de 3 heures, on s'écroule, morts de fatigues et puant l'eau souffrée de la souce chaude, dans notre hutte. On émerge vers 6 heures pour une douche et pour monter au temple sur la colline où nous attend le tournoi de ping-pomg oechumén... enfin, vous êtes déjà au courant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La suite ? On explore la région demain à moto avant de retourner vers ChiangMai. De là, on ne sait pas trop mais on retrouve possiblement les 4 filles de la pension pour passer au Laos. On verra... Semaine énorme et qui est passée tellement vite. J’avais des a priori négatifs sur la Thaïlande (sexe, drogue, tourisme de masse etc.) et comme souvent avec les a priori, ils cachaient une réalité beaucoup plus complexe et nuancée. Jamais trop tard pour ouvrir les yeux, hein ? On vous embrasse tous, faites gaffe à vous et profitez de l'arrivée des beaux jours ! Peace.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/162908875333029119-452250429015442351?l=lecrireavantdeloublier.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/feeds/452250429015442351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=162908875333029119&amp;postID=452250429015442351&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/452250429015442351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/162908875333029119/posts/default/452250429015442351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lecrireavantdeloublier.blogspot.com/2008/12/le-carnet-de-voyage-avril-septembre_2847.html' title='le carnet de voyage (7) - avril à septembre 2007'/><author><name>l'écrire avant de l'oublier...</name><uri>http://www.blogger.com/profile/03865775604030372219</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='31' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVqPSluYu3I/AAAAAAAAADo/5s9RYlf9vac/S220/bc_09.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-162908875333029119.post-8729267997269779477</id><published>2008-12-30T11:47:00.000-08:00</published><updated>2009-01-28T08:50:16.354-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sud-est asiatique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyages'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='français'/><title type='text'>le carnet de voyage (8) - avril à septembre 2007</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Semaine 8 – Thaïlande Laos – 22 juin 2007&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Sabai Dii à tous ! (comme tous ici le disent à la moindre occasion, et à propos de n'importe quoi, le lao et le thaï, c'est same same... but different)&lt;br /&gt;Huitième épisode : je glisse sans m'en rendre compte du deuxième au troisième mois de mes errances dans le sud-est asiatique... après 3 semaines, Mercè se porte comme un charme et - jusqu'ici - aucun parasite ni microbe poilu n'a eu raison de notre enthousiasme ! Je lis du mail de la semaine précédente quelque chose qui me laisse songeur : "cette semaine a été folle. Pleine a ras bord. Débordante, trépidante. Belle."... celui qui a écrit ça n'avait pas encore vécu cette huitième semaine, ne savait pas ce que c'est qu'une semaine folle. Pleine à ras bord. Débordante, trépidante. Belle. Moi je le sais, je viens d'en vivre une ! Je vous ai laissés à Pai, village hippie poussiéreux du nord de la Thaïlande, avec ma fière et puissante moto etc... juste après avoir posté le mail, on part pour Soppong avec la fière et puissante moto, qui, de virage en virage et de côte en côte, est de moins en moins fière et plus très puissante. En dessous de 5000 rpm, elle n'a rien à offrir et au dessus, pas grand-chose à part un bruit qui donne envie de pleurer et l'aiguille du thermo au grimpe en flèche. Quand elle cale finalement en première à 30 à l'heure dans une petite montée, on lâche l'affaire et penauds, la queue entre les jambes, on fait demi-tour et la lance dans la descente vers Pai... où aucun mécano ne veut y toucher (pas plus de 125cm3, Sahib, on sait pas faire). Le loueur de ChiangMai propose qu'on la lui ramène au plus vite et c'est ce qu'on fait. En 2 heures de temps, l'affaire est faite, les sacs bouclés et on a lancé la bête molle sur les 140km de virages serrés. A la vitesse où on roule, pas de danger !&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;En revanche, la saison des pluies fait une entrée impromptue et très remarquée dans l'après-midi et on doit faire des pauses de 40 minutes tous les 8 km pour s'abriter du déluge. Ça nous permet de faire le plein de lait de soja dans la gargotte de chaque village et de rencontrer un vieux, tellement vieux et tellement content de nous voir là, assis à sa table, qu'il commence à nous parler thai en souriant de toute sa bouche édentée. Il répète folong en montrant le ciel et en se marrant jusqu'à ce que (vous me pardonnerez la self-satisfaction) l'idée me vienne de prendre une feuille propre de mon moleskine pour lui dessiner, façon météo, un gros nuage joufflu, des cordes de pluie et un bonhomme trempé. J'écris "folong" à côté et lui tend le papier en disant folong. Il nous sourit comme jamais on ne m'a souri en 28 ans et se met à prendre papier et stylo pour dessiner une rue avec une moto, une maison et une table, le soleil, des voitures etc. et à énumerer et répéter le nom de chacune de toutes ces choses pour qu'on puisse le noter à côté. Chaque mot grignotte sur notre ignorance, nous rend tous les trois euphoriques et ça devient une sorte de pictionnary improvisé où on dessine chacun son tour un truc, qu'il doit reconnaître pour nous dire le nom : téléphone, bambou, camion (non David, on ne lui a pas fait pouet-pouet)... la pluie s'arrête et on repart, en lui laissant la moitié de cette brêche creusée dans la barrière des langues. Oui enfin bon, faut pas exagerer non plus :)&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;En vitesse : on arrive péniblement à ChiangMai avec la nuit, on décide de partir le lendemain matin pour Sukhothai et on boucle les sacs. &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVteJj0eKYI/AAAAAAAAAGo/ZiTT363iEds/s1600-h/Thailand_04.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285922105976564098" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left; width: 320px; height: 220px;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVteJj0eKYI/AAAAAAAAAGo/ZiTT363iEds/s320/Thailand_04.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Douche, padthai et mango sticky rice, nuit réparatrice et hop! 6 heures de bus escargot sous une chaleur harassante pour arriver, après avoir laissé les sacs à la guesthouse et loué un scooter, au complexe de temples avec le coucher du soleil. C'est comme une primo-injection pour Angkor Wat, la foule des touristes en moins : des bouddhas gigantesques dans un labyrinthe de ruines et de colonnes, de stupas et de bots en pierre sculptée, surchargés de frises et de gravures, tous plus vieux et rongés de pluie et magnifiques les uns que les autres. Malgré les quelques nuages, le ciel rose s'enflamme et se reflète sur les lacs couverts de lotus en fleur. C'est à pleurer. Comme on est perdus dans les kilomètres de piste du site, un gars nous prend dans son pick-up pour arriver au grand bouddha avec le dernier rayon de soleil et on rentre à pied avec la nuit. Quelques statues sont éclairées et on profite de la chaleur accumulée des pierres avec les chiens errants qui vivent là : les moines bouddhistes les nourrissent et les accueillent dans tous les temples par ici. Retour à la guesthouse, dîner décevant (le seul à ce jour) au marché local et coucher tôt pour un lever à 5 heures : tout dort à la ronde, on saute sur le scooter et on retourne au temple tout vaseux pour le lever du soleil. Les dalles de pierre sont toujours tièdes et les chiens toujours avachis, on aurait pu rester là avec eux, non ? Personne à la ronde jusqu'a 7h et demie mais des nuages qui nimbent l'horizon.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285924907668072546" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 220px; height: 320px; text-align: center;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtgso7x6GI/AAAAAAAAAHI/K26XYZAUfDI/s320/Thailand_05.JPG" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5285924912467194770" style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 220px; height: 320px; text-align: center;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_-ntOwslMRe4/SVtgs6z-s5I/AAAAAAAAAHQ/Kn0-OUYizVk/s320/Thailand_06.JPG" border="0" /&gt; &lt;p align="justify"&gt;On saute ensuite dans un bus pour SriSatchnalai, autre complexe same same but different à une heure de là. Même topo pour le coucher du soleil, sauf que j'étais décidé à passer la nuit à la belle étoile sous la moustiquaire et que l'orage qui gronde nous fait entendre raison : on 
